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SUPERFICIE 28.748 km2 HABITANTS 3.029.278 CAPITALE Tirana SITE www.fshf.org GIANNI DE BIASI - 59 ans - Etait médian. Après quelques matches à l'Inter, il a fait carrière à Palerme et à Brescia dans les années 80. Il a effectué ses débuts comme entraîneur des jeunes à Bassano et à Vicenza puis a entraîné Modène et Torino, en Serie A. Il est sélectionneur depuis décembre 2011.GIANNI DE BIASSI : Notre qualification est en effet fantastique mais cette satisfaction ne peut être que temporaire. Nous ne partons pas en vacances. Nous avons signé un beau parcours mais j'ai dit aux joueurs qu'ils pouvaient faire mieux encore. DE BIASSI :Oui. Je devais l'écrire, ne pouvant parler aux joueurs. J'ai écrit ma lettre en italien. Elle a été traduite avec beaucoup de précision et de sens de la nuance avant que je la dépose sur les sièges des joueurs. Je voulais leur signifier qu'ils devaient croire en eux, à tout prix, car leur motivation et la puissance de ce processus mental pouvaient leur permettre de reculer leurs limites. Mais en écrivant ces mots, je ne pouvais pas savoir que nous nous qualifierions. DE BIASSI : J'ai rapidement compris que nous ne serions compétitifs qu'en faisant appel à l'expérience et au talent des joueurs évoluant à l'étranger. J'avais quand même un problème car au début, fort peu de mercenaires s'intéressaient à l'équipe nationale. Ils n'ont pris contact avec moi que depuis deux ans mais l'essentiel est qu'ils étaient prêts à s'engager pour l'équipe et pas le contraire. DE BIASSI : Ils ont expliqué ma vision du football aux autres. A ce niveau, il y a fort peu de différence entre la victoire et la défaite. Des détails comme l'alimentation et la préparation mentale peuvent faire une énorme différence. DE BIASSI : Ce soir-là, le football n'a pas été servi. La moitié de mes joueurs sont kosovars et ont perdu des proches dans la guerre entre la Serbie et le Kosovo. L'UEFA n'aurait jamais dû permettre la tenue d'un match aussi tendu dans un stade dont les spectateurs pouvaient aussi facilement franchir les barrières. Je suis dans le football depuis 40 ans et je n'avais encore jamais vu ça. L'atmosphère était très intimidante. DE BIASSI : Il est difficile. Le pays organisateur est un des favoris du tournoi. La Suisse a une équipe forte et la Roumanie, qui a fait un nul blanc contre l'Espagne, se trouve dans une spirale positive. C'est une poule difficile mais le tour préliminaire, avec le Portugal, le Danemark et la Serbie, n'était pas facile non plus. Quand le coach GianniDeBiasi a repris la sélection albanaise, il a d'abord tenté le 4-4-2 avant de se rendre compte très vite qu'il lui fallait un joueur supplémentaire dans le milieu du jeu. Le trio Xhaka-Memushaj-Basha est discipliné et apporte de l'équilibre et de la solidité à ce milieu de terrain. Sur le côté droit, OdisheRoshi peut apporter la touche offensive alors que, sur l'autre flanc, on retrouve le Rennais, ErmirLenjani, qui peut également évoluer comme arrière gauche. Ce milieu de terrain à 5 opère derrière l'unique attaquant qui devrait être très probablement, SokolCikalleshi avec comme alternatives, BekimBalaj et ArmandoSadiku. ShkelzenGashi est un buteur prolifique mais De Biasi préfère l'utiliser derrière l'attaquant dans un 4-4-1-1 ou alors à la place de Roshi sur le côté droit. Le Napolitain, ElseidHysaj est un élément important du dispositif car il est capable d'apporter des dédoublements en contre alors que AnsiAgfoli sur le côté gauche de la défense est moins aventurier. L'Albanie a indéniablement progressé sur la scène européenne en capitalisant sur un style de jeu défensif et discipliné. L'emblématique capitaine LorikCana emmène une solide défense composée d'un autre vieux