Dans l'univers particulier des intermédiaires, la violence verbale et autre, c'est un peu la norme. Mais dans une discussion entre un scout allemand et la direction de La Gantoise, par exemple, tout se fait de façon beaucoup plus civilisée. L'Allemand en question renseigne depuis des années de bons joueur...

Dans l'univers particulier des intermédiaires, la violence verbale et autre, c'est un peu la norme. Mais dans une discussion entre un scout allemand et la direction de La Gantoise, par exemple, tout se fait de façon beaucoup plus civilisée. L'Allemand en question renseigne depuis des années de bons joueurs à nos équipes. Parfois, ça débouche sur un deal. Et donc, l'homme voudrait être rétribué. Parce qu'il a noué les contacts. Mais personne ne veut le payer. Et il trouve ça anormal. D'autant qu'en Allemagne, les choses se font autrement. Pourquoi est-ce impossible en Belgique ? Nous avons fait, ces dernières semaines, un travail de vérification auprès d'agents et de directeurs sportifs. Ils sont tous positifs sur le travail fourni par l'Allemand en question. Mais il y a un problème. Dès que les clubs demandent à un joueur le nom de la personne qui le représente, l'Allemand n'est jamais cité. " Et donc, on ne peut pas le payer ", nous explique le Gantois Michel Louwagie. " C'est à lui de se mettre d'accord avec l'agent concerné. Il suffit d'aller sur Transfermarkt pour citer ensuite des noms de joueurs. Si je contacte les gens de Manchester City pour leur dire que Messi est un bon joueur, est-ce que je peux réclamer ensuite une commission de 50% ? " Le problème en Belgique, c'est un règlement qui stipule que pour travailler chez nous, il faut déposer 25.000 euros sur un compte bloqué. Et ce n'est pas intéressant pour un détenteur de mandat venu d'un autre pays qui ne ferait qu'une seule opération chez nous.