Al-Qaïda a perpétré un attentat-suicide à Riyad, à 3 km de sa maison. Ce drame a mis une triste fin à une belle période car Aad de Mos a gagné la Coupe d'Arabie avec Al-Hilal.
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Al-Qaïda a perpétré un attentat-suicide à Riyad, à 3 km de sa maison. Ce drame a mis une triste fin à une belle période car Aad de Mos a gagné la Coupe d'Arabie avec Al-Hilal. Tendus. Le mardi précédant mon départ, Al-Qaïda a commis ces attentats. Je rentrais d'une réunion quand une personne du club m'a appris que trois bâtiments, habités essentiellement par des Américains, avaient été pris pour cibles par des terroristes. Je n'ai vraiment saisi que le lendemain. Je suis allé à l'entraînement mais c'est le chauffeur du prince qui m'a conduit. Je ne pouvais pas conduire moi-même. Les Arabes ne savent pas si vous êtes américain ou européen. Nous avons donc pris une voiture blindée. Normalement, le trajet dure une demi-heure. Nous avons mis deux heures. La ville était transformée en forteresse, tout le monde était contrôlé. L'aéroport n'était qu'un chaos. Les gens réservaient n'importe quel vol pour fuir. C'était fantastique, comme toujours quand vous gagnez. Al-Hilal est le Manchester United du Moyen-Orient. A mon arrivée, il était cinquième. C'était un mauvais classement. Nous avons entamé la Ligue des Champions asiatique. Nous étions qualifiés parmi les 16meilleurs et nous avons été versés avec trois autres clubs dans une poule aux Emirats. Nous avons été vaincus par le club local puis nous avons battu le champion d'Iran avant d'être défaits 3-0 par l'équipe de Romario. J'ai remarqué que les arbitres étaient corrompus. Les équipes locales gagnaient toujours. Nous avons battu nos grands rivaux, Al-Ahly et Al-Nasr. Ces derbies sont très chargés. Le 9 avril, devant 75.000 spectateurs, nous avons disputé la finale. Nous avons gagné 1-0 et la ville était sens dessus-dessous. Nous avons été couverts de cadeaux et les cheiks ont donné de l'argent aux joueurs. Pas dans ce cas. Abdullah Bin Mos Aad (oui, c'est son nom !) comprend bien le football. Il a 37 ans, il a étudié à Miami et est plutôt européen. Il joue lui-même très bien. Il a fait aménager un terrain éclairé derrière son palais. Il s'y entraîne en répétant les actions de Ronaldo. Il est différent des autres princes, qui sont têtus et imbus d'eux-mêmes. J'ai toujours trouvé ça attrayant. Il y a tellement de talents et de travail à accomplir là-bas. Tele Santana m'a déjà demandé mais je ne suis pas encore prêt. (M. Krabbendam)