Les événements du match Francs Borains-La Louvière l'ont rappelé : le phénomène du hooliganisme existe encore en Belgique. Il y a deux ans, Alan Marchal, journaliste pour L'Avenir, s'était lancé dans la réalisation d'un webdocumentaire sur les hooligans wallons. Un projet qui lui a valu le Prix du journalisme 2017 du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Son travail connaît un nouveau prolongement avec la publication d'un livre. Pour celui-ci, il est aussi allé à la rencontre d'autres noyaux durs, notamment en Flandre, tout en évoquant les autres acteurs du phénomène (la cellule football, les " spotters ", etc.).

" L'objectif initial était de donner la parole aux hooligans pour qu'ils évoquent leur " passion " et que le lecteur puisse comprendre leurs motivations ", explique le journaliste. " Mais j'ai aussi veillé à cadrer leurs propos car ce n'est pas eux qui écrivaient le livre. "

La première étape a été de gagner la confiance des noyaux durs, ce qui n'a pas toujours été simple. " J'ai essuyé pas mal de refus au début. Petit à petit, en passant des messages à des gens proches des groupes, en échangeant des SMS et des coups de téléphone, j'ai réussi à me faire accepter. À partir de ce moment, tout s'est enchaîné. "

Le journaliste a pu discuter, parfois longuement, avec les responsables des groupes du F.C. Liège, de la Louvière de Charleroi, du Standard, d'Anderlecht de Bruges ou encore de Gand. En Flandre, les contacts ont été plus compliqués.

" Genk et Anvers ont refusé. Pour certains hooligans, rencontrer un journaliste n'est pas acceptable. Surtout si, en plus, il est francophone... " Ces témoignages confirment un constat : supprimer le hooliganisme s'apparente à une utopie.

" Initialement, je pensais que les hooligans venaient simplement pour la baston mais beaucoup sont de réels supporters de leur club. Il y a aussi des phénomènes de glissement. Des supporters se définissent comme " ultras " mais ont des comportements propres aux hooligans, en n'hésitant pas à en venir aux poings si la situation leur déplaît. "

Du jeu et des pains. Les hooligans se racontent. La Renaissance du Livre. 15 euros. 144 pages.

Les événements du match Francs Borains-La Louvière l'ont rappelé : le phénomène du hooliganisme existe encore en Belgique. Il y a deux ans, Alan Marchal, journaliste pour L'Avenir, s'était lancé dans la réalisation d'un webdocumentaire sur les hooligans wallons. Un projet qui lui a valu le Prix du journalisme 2017 du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Son travail connaît un nouveau prolongement avec la publication d'un livre. Pour celui-ci, il est aussi allé à la rencontre d'autres noyaux durs, notamment en Flandre, tout en évoquant les autres acteurs du phénomène (la cellule football, les " spotters ", etc.). " L'objectif initial était de donner la parole aux hooligans pour qu'ils évoquent leur " passion " et que le lecteur puisse comprendre leurs motivations ", explique le journaliste. " Mais j'ai aussi veillé à cadrer leurs propos car ce n'est pas eux qui écrivaient le livre. " La première étape a été de gagner la confiance des noyaux durs, ce qui n'a pas toujours été simple. " J'ai essuyé pas mal de refus au début. Petit à petit, en passant des messages à des gens proches des groupes, en échangeant des SMS et des coups de téléphone, j'ai réussi à me faire accepter. À partir de ce moment, tout s'est enchaîné. " Le journaliste a pu discuter, parfois longuement, avec les responsables des groupes du F.C. Liège, de la Louvière de Charleroi, du Standard, d'Anderlecht de Bruges ou encore de Gand. En Flandre, les contacts ont été plus compliqués. " Genk et Anvers ont refusé. Pour certains hooligans, rencontrer un journaliste n'est pas acceptable. Surtout si, en plus, il est francophone... " Ces témoignages confirment un constat : supprimer le hooliganisme s'apparente à une utopie. " Initialement, je pensais que les hooligans venaient simplement pour la baston mais beaucoup sont de réels supporters de leur club. Il y a aussi des phénomènes de glissement. Des supporters se définissent comme " ultras " mais ont des comportements propres aux hooligans, en n'hésitant pas à en venir aux poings si la situation leur déplaît. " Du jeu et des pains. Les hooligans se racontent. La Renaissance du Livre. 15 euros. 144 pages.