La scène se passe à Namur. En grande pompe, l'école des jeunes de l'Union Namur présente son défibrillateur. " C'est une première pour une école des jeunes ", lâche le directeur de l'école, Frank Defays " car j'ai voulu faire de la sécurité des jeunes une priorité. " Fait cocasse : les jeunes de Namur bénéficieront de cet appareil alors que l'équipe première n'en a pas,... faute de budget nécessaire. Pour arriver à ses fins, Defays a dû activer ses réseaux et c'est grâce au sponsoring du Casino de Namur, qui a pris à sa ...

La scène se passe à Namur. En grande pompe, l'école des jeunes de l'Union Namur présente son défibrillateur. " C'est une première pour une école des jeunes ", lâche le directeur de l'école, Frank Defays " car j'ai voulu faire de la sécurité des jeunes une priorité. " Fait cocasse : les jeunes de Namur bénéficieront de cet appareil alors que l'équipe première n'en a pas,... faute de budget nécessaire. Pour arriver à ses fins, Defays a dû activer ses réseaux et c'est grâce au sponsoring du Casino de Namur, qui a pris à sa charge l'achat du défibrillateur (entre 1.800 et 2.000 euros), que l'opération a pu avoir lieu. " On n'en a pas pour l'équipe première mais je ne comprends pas pourquoi l'Union belge ne rend pas ce type d'équipement obligatoire pour l'obtention de la licence ", se défend le président de Namur, Jean-Claude Baudart. " Au lieu de cela, on nous oblige à ériger une tribune qui n'a pas encore servi depuis sa construction... " La question se pose donc : les clubs de D1 ont-ils tous cet appareil qui a déjà prouvé son utilité notamment avec Khalilou Fadiga en Angleterre ? Non. Certains n'ont clairement pas fait de ce type d'investissement une priorité. Tubize n'a pas décidé d'en acheter sur ses fonds propres. " Il en existe un à proximité du stade mais il appartient à la Ville et peut servir à d'autres activités et à d'autres clubs que le nôtre ", explique le secrétaire général du club brabançon, Michel Lekime. A Charleroi, le docteur Carl Willems a dû insister deux ans durant avant que le Sporting ne se décide à investir en fin de saison dernière. En attendant, il apportait toujours son propre défibrillateur personnel aux matches. Au Standard, il y a quelques années, le défibrillateur, propriété de la Région wallonne, arrivait le vendredi et repartait le lundi. Mais cela a bien changé. Aujourd'hui, il en existe un à l'Académie et deux au stade (un pour les joueurs et un pour les... spectateurs). Dans certains clubs, le lieu où se trouve cet appareil n'est pas indiqué. Il est même arrivé que lors de certaines rencontres, le défibrillateur soit enfermé dans une armoire dont personne ne dispose de la clé ! A l'Union belge, on a opté pour certains partenariats. Ainsi, lorsque chaque match de jeunes ou de l'équipe première se déroule au Heysel, une ligne directe entre le stade Roi Baudouin et l'AZ-VUB permet d'envoyer une ambulance qui arrive endéans les trois minutes. Enfin, soulignons l'initiative personnelle de Mouscron où le kiné du club avait décidé de donner une formation aux joueurs, afin que ceux-ci soient capables de réagir en cas d'incident. Malheureusement, les problèmes des derniers mois ont repoussé la mise en place de cette formation. STÉPHANE VANDE VELDE