La Suède s'est qualifiée pour l'EURO en finissant meilleur deuxième de tous les groupes qualificatifs, après avoir inscrit pas moins de 31 buts en 10 matches. Pour éviter les barrages, elle se devait de battre les Pays-Bas à domicile lors de l'ultime rencontre, sans Zlatan Ibrahimovic qui était suspendu. Les Suédois se montrèrent à la hauteur en s'imposant 3-2. La Suède se retrouvait à nouveau parmi les grands noms du foot continental. Depuis l'EURO 2008, beaucoup de choses ont changé.
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La Suède s'est qualifiée pour l'EURO en finissant meilleur deuxième de tous les groupes qualificatifs, après avoir inscrit pas moins de 31 buts en 10 matches. Pour éviter les barrages, elle se devait de battre les Pays-Bas à domicile lors de l'ultime rencontre, sans Zlatan Ibrahimovic qui était suspendu. Les Suédois se montrèrent à la hauteur en s'imposant 3-2. La Suède se retrouvait à nouveau parmi les grands noms du foot continental. Depuis l'EURO 2008, beaucoup de choses ont changé. Frederik Ljungberg et Henrik Larsson ont fait leurs adieux et la plupart des -21 ans qui ont connu le succès en catégories d'âge ont fait leur apparition en équipe A. Le coach aussi a été remplacé : Lars Lagerback qui avait emmené ses troupes à cinq tournois majeurs d'affilée a démissionné après l'échec de la qualification pour l'AfSud en 2010. Le changement était devenu nécessaire car la Suède était fatiguée du système de jeu donnant priorité à la sécurité et au résultat. L'optimisme est à présent de rigueur avec le football plus offensif proposé par Erik Hamren mais en même temps il est difficile de se forger une réelle opinion sur les attentes qu'on peut avoir de la Suède, surtout que la défense paraît affaiblie. Alors que le vétéran Olof Mellberg (presque 35 ans) est toujours un excellent défenseur, ses collègues le sont moins. Lorsque Daniel Majstorovic se blessa au genou en février dernier, Hamren aligna Jonas Olsson, qui n'avait aucune expérience chez les A. Le poste d'arrière-gauche est un casse-tête, vu les prestations en demi-teinte de Behrang Safari et d' Oscar Wendt qui leur ont valu d'être écartés. Finalement Safari est revenu mais il est en concurrence avec Martin Olsson qui s'est bien débrouillé en équipe nationale mais qui a montré quelques carences avec Blackburn. L'arrière-droit Mikael Lustig a joué tous les matches de la campagne de qualification mais a été récemment sujet à des blessures et a peu joué au Celtic. Il n'a pas vraiment de remplaçant poste pour poste, l'arrière-central Andreas Granqvist devra sans doute prendre sa place s'il lui arrive un pépin. Offensivement, les choses paraissent mieux embarquées. Mais la grande révélation, John Guidetti, 20 buts à Feyenoord, s'est blessée et doit faire l'impasse sur le tournoi. Heureusement, Johan Elmander a connu une belle saison à Galatasaray alors qu' Ola Toivonen a continué à briller au PSV. Et puis il y a Zlatan. Le plus controversé et le plus talentueux suédois, avec la moitié du pays qui l'adore et l'autre moitié qui le déteste. S'il est vrai qu'un Ibrahimovic râleur et irritable diffuse une énergie négative, il porte tout le poids de la sélection sur ses épaules lorsqu'il est inspiré. La destinée du groupe Suède sera donc en grande partie liée à son état de forme. Le capitaine devra se montrer sous son meilleur jour si la Suède veut passer le premier tour. PAR JOHANNA GARA (ESM), À STOCKHOLM Mellberg, presque 35 ans, est toujours un excellent défenseur