Cela devient de plus en plus courant dans le monde du football et pourtant on n'arrive pas à s'habituer. Comme Karel Geraerts en son temps au Standard, (ou Alessandro Cordaro à Mons ?), Tim Smolders paie de sa place le fait de ne pas avoir re-signé son contrat. Pendant toute la préparation estivale et lors des trois premiers matches, Smolders, pourtant désigné joueur de la saison 2007-2008 par les supporters, et qui restait sur un record de 68 matches consécutifs, a été écarté du onze de base.
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Cela devient de plus en plus courant dans le monde du football et pourtant on n'arrive pas à s'habituer. Comme Karel Geraerts en son temps au Standard, (ou Alessandro Cordaro à Mons ?), Tim Smolders paie de sa place le fait de ne pas avoir re-signé son contrat. Pendant toute la préparation estivale et lors des trois premiers matches, Smolders, pourtant désigné joueur de la saison 2007-2008 par les supporters, et qui restait sur un record de 68 matches consécutifs, a été écarté du onze de base. Ecoeuré de la première proposition faite à la fin de l'hiver par les dirigeants du Sporting, Smolders avait déjà manifesté son désir de départ. Il demandait des garanties sportives et un contrat revu à la hausse. Après quelques contacts, le président Abbas Bayat le convoqua dans son bureau en disant - Tu signes ce contrat ou tu ne joues plus. Pour le Limbourgeois, ce fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Sa décision était prise : soit il partait, soit il prestait sa dernière année de contrat. Mais jamais il ne re-signerait. Depuis lors, Mogi Bayat a tenté à plusieurs reprises de le faire changer d'avis en lui proposant un contrat à la hauteur de sa demande et les garanties sportives tant exigées (notamment les prolongations de contrat de Bertrand Laquait ou Frank Defays). Mais en vain. Le président a signifié à l'entraîneur Thierry Siquet qu'il ne pouvait plus aligner Smolders, le menaçant de licenciement s'il contrevenait à ses ordres. Dans les colonnes du Soir, Abbas Bayat a clairement reconnu son intervention en déclarant : " Quand la santé financière d'une société est en jeu, ce n'est pas le manager ou, dans ce cas-ci, l'entraîneur, qui prend les décisions importantes. Le président décide qui on achète, qui on vend et à quel prix ". Pourtant, depuis deux rencontres, devant les blessures de Majid Oulmers et de Fabien Camus, Siquet a bien été obligé de recourir aux services de Smolders. Ce qui risque de ne pas plaire au président : " A chaque fois qu'il alignait Smolders 15 minutes dans un match de préparation, Siquet recevait un coup de fil du président ", explique un joueur. Quant à Smolders, il reste discret : " Ce n'est pas mon style d'étaler ma ranc£ur dans les journaux. Je ne suis pas déçu d'être à Charleroi car je crois en ce groupe, en ces possibilités. Je suis déçu de ne pas jouer. Je peux comprendre qu'on agisse de cette façon à cinq matches de la fin mais pas dès le début du championnat. Mais c'est la politique des dirigeants de Charleroi : je suis venu gratuitement mais je dois rapporter quelque chose ". Smolders aurait pu partir à la fin du mercato mais après s'être montré trop gourmand - Charleroi demandait une somme de transfert entre 500.000 et 1 million d'euro - Abbas Bayat a fermé la porte à tout départ. Depuis lors, Smolders a retrouvé sa place. " Contre le Cercle, cela faisait tellement longtemps que je n'avais plus été titulaire que j'ai dû trouver mes marques. Et plus le match avançait, mieux ça allait ". Et contre Anderlecht, Smolders n'avait pas encore retrouvé toutes ses sensations. En attendant le retour de Camus, le Campinois est donc dans le onze. " J'en profite. Je ne sais pas si je vais encore jouer. La situation est difficile à gérer et je n'arrive pas toujours à en faire abstraction. Je fais mon possible mais je me sens moins impliqué. C'est normal. On fait tout pour que je ne le sois pas. Cependant, je dois être prêt. Surtout si je dois trouver un club au prochain mercato. Si Charleroi veut toucher quelque chose sur mon transfert... "Le cas n'est donc pas encore réglé et cette situation a laissé des traces dans le vestiaire. " Tout le groupe s'est montré solidaire avec moi. Surtout ceux qui me sont proches ", ajoute Smolders. " On sait maintenant que quand un joueur ne rapporte pas d'argent au Sporting, il ne vaut rien ", conclut un joueur du noyau. " Pour la première fois, un joueur tient tête aux dirigeants du club et cela leur va loin. Dans cette histoire, tout le monde est perdant. Tant le club qui se prive d'un bon élément que le joueur, pénalisé dans sa carrière ".