Alors que les joueurs de Al-Hilal fêtaient le ramadan, Aad de Mos (56 ans) a passé quelques jours aux Pays-Bas.
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Alors que les joueurs de Al-Hilal fêtaient le ramadan, Aad de Mos (56 ans) a passé quelques jours aux Pays-Bas. Aad de Mos : Il y a une certaine pression oui, puisque ces actes aveugles peuvent se produire dans mon quartier. Sept entraîneurs néerlandais travaillent pour des clubs saoudiens. Nous habitons le même quartier et nous soutenons mutuellement, ce qui soulage. Mais si vous découvrez sur CNN, en rentrant de l'entraînement, ce qui est arrivé à 40 km de chez vous, vous avez peur. En voyageant à travers le pays, on ne constate pas directement cette situation. Ce qui effraie, c'est qu'il y avait des Saoudiens et des enfants parmi les victimes du dernier attentat. J'ai sérieusement songé à quitter le pays, de même que les nombreux expatriés qui travaillent dans de grandes entreprises ou dans des écoles. Après une semaine, ce sentiment s'est estompé. Après deux semaines, vous avez presque oublié et après trois semaines la vie continue normalement. En fait, c'est surtout pour la famille que je songeais à partir. Ils ne se rendent pas vraiment compte de ce que l'on vit. J'aurais aussi arrêté si les résultats n'avaient pas été aussi probants. Oui, nous devrons disputer 45 matches, car nous sommes en lice dans toutes les compétitions. Si tout va bien, cela durera jusqu'en mai. Nous nous sommes qualifiés pour la Coupe d'Asie, pour la Coupe Arabe et sommes en lice en Coupe et en compétition nationales. Nous sommes 4es au classement actuel, ce qui donne droit à disputer les playoffs. Nous devrions être à mêmes de maintenir au moins cette position, si l'équipe continue à jouer aussi bien. La Coupe débute en avril et dure un mois. En cas de défaite au premier tour, nous aurions trois semaines de vacances en plus ! C'est le plus grand club d'Asie. Une vieille équipe entourée de gens exceptionnels. Elle compte le plus grand nombre de supporters, répartis sur tout le territoire. La pression est forte car nous ne pouvons pas perdre. Il faut à la fois gagner, proposer un spectacle offensif en jouant bien. Le complexe d'entraînement est en effet splendide. Cela vaut pour chaque club saoudien car les facilités des clubs sont fournies par l'Etat. Cependant, dans le stade, toutes les recettes vont également au Royaume, recettes et droits TV inclus. Les clubs gagnent de l'argent via le sponsoring et les panneaux d'affichage au complexe d'entraînement. Les salaires ne sont plus aussi élevés qu'au Qatar, la source d'argent est tarie. Des réformes sont annoncées, les princes sont de plus en plus prudents quand il s'agit d'investir dans le foot. Il faut croire que les décennies dorées des années 80 et 90 sont finies. (F. Vanheule)F. Vanheule