On attendait une volte-face radicale avec Emilio Ferrera, c'est quand même pour ça qu'on avait viré Mario Been. Volte-face ? On l'attend toujours ! Jusqu'ici, le seul mérite du Bruxellois est d'avoir maintenu Genk dans le Top 6 au bout de la phase classique. What else ? Qu'on n'oublie pas que si Gand avait été capable de faire le boulot lors de la trentième journée, le géant (?...) limbourgeois participerait aujourd'hui à notre grande farce nationale que sont les play-offs 2.
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On attendait une volte-face radicale avec Emilio Ferrera, c'est quand même pour ça qu'on avait viré Mario Been. Volte-face ? On l'attend toujours ! Jusqu'ici, le seul mérite du Bruxellois est d'avoir maintenu Genk dans le Top 6 au bout de la phase classique. What else ? Qu'on n'oublie pas que si Gand avait été capable de faire le boulot lors de la trentième journée, le géant (?...) limbourgeois participerait aujourd'hui à notre grande farce nationale que sont les play-offs 2. Soyons optimistes... Genk peut toujours décrocher un ticket européen. " Peut toujours "... Mais en naviguant à la sixième place, à trois points de Lokeren et à huit d'Anderlecht, on a envie de dire : " C'est pas gagné ". Pour pouvoir affronter le vainqueur des barrages des play-offs 2 en prolongation de la saison, Genk doit grimper dans le classement. Terminer quatrième, voire cinquième si Lokeren (déjà qualifié pour l'Europe via sa victoire en Coupe) finit à une des quatre premières places. Ça donne l'impression d'être l'Everest pour Emilio et ses gars. Genk a fait une série de 13 points sur 48 en phase classique. Ça ne pouvait qu'aller mieux dans les play-offs. Mais le premier match a vite rendu la vue aux aveuglés par des jours meilleurs : 0-3 contre Zulte Waregem, boum ! Dès le lendemain, on entendait parler de haute tension dans le vestiaire. Capi Jelle Vossen au crachoir : " Je mentirais si je disais que l'ambiance est bonne. " Tu m'étonnes ! Deuxième match de PO, samedi passé : 1-1 à Lokeren. Ceux qui veulent y croire ont vu un Racing qui pressait haut. Ceux à qui on ne la raconte pas mettent le doigt sur une défense bancale. Emilio s'est dit " content ". Mais encore ? " On n'avait pas l'obligation de commencer les play-offs par un six sur six. " Imparable. Parmi les critiques : il n'aurait pas visé les trois points en fin de match. Réponse : il a introduit Pelé Mboyo, c'est la meilleure preuve qu'il voulait la victoire. Petit Pelé, cette dépense XXL lancée sur la pelouse à la 87e minute... Pour calmer les supporters, il reste un sacré boulot. Ils réclament plus de jeunes du club dans l'équipe. Ils critiquent la politique de la direction. Pas sûr que le président ait lâché la phrase la plus intelligente de sa vie, la semaine dernière, quand il a sous-entendu que des supporters ayant reçu 40 % de ristourne sur leur abonnement devaient accepter un manque (une absence ?) de jeu. On appelle ça l'effet boomerang : beaucoup de supporters ont renoncé au déplacement à Lokeren. L'histoire d'amour entre le public et son équipe semble si loin. Laszlo Köteles dans le texte : " Quand on joue chez nous, tout le monde fait dans son froc. Dès qu'on est menés, on est crispés, on panique. On devient une équipe de trouillards, mais en face, c'est des lions. " Emilio Ferrera attend de son équipe qu'elle lui sorte un " match référence " à la maison, il estime que ça permettra de mieux travailler par la suite. Il a aussi sous-entendu qu'il fallait bosser en vue de la saison prochaine. Mais depuis son arrivée (six matches), Genk n'a gagné qu'une fois. Contre Mons... D'où la question : Genk va-t-il le prolonger ? Son contrat actuel se termine au bout de ce championnat. Samedi soir, un journaliste lui a demandé si la direction l'impliquait suffisamment dans la préparation de l'année prochaine. Pas de bol, le car l'attendait et il a dû filer en urgence, pas le temps de répondre. PAR KRISTOF DE RIJCK