Le virage des fêtes de Pâques constitue toujours un moment important dans l'année sportive. Alors que les coureurs cyclistes ont abordé les classiques wallonnes, merveilles de leur agenda, les footballeurs ont le nez dans le guidon. Comme les étudiants,ils se disent, certains avec crainte, que l'heure des examens et de la proclamation approche à grands pas. Bruges a pris de l'avance et détient déjà sa grande distinction, comme le prouve son récent succès (0-3) sur la pelouse de Genk, un champion en titre, pour peu de temps encore,en pleine perte de vitesse. Les Brugeois seront sacrés maîtres de la D1 lors de la prochaine journée s'ils s'imposent au Lierse, vendredi, et si Anderlecht n'empoche pas toute la mise, dimanche soir, à Lokeren. Le choc entre les Mauves, désireux de s'approprier le deuxième bi...

Le virage des fêtes de Pâques constitue toujours un moment important dans l'année sportive. Alors que les coureurs cyclistes ont abordé les classiques wallonnes, merveilles de leur agenda, les footballeurs ont le nez dans le guidon. Comme les étudiants,ils se disent, certains avec crainte, que l'heure des examens et de la proclamation approche à grands pas. Bruges a pris de l'avance et détient déjà sa grande distinction, comme le prouve son récent succès (0-3) sur la pelouse de Genk, un champion en titre, pour peu de temps encore,en pleine perte de vitesse. Les Brugeois seront sacrés maîtres de la D1 lors de la prochaine journée s'ils s'imposent au Lierse, vendredi, et si Anderlecht n'empoche pas toute la mise, dimanche soir, à Lokeren. Le choc entre les Mauves, désireux de s'approprier le deuxième billet pour la Ligue des Champions, et la bande du Daknam, révélation de la saison, vaudra le déplacement. Au-delà de cette lutte à trois, les nouvelles sont hélas moins bonnes. Après le roman malinois, le thriller de Lommel ridiculise le championnat de D1 et la Ligue Professionnelle. Le cercle campinois joue à gauche, déclare forfait à droite: quelle pantalonnade! La Louvière est aussi embarquée dans les vents du doute. Grâce au président Filippo Gaone, le club du Tivoli noue les deux bouts, a obtenu sa licence sans trop de problème et a mérité sa présence, le 1er juin, en finale de la Coupe de Belgique. Compte tenu de la maigreur des moyens financiers, aucun club ne travaille probablement aussi bien que La Louvière où le coach, Ariel Jacobs, et le manager, Roland Louf, se multiplient avec bonheur. Si le club du Centre s'inquiète pour son avenir, les joueurs en tête comme le prouvent leurs absences à Gand, c'est en raison de son stade désuet qui ne lui permet pas d'avoir une politique commerciale moderne. Cela a attiré le regard de Johan Vermeersch (Molenbeek FC Brussels), qui aimerait s'installer en D1 en gobant les Loups. Gaone songe à d'autres solutions, met intelligemment la pression sur la Ville mais son champ de manoeuvre est étroit. L'Union Belge ne peut rester les bras ballants. Elle doit offrir des idées et des initiatives sur deux théâtres qui lui appartiennent: les Diables Rouges et la Coupe de Belgique. La finale de la Coupe est une occasion unique de passer à l'action. Le Stade Roi Baudouin doit être plein à craquer. Ce n'est pas que le rendez-vous des Loups et de St-Trond, les héros du jour, mais bien la fête de tout le foot belge. A l'Union Belge de trouver la volonté de remplir son stade. Histoire de prouver qu'elle est plus optimiste que la Ligue Professionnelle... Puis, ce sera au tour d' Aimé Anthuenis d'entrer dans la danse. Après le match amical Belgique- Pologne du 30 avril, le coach fédéral jouera gros avec la visite en Bulgarie le 7 juin et Belgique-Andorre quatre jours plus tard. Si le football belge veut boucler la saison sur une note positive, cela passera par une réaction des Diables après la catastrophe de Zagreb. Ce soir-là, en plus de l'insuffisance des joueurs, le staff technique avait-il bien cerné le potentiel adverse? Le travail mental fut-il à la hauteur de l'événement? La vision tactique fut-elle assez souple pour que le 4-3-3 de départ s'adapte aux problèmes posés par les Croates? Les techniciens belges avaient-ils autant bossé qu' Otto Baric, qui connaissait les Diables sur le bout des doigts et s'était même plongé dans l'ambiance de notre championnat de D1 pour compléter ses notes? La Belgique est en panne de portiers quand Geert De Vlieger n'est pas là (est-ce normal?), se cherche en défense, dans la ligne médiane et même en attaque: énorme mais cela ne peut être paralysant. En juin 2002, la Belgique épatait la galerie face à la Russie et au Brésil. Un an plus tard, presque jour pour jour, le défi est le même: il faut gagner en Bulgarie pour garder ses chances de qualification pour l'EURO 2004. Si c'était le cas, on n'aurait pas sonné les cloches (de Pâques) au football belge pour rien.L'UB doit prouver qu'elle est plus optimiste que la Ligue Pro...