Positif

La technique de l'Egyptien fait partie de ses grandes qualités. Il est capable de grigris de très haut vol dans des espaces très réduits face aux défenses les mieux organisées. Il parvient à éliminer plusieurs adversaires sur deux mètres carrés grâce à des enchaînements que peu de joueurs réalisent. Ses contrôles en mouvement, notamment dos au but, sont marqués au sceau de la grande classe.
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La technique de l'Egyptien fait partie de ses grandes qualités. Il est capable de grigris de très haut vol dans des espaces très réduits face aux défenses les mieux organisées. Il parvient à éliminer plusieurs adversaires sur deux mètres carrés grâce à des enchaînements que peu de joueurs réalisent. Ses contrôles en mouvement, notamment dos au but, sont marqués au sceau de la grande classe. Si sa frappe de balle du cou de pied ne figure pas parmi les meilleures de la planète foot, il maîtrise, bien que droitier, les shoots et les centres de l'intérieur des deux pieds. Sur coup franc, il est capable de contourner les murs les plus compacts d'une frappe enroulée avec force et précision. Il possède une expérience énorme riche de 169 sélections (29 buts) en équipe nationale. Ce vécu lui permet de mieux gérer ses matches et il parvient à se faire oublier pour surgir au bon moment pour être décisif. En tant que capitaine et grâce aux titres et consécrations individuelles qu'il a obtenus avec ses clubs ou pour l'Egypte, il bénéficie du respect de tous durant cette CAN. Il possède une excellente vision du jeu et si on le laisse contrôler le ballon, ses transmissions arrivent presque toujours dans la course de son partenaire. Quand il joue en première intention, il anticipe son geste et grâce à sa lecture du jeu et sa technique, il contourne les défenses les mieux organisées par une passe géniale. Sans être un véritable renard des surfaces, il fait preuve de beaucoup de sang-froid dans les un contre un face au gardien adverse. Dans ce cas, il utilise plutôt la pichenette ou la frappe placée que le tir en force. Sa précision et sa maîtrise technique le rendent très adroit dans le rectangle adverse. Il est un des rares survivants dans le rôle de meneur de jeu type, espèce en voie de disparition. Il se positionne le plus souvent dans l'axe en soutien d'attaque et se révèle toujours comme le vrai créateur de la sélection présente à la CAN en s'appuyant sur 10 équipiers prêts à travailler pour lui. L'ancien Mauve fait partie de la race des footballeurs pour qui les supporters se déplacent au stade. Son élégance est tout simplement exceptionnelle et sa conduite de balle est un véritable régal pour les yeux. Bref, c'est un amoureux du beau geste et de l'esthétisme. Malgré son âge, il conserve une explosivité plus que correcte. Par contre, sur 35-40 mètres, il ne rivalise plus avec les défenseurs les plus véloces. Il préfère alors se positionner de manière axiale pour masquer ce déficit et se montrer efficace dans les petits espaces et les combinaisons courtes. Son jeu de tête n'est pas des plus performants. Sa taille (1m75) ne l'aide bien sûr pas pour rivaliser avec les défenseurs habiles dans le trafic aérien. Il préfère tabler sur l'erreur adverse ou sur le deuxième ballon plutôt que de jouer franchement le duel dans les airs. Comme beaucoup de joueurs créatifs, il fait preuve parfois d'un excès d'individualisme, qui, en équipe nationale, ne pose pas trop de problème tant il fait figure d'icône. Il a aussi tendance à privilégier le beau geste et la trouvaille technique plutôt que de chercher l'efficacité. A son âge, son volume de jeu a fortement diminué et il ne s'aventure plus trop vers les flancs pour cacher cette lacune. Son travail en perte de balle est réduit à sa plus simple expression mais il peut s'appuyer sur des coéquipiers ne rechignant pas à effectuer la sale besogne. Il a aussi tendance à manquer de réaction en reconversion possession-perte de balle. Il se montre inconstant dans ses prestations. Capable de faire seul la différence sur une action de génie, il peut aussi connaître de longues périodes de matches où il est complètement invisible. Ce manque de rendement sur la durée lui a probablement ôté la possibilité, durant sa longue carrière, d'évoluer dans un top club européen. Malgré le fait qu'il soit solide sur ses appuis et bénéficie d'un centre de gravité assez bas et d'une musculature correcte des jambes, il manque clairement de répondants dans les duels. Il éprouve des difficultés dans les confrontations d'homme à homme, épaule contre épaule, face à des adversaires au solide gabarit. Né en 1963, Etienne Delangre joua comme défenseur au Standard de 1981 à 1992 (267m en D1 et 6b, champion en 82 et 83). Ex-chargé de cours à l'Ecole du Heysel, il coacha de la P1 à la D1 (Charleroi). par étienne delangre