J 'ai 72 an e, gras à 10eu, jeu m sens bi1. " : c'est le langage SMS des ados d'aujourd'hui et tout le monde doit s'y mettre pour les comprendre : - J'ai 72 ans et grâce à Dieu je me sens bien. Tomislav Ivic les adore car ils le motivent et constituent son élixir de vie : " G' m'amuz, j'aim se travail, j'zadore partag' m pacion pur l'foo av d jeunes ".
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J 'ai 72 an e, gras à 10eu, jeu m sens bi1. " : c'est le langage SMS des ados d'aujourd'hui et tout le monde doit s'y mettre pour les comprendre : - J'ai 72 ans et grâce à Dieu je me sens bien. Tomislav Ivic les adore car ils le motivent et constituent son élixir de vie : " G' m'amuz, j'aim se travail, j'zadore partag' m pacion pur l'foo av d jeunes ". Sans manger ses mots, cet éternel amoureux de tout ce qui touche au ballon rond assumera un rôle en vue à l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Le patron de l'ensemble sera le directeur technique Dominique D'Onofrio et l'Académie se partagera entre le pôle pro et le pôle jeunes, le premier étant l'apanage de Michel Preud'homme et le second d'Ivic. Un technicien de légende qui nous sert de guide dans la découverte du domaine de Bois saint Jean : " Des jeunes de...50 ans sont parfois incapables de marcher. Je n'avais pas envie de passer mon temps avec les pensionnés de Split qui regardent la mer et commentent des faits divers lus dans la presse. Très peu pour moi. Quand Robert Louis-Dreyfus et Luciano D'Onofrio m'ont contacté pour je les aide dans le cadre de cet immense projet, je suis arrivé ". S'il pouvait revenir sur terre, le légendaire patron du Standard Roger Petit serait fier de tout ce qui se fait sur les hauteurs de son cher Sart-Tilman. Des ouvriers s'affairent un peu partout, des camions apportent de la bonne terre pour une nouvelle pelouse. Michel Juvigné, responsable des infrastructures au Standard de Liège, surveille, court avec des plans un peu partout. Son club se refait une fraîcheur sur une immense surface de dix hectares. L'éternelle marque rouche avait pris un coup de vieux par rapport à Anderlecht et Bruges comme le Jeans 51 face à la marque italienne Diesel. Levis a eu le courage de repartir à la conquête des jeunes : ce fut un tir au centre de la cible, le choix du renouveau. Le Standard a aussi opté pour une Formule J. Tomislav Ivic presse le pas car il y a beaucoup de choses à voir : trois terrains pour les jeunes, de nouveaux vestiaires et bâtiments, un terrain synthétique, une surface couverte, les trois terrains des professionnels, leur zone de repos, un hôtel, etc. L'étendue est divisée en deux parties : la zone des jeunes et le domaine des professionnels. Une immense surface de 140 m sur 140 permet aux jeunes de travailler tous les aspects de jeu : débordements, actions en profondeur, mobilité sur des espaces restreints et centres. " On peut varier la grandeur des surfaces de jeu à l'infini ", commente Tomislav Ivic. " C'est formidable quand on s'active avec les jeunes ". Un peu plus loin, un nouveau bâtiment offrira bientôt de magnifiques vestiaires et autres facilités aux jeunes du Standard. La cafétéria avec terrasse et vue panoramique sur les terrains est immense. Les gardiens de but auront une surface à part afin de répéter leurs gammes. Une bonne chose car les portiers retournent profondément les pelouses en s'entraînant. Il avait été question d'élargir leur domaine mais il était impératif de préserver l'écrin de verdure. Tout le domaine aura des allures de grand parc avec de nombreuses plantations qui retiendront le vent, glacial quand l'hiver débarquera au Bois Saint-Jean. L'endroit respire la sérénité... Tomislav Ivic : " Une époque se termine : la plupart des clubs européens ne peuvent plus consacrer des sommes folles à l'achat de renforts pour leur équipe Première. Dès lors, l'avenir passe par les centres de formation. Cela permettra de découvrir des joueurs de la région. Ils connaissent la mentalité et le caractère d'un terroir, donc du public qui comme eux est sentimentalement lié au club. Ce retour aux traditions aura des effets directs en championnat car les spectateurs s'identifieront aux joueurs de leur contrée. L'impact de telles initiatives sera visible en équipe nationale. Les fédérations ont constaté qu'il y avait de plus en plus de footballeurs venus de tous les horizons dans leurs championnats. C'est un mixage intéressant mais qui a diminué partout le flux de bons joueurs vers les formations représentatives. La solution, là aussi, passe par le talent local à condition qu'il soit formé avec soin. Il y a beaucoup de modèles et d'exemples et je songe aux clubs français qui se sont lancés avec succès dans cette direction il y a plus de 20 ans. L'école hollandaise est aussi célèbre. Les Pays-Bas constituent une puissance du football mondial mais ses clubs ne peuvent pas pratiquer les mêmes prix qu'en Italie, en Espagne, en Angleterre ou en Allemagne pour transférer des joueurs. Pour tenir le coup face à cette concurrence, ses clubs se sont rabattus sur la formation. L'équipe nationale est ravie et les clubs formateurs se sont enrichis en cédant des joueurs sous contrat. D'autres pays vont revoir leurs réglementations. En Angleterre, Arsenal présente souvent onze footballeurs étrangers. Manchester United et Chelsea, entre autres, pratiquent la même politique. La fédération anglaise imposera la présence d'au moins quatre joueurs du cru sur la feuille de match ". Que ce soit à l'Ajax d'Amsterdam, à Anderlecht ou au Standard, Tomislav Ivic a demandé dans ces trois clubs la construction d'une surface couverte très utile par mauvais temps. En hiver, cette salle est chauffée et permet de travailler dans de très bonnes conditions. Pas loin de là, le Standard tracera un circuit d'entraînement dans les bois. Tomislav Ivic : " L'urbanisation a tout dévoré et les enfants ne jouent plus au football dans les rues. Les espaces verts se sont réduits comme peau de chagrin. Nous devons rendre à la nature tout ce qu'elle nous a donné. Dans notre Académie, un véritable parc serti dans un écran de verdure, il y a des outils qui permettent aux jeunes de jouer comme ils le faisaient dans les rues. Le football est universel. Chacun doit s'inspirer d'exemples intéressants et les adapter aux réalités de son pays. La Belgique a eu de grandes générations de joueurs. Leurs qualités étaient phénoménales et je ne songe, pour illustrer mon propos, qu'aux succès des Diables Rouges durant plus de vingt ans. Le monde entier a admiré les Eric Gerets, Jan Ceulemans et consorts. Il y a un creux pour le moment mais il sera comblé par les fruits de centres de formation comme le nôtre et ceux qu'auront Anderlecht, Bruges et d'autres. La Belgique n'a pas observé attentivement ce qui se faisait autour d'elle, dans les pays limitrophes et même plus loin. Les joueurs ont fortement progressé techniquement un peu partout mais les clubs belges n'ont pas surfé sur cette vague. Le football belge est devenu encore plus physique, plus athlétique. Ici, il faut de la taille, des joueurs massifs. Beaucoup de clubs jouent de la même façon. En 1980, quand je suis arrivé à Anderlecht, j'ai noté tout cela avant de développer une stratégie tactique différente qui nous a permis de gagner le titre. Je suis revenu en Belgique il y a peu de temps finalement. Je viens du sud, de régions plus ensoleillées où le football est totalement