1. Tu signes à Mouscron après une saison blanche. Ce n'est jamais facile pour un joueur de connaître une année sans football. Comment l'as-tu vécue?
...

1. Tu signes à Mouscron après une saison blanche. Ce n'est jamais facile pour un joueur de connaître une année sans football. Comment l'as-tu vécue? Quand tu ne retrouves pas de club, les premières semaines sont difficiles. Tu as automatiquement une envie de faire autre chose. Je me suis posé la question de savoir si le foot n'était pas derrière moi, mais je ne voulais pas arrêter de cette manière-là puisque ce n'est pas moi qui l'avais décidé. J'ai beaucoup travaillé et après un stage en montagne avec plusieurs joueurs de D1A et B, je me suis rendu compte que j'avais encore les capacités pour le haut niveau. Avec le recul, cet événement m'a beaucoup servi. Notamment pour l'après-football. À Mouscron, le retour dans les vestiaires m'avait manqué et tous les matins, j'arrive à l'entraînement avec le sourire. 2. Tu as parlé de l'après-football, tu as notamment connu une expérience dans le monde des médias, à la DH, en radio, pour commenter l'EURO 2020. Tu te vois continuer dans ce secteur à l'avenir? J'ai toujours voulu être dans les médias sportifs. J'avais déjà eu plusieurs expériences durant mes sept années à Charleroi, où j'avais fait plusieurs plateaux et commenté plusieurs matches de Ligue 1. C'est là où j'ai envie d'être et l'opportunité que m'a donnée la DH était parfaite puisque je venais de connaître une saison blanche. Ça va se poursuivre étant donné que je serai dans la tournante des consultants dans l'émission Complètement Foot sur Vivacité. Ça me permet de préparer comme il se doit mon après-carrière. 3. Ton nouveau club vit une véritable transformation. La direction a changé son fusil d'épaule après une année compliquée, en s'appuyant davantage sur des joueurs d'expérience. Une bonne chose? Seul l'avenir nous le dira. Pour avoir été en externe du club pendant un an, ce que les gens reprochaient à Mouscron, c'est d'avoir perdu son identité. Ils ont aussi perdu cette sympathie avec les supporters et les amoureux de l'Excel. Aujourd'hui, la direction a décidé de changer ça et a opté pour des joueurs qui connaissent le championnat. Ils essayent de créer une bonne alchimie entre jeunes et joueurs d'expérience. C'est intelligent d'avoir agi comme ça, mais seuls les résultats nous diront si ce changement drastique était positif ou non. Même si les résultats sont importants, l'état d'esprit l'est tout autant et de ce point de vue, Mouscron a rattrapé les erreurs du passé. 4. Est-ce que l'ambition de Mouscron est de retourner parmi l'élite dès cette année? J'ai envie de dire oui, mais si on analyse correctement la situation, chaque équipe peut prétendre à la victoire finale. On n'est pas favoris. Le championnat est difficile et le club est en pleine reconstruction. Il y a eu beaucoup de départs et d'arrivées. Il faut trouver une identité et une unité de jeu. Le coach met des choses en place et seul le temps nous dira si on se bat pour monter. Je veux y croire parce que j'ai aussi signé à Mouscron pour les ramener en D1A, mais il faut rester humbles, jouer match par match. En fonction des résultats, on verra si on mérite ou non, de jouer la tête du classement. 5. Est-ce que Enzo Scifo est l'homme de la situation pour le renouveau de Mouscron? Très clairement. Tout comme son T2 José Jeunechamps et Émile Mpenza. C'est un staff complet et compétent. Ils connaissent le terrain. Ça faisait plusieurs années que le coach n'avait pas entraîné et les premières semaines étaient la redécouverte du métier, mais il s'est très vite remis dans le bain. De plus, l'effectif a été construit par les dirigeants pour le coach. Il a vraiment insisté sur le fait qu'il voulait un groupe avec un bon état d'esprit. Il a pris en main une situation difficile et ce qu'il met en place est très satisfaisant. Ça nous aidera à aller le plus loin possible.