Les sourires sont revenus plus prudemment que le soleil. Comme lors de la phase classique, Charleroi a connu des ratés à l'allumage en play-offs 2. Un faux départ encore plus handicapant que le premier, car il ne restait que huit rencontres pour rectifier le tir après le 0/6 initial.
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Les sourires sont revenus plus prudemment que le soleil. Comme lors de la phase classique, Charleroi a connu des ratés à l'allumage en play-offs 2. Un faux départ encore plus handicapant que le premier, car il ne restait que huit rencontres pour rectifier le tir après le 0/6 initial. Toujours poursuivis par les blessures, notamment celle d'un Ryota Morioka qui est devenu en quelques semaines - mais pas assez vite pour atteindre les play-offs 1 - le véritable patron du jeu offensif, les Zèbres tentent de retrouver un moral toujours touché par une saison frustrante. Dans des circonstances difficiles, entre problèmes privés pour Marco Ilaimaharitra ou blessures d' Ali Gholizadeh et de Dorian Dessoleil, la tâche de Felice Mazzù est délicate. Sur la défensive, au sein d'une ambiance de fin de cycle qui semble s'installer de plus en plus fortement dans le ciel du Pays Noir, le coach carolo active de nouvelles ficelles pour éviter une fin de saison en roue libre de ses troupes. D'un karting à un repas partagé entre équipiers hors de la routine du stade, le team-building est presque devenu la norme lors des dernières semaines au Mambour. Une façon de souder les liens dans une période où la motivation naturelle se fait plus rare, et de permettre à un groupe qui a énormément changé lors des quatre derniers mercatos de recréer l'osmose collective qui était le fil rouge des meilleures saisons zébrées. Au sein du vestiaire, certains habitués admettent à demi-mot que l'implication défensive requise par le football de Felice Mazzù n'a pas encore été parfaitement assimilée par quelques-unes des nouvelles têtes du noyau. Une réalité visible sur la pelouse, entraînant une saison loin des bonnes habitudes carolos en termes de buts encaissés et de clean-sheets, pourtant garantes des qualifications du club en play-offs 1. Le coach n'a pas ménagé sa peine, cherchant l'équilibre à tout prix en changeant maintes fois de système en quête de la formule gagnante, mais ni la régularité ni la bonne santé physique des cadres n'étaient au rendez-vous cette saison. Là où tout réussissait au Charleroi de Kaveh Rezaei, la poisse semble poursuivre les Zèbres de Massimo Bruno, recrue-phare du bout de l'été qui rêvait d'un retour triomphal sur les terres de ses débuts mais a finalement vécu une année difficile, entre les séquelles d'une pubalgie récalcitrante et une souffrance prévisible pour enchaîner les matches à un haut niveau après plusieurs saisons vécues dans le costume d'un remplaçant, avec un temps de jeu qui a rarement décollé entre ses années RedBull et son retour à Bruxelles. Finalement, l'une des rares bonnes nouvelles de ces débuts de play-offs 2 semble être le retour aux affaires d' Adama Niane, qui a retrouvé dans cette deuxième partie de compétition un chemin des filets qu'il avait perdu depuis la fin du mois de septembre. Le Malien, qui n'avait pas toujours bien vécu sa mise à l'écart au profit de Victor Osimhen, a également vu sa saison perturbée par le décès de son frère. Son éclosion, même tardive, pourrait permettre à Charleroi de déjà détenir en ses rangs la future tête d'affiche de son secteur offensif.