différent. La méthodologie belge pourrait être transférée dans le sud qui en tirerait du profit. Il faut unir ces atouts : le travail technique du sud et le sens de l'organisation du nord. La Belgique a son caractère, sa mentalité. Il convient de préserver ces richesses en y ajoutant ce qui se fait de bien ailleurs. J'ai vu des joueurs qui après dix jours de tests au Standard me disent : - En Allemagne, la masse de boulot est de 40 % plus élevée qu'en Belgique. En Hollande, les jeunes s'entraînent aussi plus qu'ici. Ce n'est pas normal. Il faut unir trois composantes : le sérieux et l'organisation des Belges, la technique et le travail ". A côté de la Salle Ivic, un terrain en synthétique attend déjà les jeunes impatients. Tomislav Ivic envisage d'ajouter un petit mur afin que les promesses du club travaillent sans cesse le contrôle de la balle. Tomislav Ivic : " Avec Dominique D'Onofrio, nous avons défini trois grandes catégories de jeunes. De 6 à 10 ans, c'est la base de la pyramide d'un club. Elle doit être large afin de nous permettre d'observer beaucoup d'enfants. A partir de 11 ans et jusqu'à 14 ans, les meilleurs sont pris en charge plus individuellement. Ce sont des éléments prometteurs qui améliorent leurs qualités et gomment leurs défauts. A la fin de ce cycle, ils doivent être à l'aise balle au pied, la recevoir, la maîtriser, la distribuer. Les enfants ont des idées, ils savent ce qu'ils veulent mais disposent-ils de toutes les armes ? Rien que pour la frappe, on peut agir de plusieurs façons : extérieur du pied, plat du pied, cou de pied, mise d'effet. De 15 à 19 ans, il faut se pencher sur les schémas de jeu. Il convient d'être prudent avec le travail physique. A 15 ans, le jeune est en pleine période de croissance. C'est un cap délicat. Vincent Kompany a des problèmes physiques alors que son talent est immense. Cela m'intrigue. Un jeune doit parfois apprendre à mieux courir, à changer la position de son corps, de ses jambes, etc. Une simple petite correction de la stature peut éviter de graves problèmes plus tard. Les entraîneurs de jeunes accomplissent un énorme travail. Le football change tout le temps, n'est plus le même qu'il y a cinq ans. Quand on travaille avec un adolescent de 15 ans, il faut aussi le faire en prévoyant quel genre de jeu sera à la page dans cinq ans. C'est dire si les formateurs assument un rôle décisif... Un exemple : on perfore de plus en plus difficilement les défenses dans l'axe ou sur les ailes. Alors, il convient de lober ce secteur (comme l'Italie le fit souvent avec brio et succès lors de la Coupe du Monde) mais cela ne se fait pas sans talent et travail. A 19 ans, de jeunes joueurs fantastiques prennent part à une finale de Ligue des Champions ou à une phase finale de Coupe du Monde : Lionel Messi, WayneRooney, CescFabregas. C'est la classe extra. Mais les autres, la grande majorité de bons joueurs ont besoin de temps. Or, à 19 ans, avec leur premier contrat pro en poche et après leur cursus scolaire, ils découvrent les vestiaires de l'équipe Première où les attendent des trentenaires. Il y a parfois une différence de 13 ou 14 ans. C'est un choc pour eux. L'ancien a du métier que le jeune ne possède pas. Le nouveau venu n'a que son talent à opposer à ce vécu. Les jeunes payent la note et beaucoup disparaissent ou réussissent ailleurs ". Entrée dans la sphère de l'équipe Première. Les joueurs disposeront bientôt de trois terrains, d'une nouvelle tribune avec gradins et salle de powertraining, salle de presse, etc. Un peu plus loin, leur bloc repos borde deux terrains. Tomislav Ivic observe tout d'un £il averti. Il ne travaillera pas dans la zone des professionnels. Mais son plus grand plaisir sera de