Le 11 janvier, le Club Bruges fera part de sa décision quant à une nouvelle implantation. La Dexia Arena comprendrait 40.000 places assises, 8.000 places de parking et des espaces commerciaux. Le site n'est pas encore choisi mais il pourrait s'agir de Loppem, près de l'autoroute.
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Le 11 janvier, le Club Bruges fera part de sa décision quant à une nouvelle implantation. La Dexia Arena comprendrait 40.000 places assises, 8.000 places de parking et des espaces commerciaux. Le site n'est pas encore choisi mais il pourrait s'agir de Loppem, près de l'autoroute. Le déménagement du Club aurait un impact sur le Cercle. La location du stade et des terrains d'entraînement prend fin en décembre. Les deux clubs brugeois concluent des baux de six ans avec la commune. Le Club a demandé, cette fois, une clause permettant de résilier le bail chaque année. Il paie six fois plus que le Cercle, qui débourse 40.000 euros par an. Or, le Cercle ne pourrait assumer la totalité du loyer seul. Le président Frans Schotte est conscient qu'entretenir le stade Jan Breydel pour une équipe qui n'accueille que 6.000 spectateurs par match serait gaspiller les deniers publics. Las, le Cercle n'a pas les moyens d'ériger une petite arène ni même de récupérer les tribunes que Gand va démolir. L'administrateur Pol Van Den Driessche est tout aussi compréhensif : " La Ville manque de logements à prix abordables. Pourquoi ne pas les construire ici, à condition que le Cercle ne soit pas la dupe de l'affaire ?" 350 enfants jouent au Cercle, 200 bénévoles y consacrent du temps. Schotte : " Le Cercle a une fonction sociale. Toutes les parties se sont engagées dans les années 70. Arrêter les frais n'est pas évident. Et puis, le Club a-t-il vraiment besoin d'un nouveau stade ? Il n'avait pas besoin de 40.000 places pour les matches contre Leverkusen et le Dinamo Bucarest... Je comprends que le stade actuel n'offre guère de possibilités commerciales mais cela peut changer. Après tout, on ne démolit pas une maison de 30 ans sous prétexte que certaines commodités font défaut. On peut les installer ". Patrick Moenaert, le bourgmestre de Bruges, conclut : " En 2000, quand nous avons investi dix millions d'euros dans le stade, nous avons demandé s'il fallait prévoir plus de loges et d'installations de ce genre, aux frais du Club, bien sûr. Celui-ci a affirmé ne pas être intéressé... J'aimerais qu'il reste. Non qu'il nous rapporte de l'argent, au contraire. Cependant, si le Cercle est le seul à se produire encore là, le site constituera une charge énorme. A cet emplacement, on peut facilement aménager tout un quartier d'habitations ". PETER T'KINT