Plus aucun stade belge ne sera conforme pour accueillir des matches de coupes d'Europe à partir de la saison prochaine et les Diables rencontreront les mêmes problèmes d'infrastructure : la presse a rappelé cette info la semaine dernière. Mais nous nous en sortirons par le chas de l'aiguille. " L'UEFA a prévu des dérogations pour les pays qui présentent des projets solides de renouvellement de leurs stades ", dit Alain Courtois.
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Plus aucun stade belge ne sera conforme pour accueillir des matches de coupes d'Europe à partir de la saison prochaine et les Diables rencontreront les mêmes problèmes d'infrastructure : la presse a rappelé cette info la semaine dernière. Mais nous nous en sortirons par le chas de l'aiguille. " L'UEFA a prévu des dérogations pour les pays qui présentent des projets solides de renouvellement de leurs stades ", dit Alain Courtois. Ces projets sont à présent concrets. Un nouveau stade ou un stade rénové par province, à l'exception de Namur et du Luxembourg où on ne peut pas assurer la viabilité d'une enceinte de plus de 20.000 places. Et toujours en toile de fond, le dossier de candidature à l'organisation de la Coupe du Monde 2018. " Maintenant, le politique s'est vraiment mis en route ", continue Courtois. Le Premier ministre présentera les esquisses de sept nouveaux stades à la fin mars. Et début mai, Yves Leterme démontrera, lors d'un colloque économique sur le projet du Mondial, les implications en termes d'emplois. Le financement des travaux de construction ou de rénovation suivra la règle des trois tiers : un tiers assuré par le fédéral, un autre par les Régions, le dernier par le privé. La Flandre a quatre projets : Genk (agrandissement de la Cristal Arena), Bruges (pour le Club et le Cercle), Anvers (pour le Germinal Beerschot et l'Antwerp s'il survit) et Gand (pour la Gantoise). Dans les trois derniers cas, ce seront des stades flambant neufs. A Bruges, le nouveau bâtiment abritera de toute façon 40.000 sièges. A Anvers et à Gand, il y en aura 20.000 si nous n'obtenons pas le Mondial, 40.000 si nous l'avons. A Genk, on passera à 40.000 pour la Coupe du Monde et l'agrandissement sera plus limité si le tournoi ne vient pas chez nous. Le gouvernement flamand allouera à chaque projet un prêt de 10 millions. A Bruxelles (financement par la Ville, la Région et l'Etat fédéral), le Stade Roi Baudouin sera transformé s'il y a le Mondial. Dans l'autre cas, on construira une nouvelle enceinte à Schaerbeek. Mais Courtois ne désespère pas de changer encore le cours des choses en cas de Coupe du Monde, de quitter quand même le Heysel dans cette hypothèse-là. Pour les deux stades retenus au sud du pays, la Région wallonne offrira chaque fois 10 millions cash (pas à rembourser comme en Flandre, donc). Le Standard restera donc à Sclessin (40.000 places) et les plans du nouveau stade de Charleroi ont été présentés la semaine dernière (25.000 places sans la Coupe du Monde, 44.000 avec le Mondial). Les Carolos ont appris entre-temps qu'il ne leur restait qu'un an et demi pour démonter le Stade du Pays de Charleroi ! " Le dossier de ce nouveau stade est le seul dans lequel le club concerné n'a toujours participé à aucune discussion ", signale Courtois. " Je voudrais impliquer les gens du Sporting dès que possible. " Anderlecht, lui, a aussi une dérogation de l'UEFA parce qu'il a présenté récemment un plan de rénovation qui a été approuvé. La bonne nouvelle récente est la promesse du ministre des Finances, Didier Reynders, d'appliquer le tax shelter aux dossiers de stades : les privés qui en financeront une partie bénéficieront d'importants avantages fiscaux. Une mesure qui vaut aussi pour les stades d'entraînement réaménagés pour le Mondial. Il en faudrait 16. Seul Eupen a déjà reçu la garantie d'en faire partie. pierre danvoye