permettre à de plus en plus de jeunes de découvrir la planète des pros comme il le fit durant les années 70 à Split. Tomislav Ivic : " En cinq ans en tant qu'entraîneur des Juniors d'Hajduk Split, j'ai formé 27 jeunes qui sont arrivés en équipe Première. Les transferts de ces joueurs ont ensuite rapporté au moins 14 millions d'euros à l'époque ! Mes jeunes travaillaient plus que les seniors installés dans la fainéantise et la facilité. Nos gamins détenaient des atouts : l'ardeur et le talent. En 2006, la donne a changé. Les joueurs du noyau A savent qu'ils exercent un beau métier et se soignent, s'entraînent bien, gèrent de mieux en mieux leur carrière, résistent à la percée de jeunes qui manquent de planches. Les clubs ont souvent 30 joueurs professionnels sous contrat. C'est trop. Il suffit de disposer d'un effectif de 20 footballeurs mais avec en plus une véritable formation Espoirs qui serait le réservoir de l'équipe Première. Le renouvellement de l'effectif se ferait plus facilement. Il y a un espace à combler entre les Juniors et l'équipe Première. Je suis très heureux de travailler en étroite collaboration avec Dominique D'Onofrio, le directeur technique du Standard. Il connaît bien toute cette problématique et bosse beaucoup : il arrive le premier, part le dernier. Les jeunes ne jurent que par le Standard mais les gens tournant autour d'eux les détournent parfois de leur rêve : réussir à Sclessin. Le football reste mon grand amour. J'ai arrêté ma carrière d'entraîneur de club il y a quatre bonnes années. C'est un chapitre clos. Même si j'en avais encore envie, je ne pourrais plus porter un tel poids sur mes épaules. Pourtant, je suis un meilleur entraîneur à 72 ans qu'à 45 ans. Je sais plus qu'avant. La tête va bien mais entre vouloir, savoir et pouvoir, il y a des limites. Depuis la fin de ma carrière de coach, j'ai observé le football, je l'ai étudié, j'ai donné des cours à des entraîneurs, j'ai suivi la Ligue des Champions et les matches de l'équipe nationale pour la télévision croate. J'avais un billet d'analyse dans un journal croate, Jutarni List. J'ai eu le temps d'étudier le football alors qu'avant je travaillais dans le football. En tant qu'entraîneur, je n'avais jamais une minute de libre entre les obligations avec l'effectif, le scouting, les interviews avec la presse et les dirigeants, les matches, etc. Robert Louis-Dreyfus et Luciano D'Onofrio m'ont demandé de revenir à Liège et de les aider à réaliser cette académie. Je n'ai jamais investi d'argent au Standard. Il en avait été question en 1998 mais j'étais un entraîneur, un voyageur qui ne reste pas éternellement dans un club. Nous aurons un énorme complexe. Quand tout sera fini, l'organisation sera plus énorme qu'à Sclessin. Je ne serai pas le gérant de cette Académie. Je ne m'occuperai que de football et de contacts avec les différents entraîneurs de jeunes. Avant, un homme pouvait tout gérer. C'est désormais impossible. Je suis déjà quatre entraînements de jeunes par jour. Je m'entretiens avec le responsable de chaque catégorie (6-10 ans, 10-14 ans et 15-19 ans) et je corrige l'une ou l'autre chose si nécessaire. J'entraînerai les uns ou les autres quand ce sera nécessaire. Je serai aussi quand il le faudra l'adjoint de l'entraîneur d'un groupe. Je tiendrai les 19 ans à l'£il. Tout sera souple et moderne. J'ai fait la connaissance d'entraîneurs enthousiastes. Je suis là pour les aider, leur donner mon expérience. Je n'ai aucun problème. Tous les entraîneurs me permettent d'intervenir. La motivation de tous est énorme. Ils voient que l'Académie sera un outil merveilleux, important pour l'avenir du club. Le Standard va faire un grand pas en avant. C'est un domaine de grande