La saison passée, Paul Scholes (34 ans) semblait avoir fait son temps. Il avait perdu sa vitesse, il était fréquemment driblé par ses adversaires, le timing et la précision de ses passes n'étaient plus aussi bons. Il parcourait encore des kilomètres pendant le match mais il avait moins d'impact sur l'entrejeu d'United que Steven Gerrard ou Frank Lampard. Dans un championnat qui s'appuie sur la vitesse et la puissance, c'était le bon de sortie assuré et tel était le verdict de ses détracteurs.
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La saison passée, Paul Scholes (34 ans) semblait avoir fait son temps. Il avait perdu sa vitesse, il était fréquemment driblé par ses adversaires, le timing et la précision de ses passes n'étaient plus aussi bons. Il parcourait encore des kilomètres pendant le match mais il avait moins d'impact sur l'entrejeu d'United que Steven Gerrard ou Frank Lampard. Dans un championnat qui s'appuie sur la vitesse et la puissance, c'était le bon de sortie assuré et tel était le verdict de ses détracteurs. Voilà, une saison n'est pas l'autre. Actuellement, Scholes joue à nouveau un rôle crucial. Les statistiques de la semaine dernière révèlent même que, malgré ses 34 ans, il est le passeur le plus précis de la Premier League. Des quelques 309 passes qu'il a délivrées depuis le début de saison, avant le match de samedi dernier, 92,6 % sont arrivées à destination. On comprend pourquoi Scholes a obtenu une place dans l'entrejeu central, à côté de DarrenFletcher, snobant des joueurs comme Michael Carrick et Anderson. A titre de comparaison, durant le même laps de temps, Gerrard (Liverpool) a atteint une moyenne de 70,6 %, Lampard (Chelsea) 72,3 % et Gareth Barry (Man. City) 68,1 %. Comment est-ce possible ? Grâce au régime spécial dont bénéficient les anciens à United. Scholes est chouchouté. Les Anglais ont déjà baptisé la campagne Help the aged (aider les vieux). Scholes le prend comme un affront personnel. Dans ses interviewes, il affirme vouloir participer à la totalité des entraînements mais les coaches ne cessent de lui demander comment il se sent ou s'il ne souhaite pas un jour de congé. Scholes a effectué ses débuts au plus haut niveau à United il y a quinze ans. Il retrouve le sommet de sa forme à temps, puisque son contrat arrive à échéance en fin de saison. Alex Ferguson a déjà déclaré que son médian axial pouvait prolonger son contrat. L'intéressé envisage d'entamer bientôt les cours d'entraîneur afin de commencer à préparer sa reconversion. Scholes a mis fin à sa carrière internationale durant l'été 2004, afin de se concentrer sur United et de prolonger sa carrière. C'était bien vu. MAROUANE FELLAINI est lancé : il a marqué son premier but de la saison pour Everton contre Bate Borisov. L'année dernière, il en a inscrit huit. EMMANUEL ADEBAYOR, l'avant de Manchester City, a été suspendu pour trois journées suite au coup décoché à Robin Van Persie et de deux matches de plus, avec sursis jusqu'en décembre 2010, pour avoir provoqué les supporters d'Arsenal en fêtant son but. Il écope aussi d'une amende de 30.000 euros. MICHAEL OWEN, l'avant de Manchester United, a été touché à l'aine contre Wolfsburg. Il est indisponible pour trois semaines. Ritchie De Laet a signé une prolongation de contrat de trois ans. PORTSMOUTH reste en proie à des problèmes financiers. Son propriétaire, Sulaiman al Fahim, hospitalisé à Dubaï pour une crise rénale, n'a pu payer les salaires de septembre et va revendre une partie de ses actions à un compatriote. LIVERPOOL cherche de nouveaux investisseurs. Ceux-ci viendront peut-être d'Arabie Saoudite. Le prince Faisal bin Fahd bin Abdullah al-Saud a annoncé avoir entre 200 et 350 millions en échange de 50 % des parts du club. Les actuels copropriétaires, Hicks et Gillett, ont besoin de liquidités pour éliminer la dette du club, qui s'élève à 250 millions d'euros. Présent sur les maillots depuis 1992, Carlsberg sera remplacée par la banque Standard Chartered. Le deal est valable jusqu'en 2014 contre 22 millions par an. PASCAL CHIMBONDA, l'arrière de Blackburn, est privé de son permis de conduire pour six mois. Le Français a notamment roulé sans assurance, d'où cette sanction très lourde pour deux infractions a priori banales, 82 et 91 miles au lieu des 70 autorisés. PETER T'KINT