Monsieur Standard pour le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, Alain Ronsse nous parle de la visibilité des Rouches de l'autre côté de la frontière linguistique et d'un Soulier d'Or organisé par son journal.
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Monsieur Standard pour le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, Alain Ronsse nous parle de la visibilité des Rouches de l'autre côté de la frontière linguistique et d'un Soulier d'Or organisé par son journal. Par ses résultats enthousiasmants, le Standard est médiatiquement à la mode dans toute la Belgique. On imagine que cela n'a pas dû toujours être le cas, surtout en Flandre.Quand j'ai commencé à suivre le Standard en 1981, ce club comptait déjà un important contingent de supporters néerlandophones. Les lecteurs demandaient donc de larges échos de leurs favoris. Quand les résultats n'ont plus répondu aux attentes, il est vrai que ce club a parfois été mis de côté. Le tournant, selon moi, c'est la venue de Sergio Conceiçao, qui a apporté sa grinta et l'a transmise à tous les organes du club. Comment s'est construite la relation qui vous lie avec ce club ?Il y a un peu plus de 50 ans, quand j'étais gamin, on devait choisir entre le Standard et Anderlecht ; Bruges n'étant pas encore le grand club qu'il est devenu entre-temps. Bruxellois, j'ai peut-être aussi eu l'esprit de contradiction. J'avais également de l'admiration pour celui que l'on décrivait comme le James Dean du football belge, Roger Claessen. Devenu par après journaliste, j'ai laissé cette ferveur de côté. On vous avait vu remettre à Sclessin, en compagnie d'Yves Leterme, le Soulier d'Or à Sergio Conceiçao. Qu'en sera-t-il pour Steven Defour ?Conceiçao l'avait reçu des mains d'Yves Leterme contre Genk, le dernier gros choc de la saison 2005-2006. Pour Defour, cela devrait se passer contre Anderlecht, dans environ trois mois, ce qui correspond à la durée de fabrication de ce trophée. La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'il devrait s'agir d'une très grosse surprise. On a souvent stigmatisé cette élection à cause de son aspect communautaire. Le succès de Defour n'arrange-t-il pas finalement tout le monde ?Non. Je crois que cet aspect est minime. Quand Paul Okon a remporté ce trophée en 1995 devant Gilbert Bodart, je me suis fait insulter et j'ai même reçu un paquet de frites dans la figure en me rendant à Sclessin. J'ai alors demandé à l'huissier en charge de l'élection de visionner ces votes. Et j'ai pu m'apercevoir que ce succès n'avait rien de communautaire. Par contre, il faudrait peut-être à l'avenir désigner une liste de nominés, établie par un comité des sages. On éviterait que certaines votes se perdent dans du copinage.