classe digne du top européen. Je ne connaissais pas l'ancien responsable de l'école des jeunes du club, Christophe Dessy. Il a bien travaillé ici et pouvait rester, pas de problème : j'aurais partagé mon vécu avec lui comme avec les autres. Il a choisi de partir car, selon moi, il veut entraîner un jour un club de D1. Chez les jeunes, la liberté permet de différencier les joueurs à vocation défensive et ceux à tendance offensive. On doit tous les inciter à être créatifs. Les entraîneurs doivent cerner tout cela, les encourager, organiser en plus des entraînements spécifiques pour les jeunes doués pour les dribbles et la prise de risques pour les éléments présentant des qualités de défenseurs. En Hollande et dans le sud de l'Europe, on offre plus de liberté aux joueurs offensifs : c'est pour cela qu'il y a là-bas plus d'attaquants du cru qu'en Belgique. Responsable du centre de formation d'Hajduk Split, je recevais souvent des entraîneurs hollandais. Quand j'étais à l'Ajax, la fédération néerlandaise m'a demandé de lui indiquer un club croate afin d'y observer les entraînements de jeunes. La guerre a tout détruit chez nous. Notre football a tenu le coup avec du talent formé du temps de l'ex-Yougoslavie : Zvonimir Boban, Robert Prosinecki, Davor Suker, etc. Il y a eu ensuite un vide dans toutes les anciennes républiques mais, même si le niveau des championnats est faible, il y a encore assez de talents pour former de bonnes équipes nationales ". Un magnifique hôtel est sur le point d'être terminé. Les 24 chambres à un lit et les six pour deux personnes seront mises à la disposition des pros (mise au vert, repos, point de rencontre avant les matches, etc.) mais aussi des jeunes sur le point d'intégrer l'effectif de la Première. Tomislav a encore tant d'idées à propos du football. Tomislav Ivic : " Ici, en général, il faut être grand. Il y a des exceptions comme Mbark Boussoufa. La puissance domine pour le moment mais les petits techniciens vont se manifester. On a spécialisé les joueurs. Ils connaissent leur job mais ne sont pas assez polyvalents. Quand David Beckham est arrivé au Real Madrid, il a trouvé Raul Figo à droite. L'Anglais était un flanc de formation et il a reculé au c£ur de la ligne médiane. Ce ne fut pas facile car il devait désormais affronter du danger venant de quatre côtés. Il faut cloner les qualités des grands joueurs. Tous les clubs ne peuvent pas transférer Ronaldo ou Ronaldinho mais si un jeune est capable de reproduire un de leurs gestes, il faut les pousser à le faire. Technique, intelligence et vitesse d'exécution, frappe sur les coups francs comme Juninho, Juan RomanRiquelme, Beckham, MilanRapaic, Bosko Balaban : tout se perfectionne tous les jours. J'ai travaillé avec le regretté Ludo Coeck qui détenait un tir à distance phénoménal. Arie Haan, Ruud Geels, Ruud Krol et Frankie Vercauteren ont, comme lui, répété et répété les frappes. Marouane Fellaini joue beaucoup sur son physique, son jeu de tête, son caractère. Il doit améliorer son jeu au pied, sa passe, sa frappe. Steven Defour, un autre jeune, doit plus se déplacer et il cherche encore sa place. Penser, deviner ce que l'autre va faire, se perfectionner, étudier le jeu : quand on a un outil comme cette Académie, ce travail est plus agréable. Tout le monde doit toujours s'adapter. Claude Makelele m'a récemment dit qu'il avait eu besoin de six mois pour trouver ses marques à Chelsea. Or, il venait du... Real Madrid. En Premier League, tout va si vite. Andriy Shevchenko n'est pas le même qu'en Italie. José Mourinho est obligé de l'aligner car le Russe a dépensé beaucoup d'argent pour ce transfert ". Ivic a réponse à tout : ql dynamism pour in jeun h0m d 72 an. PIERRE BILIC