Ce Belgique-Bulgarie me ramène à cette marotte en deux temps que je chéris -et j'espère que certains d'entre vous aussi!- dès le moment où nos Diables briguent une qualification. Le premier chapitre a été commis avant le match, et le second après: je le jure aujourd'hui sur la bille de Van Buyten, bille dont nous aurons bien besoin dans les années qui viennent et dans le jeu aérien.
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Ce Belgique-Bulgarie me ramène à cette marotte en deux temps que je chéris -et j'espère que certains d'entre vous aussi!- dès le moment où nos Diables briguent une qualification. Le premier chapitre a été commis avant le match, et le second après: je le jure aujourd'hui sur la bille de Van Buyten, bille dont nous aurons bien besoin dans les années qui viennent et dans le jeu aérien. Ch.1, 7 septembre 2002, 18h15. Pendant que nos Diables fourbissent leurs shoes, les Ecossais ont déjà déchaussé les leurs, et les Français s'emmêlent les pinceaux tricolores: les premiers contraignent (!) les Féroé au 2-2 en ayant manqué plusieurs fois être menés 3-0, les seconds s'emberlificotent chez les Chypriotes! Tant mieux, ça n'arrive jamais qu'il n'y ait QUE des surprises au cours d'une soirée/foot: plus il y en a ailleurs, moins il y a de probabilités que ça nous arrive à nous! J'avoue ne connaître aucun Bulgare hormis Balakov, et je me disperse bêtement à imaginer des noms pour les dix autres: Lachezlesfov, Guimov, Allezlesmov (l'adversaire direct de Baseggio), Divinchov, Peaceandlov, les frères Karamasov, Reflexedepavlov, Secretsdalcov et Lamourçaréchov. Mais ne croyez pas que pareilles couillonnades s'imaginent en un tournemain, c'est pour moi tout un travail: d'ailleurs, mine de rien, il est 19h15 et Wiltord vient de mettre à mal mes probabilités susdites en mettant à Limassol le goal du 1-2. Je ne la fais pas plus longue. Vu que j'ai déjà évoqué le sujet bulgare voici huit jours, et vu que je n'ai plus rien à dire, je vais garder de la place pour gloser après le match. Je le sens tout à fait bien, ce sera un 4-1 bien senti, avec trois buts de Sonck et un d' Emile Mpenza. A tout à l'heure. Ch.2, 8 septembre 2002, 11h. Ouille! Deux fois ouille pour les deux buts, je me suis planté au moins autant que les Diables! Double excès de confiance, en tout cas dans mon cas. Primo, j'ai dû transformer les Bulgares en minus pour n'en avoir pas vu dans les big clubs de la récente Ligue des Champions: en oubliant que les dits big ne comptaient pas davantage de Belges, en oubliant aussi qu'un joueur dix fois moins médiatisé n'est pas pour autant dix fois moins fort qu'un autre. Secundo, je me demande si je ne suis pas proche du parfait supporter aveugle en ce qui concerne la valeur intrinsèque au top-niveau du tandem Sonck-E.Mpenza: c'est ce qu'on a de mieux, c'est loin d'être du toc et c'est même très bon, mais ce n'est pas pour autant que ça peut perforer comme du beurre une bonne défense européenne bien sérieuse... Je tourne 11 fois ma langue dans ma bouche, et j'articule 11 fois sans trébucher cette phrase, bien plus difficile que celle du chasseur sachant chasser sans son chien, et que je me dois de répéter en tant que membre de la SPE (voir chronique précédente): "Aimé, je me tiendrai coi quels que soient tes choix!"Aimé, je regrette comme toi le laxisme axial de ta défense, durant les 30m de course gambadante de Yankovic juste avant son 0-1. Je crois que le coup franc amenant le 0-2 est un peu bêtement commis: comme le commettent les gamins souvent grondés, voulant prouver qu'ils savent se battre en perte de balle, mais mesurant mal les conséquences d'un geste de bataille maladroit. C'est malchance ensuite que, sur la frappe, ce soit le postérieur de Vanderhaeghe qui ait doublé l'écart. J'ai déjà lu sur internet que les Diables s'étaient noyés "à l'image de Vanderhaeghe", je ne suis qu'à demi d'accord: Yves s'est débattu dans l'eau en criant sans cesse "Au secours, nom de Dieu, à l'aide, tendez-moi la main!", mais il ne s'est pas laissé couler silencieux jusqu'à l'apnée définitive des grandes profondeurs... Aimé enfin, tu as bien fait de ne pas écouter ceux qui parlent ta langue, et d'aligner Baseggio que tu connais mieux que quiconque, quelle qu'ait été sa prestation: parce que ça prouve que tu crois en lui. Et parce que, battu sans Walter, ceux qui parlent l'autre langue t'auraient martelé qu'on ne peut pas gagner sans meneur de jeu... Courage.