Jacky Mathijssen propose une facette différente à chaque interview d'après match. Mais comment la presse cerne-t-elle l'entraîneur des Carolos ?
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Jacky Mathijssen propose une facette différente à chaque interview d'après match. Mais comment la presse cerne-t-elle l'entraîneur des Carolos ? Manu Salvé ( La Dernière Heure/Les Sports) : " Parfois, on se demande si ses déclarations sont faites au deuxième degré. Cela permet d'installer le doute dans la tête de son interlocuteur mais il s'agit également d'une façon intelligente de faire passer ses messages. En fonction des événements de la rencontre, il peut parfois être un peu tendu et quand il n'est pas d'accord avec quelqu'un, il le fait savoir. Cependant, il ne dit pas - Tu as tort mais - Je pense que tu as tort. Il laisse donc le libre-arbitre à son interlocuteur. Il sait également se rendre compte quand il a été injuste et maladroit envers quelqu'un. S'il s'est énervé en public, il s'excusera également en public. Cependant pour expliquer son côté tendu, il faut aussi tenir compte d'un paramètre : la pression en interne qu'il doit supporter sur ses épaules ". Manu Jous ( RTBF Radio) : " Il ne met jamais l'accent sur les lacunes criantes de son groupe. Par contre, il a une tendance à flinguer le corps arbitral. Il se met aussi parfois dans une position défensive et prend chaque question comme une forme de critique. Il n'hésite cependant pas à reconnaître lui-même qu'il s'emballe. Sans doute que les interviews d'après match ne lui conviennent pas. J'ai aussi déjà remarqué que quand on a une autre analyse que la sienne, il se ferme ". Angelo Volpe ( Le Soir) : " Ce qui me frappe, c'est la différence existante entre le Mathijssen que l'on peut rencontrer en semaine dans un contexte bien précis et le Mathijssen d'après match. On peut voir qu'il joue un rôle durant la rencontre. Il revêt en quelque sorte son costume d'acteur. Il exagère sur le bord du terrain et on ressent encore ce stress après la rencontre, sans doute parce qu'il n'a pas encore décompressé. On voit aussi qu'il maîtrise tous les paramètres du bon entraîneur au niveau de la communication. Il parvient à transmettre à la presse exactement le message qu'il veut faire passer alors qu'il a affaire à des professionnels de la communication. Il utilise toujours des mots justes, pesés alors que le français n'est pas sa langue maternelle et qu'il pourrait s'abriter derrière cette excuse. Je me dis que s'il parvient à agir de la sorte avec les médias, il doit s'avérer un grand communicateur avec ses joueurs ".