Paul Put va bientôt passer un important examen: il est charger de repropulser Lokeren dans le Top 5. La mission ne s'annonce pas simple, surtout qu'il doit remplacer presque tout l'axe de l'équipe, suite aux départs de Chris Janssens, Nenad Vanic, Marcel Mbayo et Adekanmi Olufade. Le quatuor susnommé a été à l'origine de 60 à 70% des buts de Lokeren la saison dernière.
...

Paul Put va bientôt passer un important examen: il est charger de repropulser Lokeren dans le Top 5. La mission ne s'annonce pas simple, surtout qu'il doit remplacer presque tout l'axe de l'équipe, suite aux départs de Chris Janssens, Nenad Vanic, Marcel Mbayo et Adekanmi Olufade. Le quatuor susnommé a été à l'origine de 60 à 70% des buts de Lokeren la saison dernière. La préparation a connu trop de hauts et de bas pour être qualifiée de réussite. Toutefois, les matches Intertoto à Newcastle et contre les Polonais de Zaglebie Lubin ont été positifs tandis que Lokeren s'est révélé sous son plus mauvais jour dans un match amical face à un pensionnaire de 2e Provinciale, Tubantia Borgerhout. On y a vu le plus gros manquement de l'équipe: son incapacité à marquer, son manque de créativité, accru par la longue indisponibilité du meneur de jeu, Runar Kristinsson, et du retard de condition de Sambegou Bangoura. Les Waaslandiens espèrent régler ce problème grâce au médian norvégien Norman Petter Rudi. DÉFENSEPut s'en tient au 4-3-3, avec lequel il espère presser l'adversaire dans son camp. Un gardien apte à participer au jeu est donc très important. La concurrence qui oppose Mladen Dabanovic et Daniel Zitka est vive. Zitka est travailleur, très motivé et dirige activement sa défense. Sa stature confère plus de classe à Dabanovic mais il se repose trop sur ses qualités. A l'arrière droit, Audun Helgason est sûr de sa place. Il atteint un bon niveau mais on peut attendre plus de lui. Ses passes sont trop souvent peu soignées et il doit se montrer plus offensif sur son flanc. Dans l'axe, Put opte pour une défense en zone, ce qui crée des problèmes au duo Suvad Katana- Alen Mrzlecki. D'un naturel introverti, ces deux défenseurs centraux dirigent peu et reculent trop. C'est pour cela que Soley Seyfo a été injecté si rapidement dans l'équipe, à la place de Mrzlecki. Toutefois, le puissant Gambien est suspendu pour quatre rencontres dès le début du championnat. Peut-être Patrice Zéré, revenu bredouille de ses tests en Angleterre et en France, pourra-t-il offrir une solution à Lokeren? A gauche, Stefaan Van Dender fait sa réapparition, après deux ans de blessures. Il va entrer en concurrence avec l'Ivoirien Mamadou Coulibali et avec Arnar Vidarsson. ENTREJEULokeren va évoluer en triangle. Pendant la préparation, jusqu'au forfait de Kristinsson, l'équipe a évolué à l'islandaise. Vidarsson était chargé de la récupération alors qu' Arnar Gretarsson et surtout Kristinsson s'occupaient de la création. Il y a beaucoup de chances que Rudi ou le jeune Davy De Beule reprennent le rôle de Kristinsson comme numéro dix. ATTAQUESeul Sambegou Bangoura reste, en pointe. Il ne manque pas de punch et marque aisément. Karim El Bodmossi est très différent. Il mise davantage sur son abattage et sa vitesse. Le centre-avant doit être servi par les flancs. A gauche, on retrouve Roman Vonasek, qui est revenu alors qu'il était presque voué aux oubliettes l'an dernier. Eric Mebenga est difficile à juger, car il a été malade et a connu des problèmes d'intégration. A droite, Put a longtemps préfré le jeune espoir De Beule, un meneur de jeu de formation. Il n'a pas vraiment l'habitude de travailler en profondeur et en vitesse. Abdoul Karim Sylla et Patrick Zoundi semblent constituer de meilleures alternatives. Ils ont un bon bagage mais ils ont encore beaucoup à apprendre tactiquement. CONCLUSIONLokeren est face à la saison de confirmation mais il l'entame avec un handicap. Il a perdu la plupart de ses titulaires et il est privé de Kristinsson et de Seyfo en début de championnat. Put doit titulariser des joueurs comme Katana et De Beule, qui ne dépassaient pas les places douze à quatorze sous l'ère de Georges Leekens. En outre, le président, Roger Lambrecht, reste très ambitieux. Il ne se satisfera pas d'une place au-delà du Top 5 du classement. Frédéric Vanheule