lE coach GILBERT BODART

Je suis évidemment enchanté par la réaction de tout mon groupe. Il avait le regard tourné vers le bas quand je suis arrivé. Le gros problème ne se situait pas du tout au niveau de la qualité du travail ou des atouts de l'équipe. Je l'ai toujours dit : mon prédécesseur, Emilio Ferrera, m'avait remis un bon outil. Ce groupe avait besoin d'un déclic et, à partir de là, nous avons su dialoguer, augmenter nettement tout le capital confiance, mettre en place des mécanismes tactiques différents. Dès lors, le profil mental de tout le groupe a fortement changé. Mes joueurs sont devenus des gagneurs.
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Je suis évidemment enchanté par la réaction de tout mon groupe. Il avait le regard tourné vers le bas quand je suis arrivé. Le gros problème ne se situait pas du tout au niveau de la qualité du travail ou des atouts de l'équipe. Je l'ai toujours dit : mon prédécesseur, Emilio Ferrera, m'avait remis un bon outil. Ce groupe avait besoin d'un déclic et, à partir de là, nous avons su dialoguer, augmenter nettement tout le capital confiance, mettre en place des mécanismes tactiques différents. Dès lors, le profil mental de tout le groupe a fortement changé. Mes joueurs sont devenus des gagneurs. La Louvière, ce n'est pas Barcelone, pas une équipe de stars. Ce sont en tout cas de bons joueurs qui peuvent progresser à condition d'être unis. Ils peuvent se classer à la fin de la colonne de gauche, comme dit Georges Leekens, ou au début de celle de droite, pas loin de ceux qui composent le deuxième peloton, derrière les grands de la D1. Ce club ne doit pas lutter pour le maintien. J'ai envie de citer tout le monde au tableau d'honneur. Quand je suis passé de façon inattendue du 4-4-2 au 3-5-2, le groupe a suivi et l'a même fait avec enthousiasme. Il y a un bon mélange entre les jeunes, les anciens et des joueurs en quête de relance. Je suis plein d'admiration face à Nordin Jbari. On n'imagine pas le poids qui pèse sur ses épaules. Vu sa réputation, qui n'est pas usurpée, il devait résoudre tous les problèmes offensifs de La Louvière. C'est évidemment impossible. Nordin se bat, déménage les défenses adverses, crée des espaces pour les autres. Or, il serait plus facile pour lui de camper dans le rectangle adverse : c'est son domaine. Non, il sait que La Louvière ne peut pas se permettre ce luxe. Il bosse même si cela lui coûte parfois un peu de fraîcheur à la finition. Je découvre un autre Jbari, que je ne connaissais pas : il est exemplaire, assume ses responsabilités sans chercher d'excuses même quand la vie ne lui fait pas de cadeaux. Des joueurs sont libérés, comme Fadel Brahami ou Egutu Oliseh, ou travaillent beaucoup comme Alexandre Teklak ou Olivier Guilmot . lAvant le début de la saison, il avait beaucoup été question du transfert de Silvio Proto à Anderlecht. Michaël Cordier a bien comblé cet immense vide malgré sa jeunesse (21 ans), s'entend magnifiquement avec Benoît Daniel et bosse d'arrache-pied sous la direction de Michel Piersoul. Nordin Jbari a souvent été très seul en pointe. En principe, Sergio Sanchez aurait dû être son complément. Ce ne fut pas souvent le cas. L'Argentin a une carte de visite longue comme un jour sans pain mais il n'a pas su se rendre indispensable jusqu'à présent. JOUEURS UTILISéS : Baynon (3), Begovic (2), Blay (14), Bosak (1), Brahami (16), Cordier (15), Daniel (1), De Oliveira (12), Durieux (3), Ekani (5), Emeran (14), Guilmot (18), Jbari (16), Luntala (10), Mazurkiewicz (12), Montoya (11), Oliseh (18), Oulai (10), Pinelli (10), Potier (6), Sánchez (12), Stojkov (8), Teklak (17), Tiago (2), Vervalle (8). BUTEURS : Brahami (1), Emeran (1), Guilmot (2), Jbari (2), Oulai (1), Pinelli (1), Potier (2), Sánchez (3), Stojkov (3). CARTES JAUNES : 31 CARTES ROUGES : 3 PENALTIES : 1 pour (0), 2 contre (1). CORNERS : 60 pour, 88 contre. FAUTES : 346 commises, 301 subies. PIERRE BILIC" J'AI ENVIE DE CITER TOUT LE MONDE AU TABLEAU D'HONNEUR "