n L'évolution du Standard
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n L'évolution du Standard" En neuf ans, je note un fameux changement, surtout au niveau de la structure chez les jeunes. Le club sort des joueurs. De mes débuts, seul Jonathan Walasiak est passé du noyau B au noyau A sans être prêté, comme Onder Turaci. Des tas d'autres gamins de l'époque évoluent aujourd'hui en D2 ou en D3. Au plan du jeu aussi, le Standard a cherché des footballeurs moins athlétiques, qui combinent davantage. Avant, il n'y avait pas de véritable meneur de jeu. C'est même moi qui ai joué dans ce rôle. Et on misait beaucoup sur la force athlétique des attaquants, comme Ivica Mornar. Je note, cependant, que le football belge régresse, surtout au niveau de l'engagement. Avant, à part contre Anderlecht, chaque match était un combat physique ". n La gourmandise" J'aime bien les sucreries, surtout le chocolat mais je ne suis pas gourmand. Il y a des mecs qui se tapent des trucs que j'ai jamais mangés ! Maintenant, je fais plus attention, j'évite les sauces, je bois moins de sodas et plus d'eau. J'ai souvent eu des problèmes de poids par le passé mais c'est aussi une question de musculature ". n Les retards" Cela m'est arrivé une fois ou l'autre à l'entraînement ou aux soins mais ce n'était pas systématique, comme on a bien voulu le dire. Là aussi, il y avait des champions du monde. Surtout ceux qui partaient en équipe nationale et qui rentraient deux semaines plus tard. Moi, même quand mon père est décédé, je suis rentré au moment fixé par le club ". n Les sorties au Millenium" Quand j'y allais, c'était avec l'équipe, après les matches. Par contre, je sortais... ailleurs. Au Versus à Hasselt, par exemple. Et surtout aux Planches, à Chaudfontaine. Je ne me cachais pas mais les gens gonflaient toujours les histoires. Si on me voyait avec une fille, on disait qu'il y en avait deux. Et si je buvais un verre, on racontait que je m'étais enfilé la bouteille. Et moi, je m'en f..., je ne constatais pas que ça me faisait du tort. Liège est une ville où on aime les ragots, c'est très différent de ce que j'avais connu en France. Alors maintenant, je protège beaucoup plus ma vie privée ". n Les chaussures" J'en ai plus de 300 paires. Et j'aime bien les fringues aussi. Avant, j'achetais beaucoup dans les boutiques à Liège et je sais que certains commerçants regrettent de ne plus m'y voir parce que je faisais gonfler leur chiffre. Maintenant, j'achète surtout à Paris. Ou sur internet. C'est beaucoup plus simple. Comment je fais pour choisir ce que je vais me mettre le matin ? Je prépare toujours tout la veille, du slip aux chaussettes. Pour le moment, la mode revient aux jeans et aux baskets, c'est donc un peu plus simple ".