Chelski, le sobriquet est lancé et prévaudra tant que le président russe Abramovitch régnera sur Chelsea. En sept ans, l'oligarque n'a pas manqué de dépenser. Pourtant, depuis deux ans, la crise économique et l'imminence du fair-play financier imposé par l'UEFA avaient freiné ses ardeurs.
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Chelski, le sobriquet est lancé et prévaudra tant que le président russe Abramovitch régnera sur Chelsea. En sept ans, l'oligarque n'a pas manqué de dépenser. Pourtant, depuis deux ans, la crise économique et l'imminence du fair-play financier imposé par l'UEFA avaient freiné ses ardeurs. D'abord, il est retombé à la 50e place du classement des plus riches de la planète établi par le magazine Forbes ; il occupait la 15e place en 2005 et est actuellement devancé par deux autres Russes, Mikhail Prokhorov (39e) et Mikhail Friedman (43e). Ensuite, son club est dépassé en termes de dépenses par Manchester City. Abramovitch demanda donc à son directeur exécutif, Peter Kenyon, de réduire la voilure et de faire des économies pour équilibrer dépenses et recettes et permettre à Chelsea de vivre sans les roubles russes. Celui qui était arrivé dans le football, sans réel background, simplement séduit en mars 2003 par un match de Ligue des Champions opposant Manchester United au Real Madrid, était-il en train de se lasser de son jouet ? Ou simplement n'avait-il pas assez d'argent pour suivre le train imposé par City et le Real Madrid ? " On s'est toujours demandé pourquoi il avait investi dans le football et pourquoi à Chelsea ", avait récemment avoué Alban Traquet, qui a écrit une biographie d'Abramovitch. " Avec Chelsea, il ne fait pas d'argent puisqu'il dépense sans compter, qu'il offre des salaires bien trop généreux et que le club accumule les dettes. Il a une fois avoué à Marcel Desailly que c'était sa raison de vivre. Quant à savoir pourquoi il a choisi Chelsea, c'est sans doute parce que le club se situe à Londres, qu'il dégageait un côté trendy et surtout qu'il était à vendre. " Le dernier mercato a changé la donne : Chelsea a fait fort le dernier jour de janvier. Après avoir passé deux ans à dégraisser son noyau et la masse salariale, les Blues sont revenus aux sommes astronomiques dont nous avait habitués Abramovitch les trois premières années de son règne : 50 millions de livres (quasi 60 millions d'euros) pour Fernando Torres (soit le quatrième transfert le plus cher de l'histoire, le record sur le marché anglais) et 21,3 millions de livres (25 millions d'euros) pour le défenseur de Benfica, David Luiz. Bref du lourd ! Décryptage par le journaliste anglais Martin Lipton : " Abramovitch ne fait que confirmer ce qu'il a toujours dit, à savoir qu'en cas de besoin, il serait disposé à attirer un joueur de gros calibre. Il l'avait promis à Carlo Ancelotti en juillet. Il continue également sa politique de rajeunissement. On a pu remarquer que Chelsea s'était déjà séparé des gros contrats qui remplissaient le banc des remplaçants. Récemment, on a dit que d'autres vétérans allaient être poussés vers la sortie. L'arrivée de Torres, qui a 26 ans, confirme que soit Didier Drogba, soit Nicolas Anelka devront partir en été. "