Drôle de Saint-Valentin dans le nord de l'Angleterre. Le 14 février dernier, Manchester City reçoit une rose garnie d'épines de la part de l'UEFA. Bannis des joies continentales pour les deux prochaines saisons, les Citizens se sont rendus coupables " de sérieuses violations du fair-play financier ", mais comptent bien se doter d'une armée d'avocats pour faire valoir leurs droits auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
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Drôle de Saint-Valentin dans le nord de l'Angleterre. Le 14 février dernier, Manchester City reçoit une rose garnie d'épines de la part de l'UEFA. Bannis des joies continentales pour les deux prochaines saisons, les Citizens se sont rendus coupables " de sérieuses violations du fair-play financier ", mais comptent bien se doter d'une armée d'avocats pour faire valoir leurs droits auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Pour les Skyblues, dont le romantisme laisse à désirer depuis maintenant plusieurs exercices, il s'agit de gagner du temps. " Le message qui est adressé à tous les clubs est que si vous trichez, si vous ne donnez pas votre véritable situation financière et que l'UEFA arrive à mettre la main sur les informations, la sanction sera très sévère. Si, au contraire, vous coopérez, l'UEFA est prête à discuter et à trouver des sanctions plus douces et adaptées à votre situation ", décortique Antoine Duval, sur le site du Monde. Le chercheur en droit européen du sport souligne que la décision devrait marquer le début d'une longue " histoire judiciaire ". Une semaine plus tard, The Times révèle une autre infidélité : Nasser Al-Khelaïfi, patron d'un PSG pareillement suspecté de " dopage financier ", se serait libéré d'une plainte pour corruption déposée à son encontre par la FIFA, en échange d'un chèque avoisinant le million d'euro. Pour autant, il n'est pas certain que les dirigeants rouches aient le bras aussi long que leurs homologues mancuniens et parisiens. Fraîchement qualifié pour les play-offs 1, le Standard surfe sur un mois de février sportivement satisfaisant, avec trois prestations encourageantes face à des ténors de JPL (nul contre Bruges, victoires sur Genk et l'Antwerp). Si le moral semble au beau fixe, l'état-major du RSCL devrait bientôt recevoir à son tour des nouvelles de la FIFA. Le club de Saint-Trond, après s'est porté partie civile dans la procédure pénale visant le matricule 16 et son président Bruno Venanzi, a déposé une autre plainte, cette fois-ci auprès de l'institution basée à Zurich. Pour rappel, le STVV réclame au Standard le reste des 40% de la véritable plus-value du transfert d' Edmilson Junior au Qatar, soit un montant d'1,280 million d'euros. Le directoire liégeois, qui s'est déclaré " serein " quant à une affaire où il risque tant une interdiction de transferts qu'une exclusion des compétitions européennes, connaît en tout cas le chemin. En juillet 2015, dans la foulée du rachat des parts de Roland Duchâtelet par Venanzi, il avait attaqué Al-Arabi à la FIFA, dans le cadre du transit de Paul-José Mpoku des bords de Meuse à ceux de la Sardaigne, via les terres pétrolifères du Golfe. Du côté de Hasselt, les investigations se poursuivent. La semaine dernière, Mohamed Al Faiech, l'un des acteurs du dossier Edmilson, a ainsi été auditionné par les services de police limbourgeois. La Pro League, mise au courant très tôt des soupçons de fraude à l'égard du Standard, a quant à elle reçu une copie de la plainte pénale, sur sa demande. Fin novembre, Nils Van Brantegem, à la fois CFO de la ligue et Manager des licences de l'Union belge, rappelait qu'il n'y a " aucun moyen pour la commission des licences d'invalider un transfert, à partir du moment qu'il a déjà été validé par le système de transferts TMS. Par contre, on peut dire au club qu'il doit payer tel ou tel montant ". Soit, en cas de litige entre deux entités belges : " geler " le montant à la source du conflit. Aujourd'hui, NVB se veut beaucoup moins bavard : " Je ne veux rien confirmer ou nier. C'est entre moi et le club, ce sera traité lors de la prochaine demande des licences. " Une demande dont les dossiers devaient être déposés avant le 17 février, à minuit, et que Saint-Trond espère mise en péril par le cas Edmilson, mais également favorisé par le contexte épineux de Manchester City.