Depuis plusieurs années maintenant, Liège-Bastogne-Liège n'arrive plus dans la cité des Princes Evêques mais sur les hauteurs, à Ans, la commune de MichelDaerden, Vice-Président de la Communauté française en charge du Budget, des Finances, de la Fonction publique et des Sports. " Je vais être honnête avec vous : quand j'étais jeune, je ne suivais pas la course ", reconnaît-il. " Je ne comprenais pas encore l'impact social qu'avait le sport sur les gens. A l'époque, seuls les chiffres m'intéressaient, l'impact des finances sur les gens, les entreprises... Aujourd'hui encore, les chiffres, c'est mon truc ".
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Depuis plusieurs années maintenant, Liège-Bastogne-Liège n'arrive plus dans la cité des Princes Evêques mais sur les hauteurs, à Ans, la commune de MichelDaerden, Vice-Président de la Communauté française en charge du Budget, des Finances, de la Fonction publique et des Sports. " Je vais être honnête avec vous : quand j'étais jeune, je ne suivais pas la course ", reconnaît-il. " Je ne comprenais pas encore l'impact social qu'avait le sport sur les gens. A l'époque, seuls les chiffres m'intéressaient, l'impact des finances sur les gens, les entreprises... Aujourd'hui encore, les chiffres, c'est mon truc ". Ce sont eux qui lui ont permis de faire son chemin en politique. Le ministre détient trois diplômes : il est licencié en sciences commerciales, en économie appliquée et en économie d'entreprise. Revenons-en à la course. S'il affirme qu'il ne la suivait guère, Daerden admet avoir " une grande admiration et une profonde amitié pour Eddy Merckx. Cela me vient de ma jeunesse. Mon grand-père, qui est né en 1899, était un grand fan de Merckx. Après le Tour, il venait au vélodrome de Rocourt. Mon grand-père n'aurait raté cela pour rien au monde. C'est à lui que je dois le respect que je porte à cet homme qui, malgré le succès, est toujours resté simple et accessible. Adolescent, j'étais aussi supporter de Merckx mais ce n'est que plus tard que j'ai découvert l'homme. J'apprécie beaucoup sa compagnie ". Avant de devenir ministre des Sports en 2007, Daerden avait été celui de l'Infrastructure pendant 9 ans et avait donc déjà eu à faire au monde du sport. " C'est une bonne chose que les deux compétences soient regroupées ", prétend-il. " Car si on parle de sport de haut niveau, on parle inévitablement d'argent. A Ans, j'ai eu l'honneur de connaître les frères Saive. C'étaient deux athlètes de haut niveau mais je n'ai jamais pu mettre sur pied une demi-finale ou une finale de Coupe d'Europe parce qu'à Liège, il n'y avait pas de salle suffisamment grande. Je trouvais cela grave et c'est pourquoi j'ai fait aménager le Country Hall du Sart-Tilman. On avait d'abord pensé à un complexe près de l'ancien hôpital de Bavière mais on dérange quand même moins les gens à la périphérie. C'est le même raisonnement que j'ai tenu avec Luciano D'Onofrio lorsqu'il s'est agi de construire l'Académie Robert Louis-Dreyfus, qu'il aurait voulu voir à Ans ". Lorsque l'arrivée de Liège-Bastogne-Liège quitta le boulevard de la Sauvenière, à Liège, pour Ans, en 1992, Daerden n'était pas encore bourgmestre. Dirk De Wolf fut le premier à s'imposer à Ans tandis que Frank Vandenbroucke est le dernier vainqueur belge de l'épreuve. " La raison du changement était simple ", dit Michel Daerden. " Qui organisait Liège-Bastogne-Liège à l'époque ? Arsène Vanhaeren ! Et où habitait-il ? A Ans ! En plus, il était très copain avec le bourgmestre précédent. Mais il cherchait déjà une solution pour Liège-Bastogne-Liège. C'est ainsi qu'il entra en contact avec un homme que j'apprécie beaucoup, Jean-Marie Leblanc. Un homme de parole. Ce ne sont pas les politiciens d'Ans qui ont redessiné le final de l'épreuve. Pensez-vous vraiment que les organisateurs du Tour de France, qui ont repris la course, auraient maintenu l'arrivée à Ans s'ils n'avaient pas trouvé une bonne solution sportive ? On dit que GB a payé pendant trois ans pour que l'arrivée se déroule juste en face et c'est vrai mais les négociations n'ont eu lieu qu'après qu'il ait été décidé de déménager à Ans ". Depuis 1994, il serre chaque année la main du vainqueur. " Mais c'est un événement sportif avant tout et un politicien est toujours un peu mal placé dans ces moments-là. Par contre, juste avant les élections, j'ai utilisé la caravane publicitaire pour me montrer. J'étais dans une décapotable, je n'ai jamais été autant applaudi ".par geert foutré