briscard, MergimMavraj. Le capitaine de l'équipe suisse victorieuse de la Coupe du Monde des -17 en 2009 a été appelé en mars dernier par De Biasi et amène de la concurrence. Avec Berisha, le gardien de la Lazio comme ultime rempart, il est devenu très ardu de marquer des buts à cette équipe.ARMAND DUKA PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION " Nous nous sommes qualifiés pour la première fois de notre histoire et avons donc presque atteint notre objectif puisque nous faisons partie des meilleures équipes européennes. Mais nous devons réaliser quelque chose en France. Pour le moment, nous n'avons pas d'objectifs préétablis. Les joueurs ne sont pas sous pression, nous leur avons clairement fait savoir qu'ils devaient se sentir heureux afin de réaliser la meilleure performance possible. " FATMIR MENERI JOURNALISTE SPORTIF " C'est une toute nouvelle expérience pour l'Albanie mais ça ne veut pas dire pour autant que nous nous rendons en France pour y faire de la figuration. L'Albanie est aujourd'hui une équipe expérimentée et les résultats de ces dernières années parlent en sa faveur. "- Sélectionneur albanais depuis 2011, l'entraîneur italien, Gianni De Biasi fut pressenti pour succéder à Antonio Conte à la tête de la Squadra Azzurra. - Le 11 juin prochain à Lens, le match entre la Suisse et l'Albanie aura une valeur symbolique forte de par le nombre important de joueurs d'origine kosovare évoluant pour la Nati mais aussi pour le duel du milieu de terrain qui va opposer, à l'image des frères Boateng lors d'un Ghana-Allemagne à la Coupe du Monde en 2010, celui des Xhaka ; Taulant (FC Bâle) côté albanais et Granit (dernière signature d'Arsenal) côté suisse.SHKELZEN GASHI : Ottmar Hitzfeld, le sélectionneur d'alors, voulait me reprendre. J'ai été placé devant un choix difficile. Il m'a fallu un certain temps pour trancher mais ce sont les possibilités sportives qui ont primé. Je savais que l'Albanie avait une belle génération de footballeurs et que nous avions de réelles chances de nous qualifier pour un tournoi, pour la première fois de notre histoire. Je voulais en être. J'ai pris la bonne décision. GASHI : Oui mais j'ai disputé un de mes premiers matches en équipe nationale contre la Suisse, où j'ai beaucoup d'amis. Ce sont d'ailleurs des internationaux, aux racines suisses. GASHI : C'était la folie. A notre retour d'Erevan, des milliers de gens étaient descendus dans les rues. Nous avons reçu des SMS du monde entier, de New York à Zurich. Le match a été très intense. Nous étions très concentrés dans le vestiaire, avant le coup d'envoi. On lisait la tension sur nos visages. Nous avons rapidement marqué deux buts mais nous n'avons respiré qu'après le troisième. Nous étions enfin qualifiés ! GASHI : Nous avons une nouvelle génération de joueurs, qui n'évoluent plus en Albanie mais en Italie, en Allemagne ou en Suisse. Le groupe a beaucoup d'expérience et le coach a sélectionné énormément de nouveaux joueurs ces dernières années, pour se ménager plus d'options. GASHI : On ne peut jamais exclure des surprises. Nous allons savourer notre premier tournoi tout en essayant d'y faire bonne figure. Nous devons être compétitifs. GASHI : Nous sommes prudents, en effet, mais dans un tournoi, une erreur peut avoir d'énormes conséquences. Dans un championnat, on a l'occasion de se rattraper chaque semaine, pas dans un tournoi. GASHI : Certains ont été surpris que je quitte le FC Bâle mais j'avais besoin de changer d'air. Le niveau de la Major League Soccer s'améliore d'année en année et la vie est agréable aux USA. Des amis me téléphonent régulièrement pour me demander si je peux leur obtenir un contrat. " Nous ne pouvions être compétitifs qu'en faisant appel aux joueurs évoluant à l'étranger. " GIANNI DE BIASI