Le Sporting de Charleroi est le club de D1 qui enregistre, cette saison, la plus forte progression de spectateurs par rapport à l'année dernière (5.300 abonnés et 20 clubs de supporters).
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Le Sporting de Charleroi est le club de D1 qui enregistre, cette saison, la plus forte progression de spectateurs par rapport à l'année dernière (5.300 abonnés et 20 clubs de supporters). Les origines du stade actuel remontent à 1938, quand la Ville racheta le site où se produisait le Sporting pour y construire un hôpital, l'Institut Gailly. En échange, elle érigea pour le club un nouveau complexe sur le boulevard Zoé Drion, du nom de cette dame qui, en 1898, légua 800.000 francs à la caisse de bienfaisance de la Ville de Charleroi. Le stade bâti en 1938-1939 pouvait accueillir 25.000 spectateurs. Il fut ensuite transformé en plusieurs étapes, dont les plus spectaculaires eurent lieu en : -1985 avec la mise en conformité à la D1, suite à la dernière montée en date du Sporting, -1994 avec la suppression des places debout derrière les buts pour cause de Coupe de l'UEFA -1998 avec l'aménagement en vue de l'EURO 2000. Pour le Championnat d'Europe, le Stade du Pays de Charleroi (nouvelle appellation officielle) abritait 30.000 places. Ce nombre fut diminué après le tournoi en enlevant le troisième étage de la toute nouvelle grande tribune face à la tribune principale et les installations provisoires montées dans les coins. Aujourd'hui, sa capacité est de 24.152 places, toutes assises. Pour combien de temps encore ? Certains riverains, qui ont toujours contesté la dernière transformation, continuent à se battre et il n'est pas impossible que de nouveaux aménagements soient prochainement imposés par la justice. Il faut y ajouter 482 business seats (inaugurés en 1987, en même temps que ceux d'Anderlecht), pour lesquels une liste d'attente existait au début des années 90 mais qui ne sont plus loués aujourd'hui qu'à 50 % de leur capacité. Le Stade du Pays de Charleroi appartient à la Ville, de même que le complexe d'entraînement de Marcinelle. Le Sporting dispose gratuitement de ces installations.D'autres locaux sont accessibles aux personnes qui viennent voir le foot au Sporting. Il y a la Salle Rose (ou Salle VIP), où se retrouvent û avant et après les matches û notamment les personnalités politiques de la place, la Salle Verte (pour la réception, à la mi-temps, du comité adverse, mais d'où est aussi diffusée, chaque samedi de match entre 22 et 23 h, une émission de Radio Nostalgie avec intervention de joueurs, entraîneurs, journalistes, etc), le gigantesque espace business (derrière les seats) avec bar et restaurant, et six loges (qui ne donnent pas sur le terrain). Les supporters ont également accès à la Boutique (entrée principale du stade), où se vendent les tickets et où est installé le fanshop, le premier de l'histoire du football belge. Les journalistes se retrouvent dans la Salle de Presse André Thioux, du nom de ce journaliste de La Nouvelle Gazette tragiquement décédé dans les années 90. L'envers du décor, ce sont des vestiaires qui figurent parmi les plus spacieux et les plus confortables de D1 (les visiteurs sont aussi bien servis que les visités : c'est rare), les quatre cellules pour supporters turbulents, un hôpital de campagne (qui ne servira jamais puisque le stade est entouré d'établissements hospitaliers !), une morgue (jamais utilisée, elle non plus !), l'imposant poste de commandement de la Police, installé dans un coin du stade avec ses 24 écrans de surveillance, et la buanderie tenue par le clan Dal Mut : le père, la mère (aussi responsable du catering joueurs...) et le fils. Le Sporting emploie 23 joueurs professionnels, 5 personnes dans son staff technique et 16 autres appointés. Cette saison, entamée avec un budget prévisionnel de 4 millions, devrait dégager un bénéfice pour la première fois depuis la nuit des temps. Abbas Bayat a resserré les boulons après avoir bu le bouillon ! Le conseil d'administration se limite à sa plus simple expression : Abbas Bayat et Jan Nouwen (tous deux actifs à la SA Sunnyland, qui possède le Sporting). La gestion quotidienne est assurée par Mogi Bayat (manager général), Mehdi Bayat (manager commercial), Pierre-Yves Hendrickx (secrétaire général), Denis Gantois (assistant au manager commercial), Jean-Pierre Deprez (avocat du club et responsable des relations presse), Marjorie Gilmond et Christelle Lefour (secrétaires), Christel Noster (billeterie), Jessica Neyman (vendeuse au fanshop) et Fred Emans (polyvalent). Mais le plus surprenant, à l'analyse de la liste d'employés, est de retrouver un grand nombre d'anciens joueurs du club : Jacky Mathijssen (entraîneur), Dante Brogno (adjoint), Philippe Vande Walle (entraîneur des gardiens), Raymond Mommens (responsable du scouting), Didier Beugnies (directeur de l'école des jeunes). Le staff technique élargi comprend aussi Eric Roex (préparateur physique) et Mario Notaro (entraîneur des Espoirs et des Réserves). Le Sporting possède 18 équipes de jeunes, pour un total de 220 joueurs et 21 entraîneurs. A ce niveau aussi, on retrouve quelques vieilles gloires du club comme Daniel Mathy et Freddy Delanghe. Cette abondance d'espace pour le public contraste avec l'exiguïté des locaux réservés au personnel administratif. Le Sporting est un des rares clubs de D1 où il n'y a aucun bureau pour le président (heureusement qu' Abbas Bayat vient rarement...). Le secrétariat est relativement spacieux, mais pour le reste... Quatre personnes clés du club ( Mogi et Mehdi Bayat, Raymond Mommens, Denis Gantois) doivent se partager une pièce minuscule, tandis que Pierre-Yves Hendrickx voit lui aussi son espace vital assez limité. Ces bureaux sont aménagés en dehors du stade, en face de la tribune principale. Ce fut le point faible des plans de transformation en vue de l'EURO 2000 : l'architecte n'avait pas pensé au staff administratif et il fallut trouver cette solution de secours après avoir hébergé durant quelques mois ce personnel dans... des containers. Autre couac post-EURO : la suppression de la buvette pour les supporters, transformée en salle de joueurs. Aujourd'hui, il n'est plus possible d'aller boire un pot au Sporting un jour de semaine.