L'année passée pour sa première saison en D2, Virton avait échappé à une descente qui, pourtant, semblait inéluctable mais l'Excelsior est resté invincible durant les neuf derniers matches. Et ayant obtenu la licence, le club avait aussi réussi, non sans difficulté, à nouer les deux bouts.
...

L'année passée pour sa première saison en D2, Virton avait échappé à une descente qui, pourtant, semblait inéluctable mais l'Excelsior est resté invincible durant les neuf derniers matches. Et ayant obtenu la licence, le club avait aussi réussi, non sans difficulté, à nouer les deux bouts."Cette saison, l'objectif est clair. C'est encore et toujours le maintien", déclare José Allard, le président. L'entraîneur français, Michel Leflochmoan, entame sa septième saison au club et jouit de toute la confiance du président. Le coach considère que l'équipe a les moyens de s'installer dans le ventre moudu classement: "Le but est de jouer sans stress. Cette situation nous permettrait d'évoluer positivement. On a perdu quelques bons joueurs mais leur départ a plus ou moins été compensé. Au vu de nos premiers résultats, je pense qu'on peut rivaliser avec les équipes moyennes. Pour l'instant, nous perdons un peu trop la balle et le repli défensif n'est pas encore au point. En fait, l'assise défensive doit encore être consolidée. Mais rien de très inquiétant". Pour ce qui est de la Coupe de Belgique, Virton a passé deux tours et obtient donc le droit d'affronter une équipe de D1. Pour cette saison, le gardien vétéran espagnol Pedro Gomez protégera vraisemblablement la cage gaumaise. En défense, officieront les Français Mouny, qui est le neveu de Leflochmoan, Fabrice Jacquier, Fabien Brandes et Ghislain Favier. Les places au milieu de terrain se disputeront entre le Marocain Abdel Elabar, présent depuis une dizaine d'années au club, les Français Johan Culianez, Gael Hug, Daniel Gomez, Remy Mukenge et le Belge Steve Gustin. L'attaque sera normalement composée des deux Français Thierry Joly et Raphaël Roncen. Tactiquement, l'équipe va jouer avec quatre défenseurs, deux médians, deux ailiers, un numéro 10 et un avant de pointe. Mais Leflochmoan précise que son système sera quand même assez flexible. Profiter de la formation hexagonaleSitué dans la province de Luxembourg juste à côté de la frontière française, l'Excelsior n'a jamais hésité à recruter des joueurs de l'Hexagone. Cette saison, le noyau en compte une dizaine dont la plupart sont régulièrement alignés.Trois de ces joueurs ont été recrutés cette saison et il s'agit de Fabien Brandès (ex-Tinqueux), Johan Culianez (ex-CS Sedan Ardennes) et Raphaël Roncen (Pau). La raison de cette forte présence Bleu Blanc Rouge est assez simple. Lefloachman : "Nos joueurs sont quasiment tous amateurs et exercent donc un métier en dehors du football. Virton est fort isolé du reste de la Wallonie. Sa situation géographique handicape donc l'amateur car il perd trop de temps dans ses déplacements. On a contacté pas mal de joueurs belges qui ont refusé nos propositions. En plus, le réservoir footballistique de la région de Virton n'est pas terrible. Donc, nous sommes obligés de recruter en France. De nombreux jeunes formés y cherchent un employeur et ne sont pas chers".Leflochmoan assure qu'il ne voudra pas renforcer son équipe durant la trêve."On évite ce système. Les joueurs transférés en cours de saison n'ont pas assez de temps pour s'adapter", souligne le président. En ce qui concerne les infrastructures, quatre terrains d'entraînement ont été rénovés au niveau de l'éclairage et de la pelouse. Financièrement, le club est sain d'après Allard: "On pourrait quasiment dire que Virton se porte admirablement bien. Le budget a peut-être été difficilement bouclé mais le plus important est fait. En plus, je n'ai pas dû injecter de l'argent". Améliorer d'urgence les installationsMais les installations de l'Excelsior sont encore loin d'être dignes d'un club de D2 et ce n'est certainement pas Allard qui va le nier: "On est trop a l'étroit ici. En réalité, on possède vraiment le strict minimum". C'est pour cette raison qu'une nouvelle tribune va être construite. "Elle apportera 1.000 places supplémentaires à notre enceinte actuelle. A l'intérieur, on pourra trouver une buvette, une salle de presse et des vestiaires, car les locaux actuels sont beaucoup trop petits", explique le président enthousiaste. L'installation de Virton en D2 a quand même été difficile. L'ONSS et les impôts ont fait mal au club. Heureusement, pour la sécurité du stade, la commune a fourni une aide. Allard : "Notre stade est construit partiellement et on a dû obtenir une dérogation. Maintenant, au point de vue administratif et de la sécurité, tout est en ordre. L'euphorie du sauvetage héroïque a amené sponsors et abonnés. Mais j'ai un peu peur qu'une certaine lassitude se crée et qu'on perde ce qui fait évoluer un club, le feu sacré".L'Excelsior reste, quand même, un petit club qui ne demande qu'à grandir. En fait, c'est toute une région qui doit évoluer; un objectif qui peut être évidemment atteint grâce à la jeunesse. Le président l'a d'ailleurs bien compris. Pour l'instant, le club et quatre écoles participent activement à la formation de jeunes grâce au foot-études local."Les meilleurs jeunes de la province se trouvent chez nous", dit le coach. "Au départ, l'instauration de ce système a été difficile car les autres clubs de la région se sont normalement plaints. En fait, à la base, on a essayé de copier la politique de Mouscron. Dorénavant, on espère que ces jeunes pourront apporter un boom au football de la province de Luxembourg".Dans le club de José Allard, ce ne sont pas les projets qui manquent: "On a l'opportunité de créer, dans les deux ans, un véritable centre de formation. Pour se faire, le recrutement sera provincial, tant au niveau des jeunes que de l'encadrement". Tim Baete