Jeudi dernier, Gand reçoit Braga en Europa League. Dans la loge du président Ivan De Witte, on peut apercevoir la silhouette de Luciano D'Onofrio. Une présence qui n'a finalement rien de surprenante. Cet été déjà, l'ex-homme fort du Standard s'était entretenu avec la direction gantoise dans le cadre du transfert de Laurent Depoitre vers Porto.
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Jeudi dernier, Gand reçoit Braga en Europa League. Dans la loge du président Ivan De Witte, on peut apercevoir la silhouette de Luciano D'Onofrio. Une présence qui n'a finalement rien de surprenante. Cet été déjà, l'ex-homme fort du Standard s'était entretenu avec la direction gantoise dans le cadre du transfert de Laurent Depoitre vers Porto. " Porto m'a demandé de prendre contact avec Ivan De Witte et Michel Louwagie au sujet de Depoitre. Et c'est ce que j'ai fait ", reconnaît d'ailleurs D'Onofrio le 2 novembre dernier dans une interview au Nieuwsblad. Un rôle d' " entremetteur " donc dans un dossier qui se conclut le 8 août par la signature de l'attaquant gantois vers Porto pour six millions d'euros. L'agent " officiel " de Depoitre, Walter Mortelmans, n'est pas pour autant écarté du dossier. " Quand les deux clubs sont tombés d'accord, le club acheteur a pris contact avec le joueur et son entourage. C'est bien Luciano D'Onofrio qui a organisé le rendez-vous à Porto. Mais je n'ai aucun souci avec ça. Il a bien été convenu comme il se doit d'une commission. La facture n'a toujours pas été payée mais j'imagine que ce n'est pas la faute de Monsieur D'Onofrio (il sourit). " Dans cette même interview au Niewsblad, D'Onofrio reconnaît ne pas être rangé des voitures et a " toujours l'ambition de reprendre les rênes d'un club. Même si en Belgique, ça me semble difficile ". Il dit d'ailleurs ne plus avoir de contact avec Anderlecht, mais garde d'excellents échanges avec Roger Vanden Stock tout comme avec Bart Verhaeghe. Et ce malgré l'échec du transfert de Mehdi Carcela. " Nous avions un accord avec le joueur et avec Benfica" , regrettait pourtant Michel Preud'homme. Le contact était bien réel même si d'autres clubs suivaient l'ex-Standardman. Mais quand le clan Carcela apprend la présence de D'Onofrio dans le dossier, il est alors refroidi par cet invité surprise et ne comprend toujours pas bien le double jeu joué par Bruges. Pourquoi ramener une personne en plus dans ce deal ? D'autant que les précédents n'avaient pas été concluants entre Carcela et D'Onofrio, qui avait déjà essuyé le refus de l'internationnal marocain de rejoindre Porto après ses deux années peu concluantes à Anzhi. Carcela avait alors choisi la sécurité et s'était lié au Standard de Duchâtelet où l'attendait un juteux contrat de trois ans. Des émoluments qui contrastaient fameusement avec les 5000 euros/brut qu'il touchait à la fin de sa période au Standard alors que Carcela était pourtant un joueur majeur de notre compétition. A titre de comparaison, Witsel gagnait alors 38000 euros/brut par mois tandis que Defour bénéficiait d'un traitement encore plus favorable du " boss ", puisqu'il percevait un million d'euros/brut annuel. Axel Witsel a, lui, toujours été fidèle et lie depuis ses débuts professionnels sa destinée à l'ex-patron du Standard. " Je ne suis pas au courant de l'intérêt du PSG car je ne suis pas son conseiller ", a beau raconter D'Onofrio en 2013 au 10 Sport, c'est bien lui qui est en première ligne lors de chaque négociation avec le Zenit Saint-Pétersbourg qu'il s'agisse d'une prolongation de contrat ou d'un transfert. Depuis l'arrivée de Roberto Martinez, l'impact de D'Onofrio dans le giron des Diables est moins fort. Mais il n'a pas pour autant pas abandonné son ami, Marc Wilmots. L'ex-sélectionneur des Diables claironne que son futur est entre les mains de Jorge Mendes, c'est bien Luciano son proche conseiller avec qui il dîne régulièrement au " Al Piccolo Mondo " en plein coeur de la Cité Ardente. C'est Luciano aussi qui l'emmène, le 23 octobre dernier, au Kehrweg lors de Eupen-Gand au beau milieu des 2647 spectateurs. Un club " ami " à qui D'Onofrio avait payé la licence en 2012 avant d'attirer les investisseurs d'Aspire (Qatar). A ceux qui prétendent que la force de frappe de Luciano D'Onofrio s'érode, Herman Van Holsbeeck, qui avait utilisé ses services dans le cadres des transferts de Defour et d' Orlando, assure : " Ne sous-estimez jamais Luciano D'Onofrio ! Il est toujours bel et bien présent sur la scène européenne. "