Ron Jans, le nouvel entraîneur du Standard, fait forte impression auprès des joueurs et du club. Sa tranquillité saute aux yeux alors que son club a du pain sur la planche. La semaine passée, Mémé Tchité a bouclé ses valises avant de prendre la direction du Club Bruges. C'est un départ vers un concurrent direct qui a énervé les supporters. On devinait un adieu depuis quelques mois (à cause de sa baisse de régime) qui, comme celui de Felipe parti à Hanovre, contribue à marquer définitivement la fin d'une époque.

Le T1 néerlandais a des idées qui ont percolé dès le premier match amical, contre Richelle à Mouland (1-11) ou face à Leval (0-1) le lendemain, en attendant la venue indispensable de quatre nouveaux visages (médians et attaquants) ou le retour de vacances de Sébastien Pocognoli, Laurent Ciman et Luis Manuel Seijas. Jans, c'est certain, prône un jeu offensif, comme le veut la tradition hollandaise. Et pour sécuriser le tissu défensif, il n'est pas impossible que Jelle Van Damme s'installe au poste d'arrière central d'une équipe structurée en 4-3-3.

Rapide, précis et concret, Danny Verbeek a marqué des points sur l'aile gauche mais la grande différence porte un autre nom : Dudu Biton, excellent dans les airs, sûr dans son toucher de ballon, solide sur pattes, en phase avec Ignacio Gonzalez et les autres milieux de terrain. Contre Richelle, il a joué 45 minutes et marqué un but.

Biton sait attendre sa chance à la limite du hors-jeu mais n'est pas une flèche du type Tchité. Il ne vit pas que d'espaces. Plus grand, Biton a surtout besoin de ballons de finition dans le rectangle, son domaine de prédilection. En plus de son bon placement, il sent les bons coups et ses atouts athlétiques lui permettent de se faire respecter dans les grands rectangles adverses. Le Standard manquait d'attaquants baroudeurs au c£ur des défenses adverses : Biton peut résoudre ce problème. Jans ne l'a pas aligné contre Leval afin de le ménager : l'Israélien n'a pas beaucoup joué durant la deuxième partie de la saison 2011-2012 au Wisla Cracovie.

En un an et demi, vous en avez parcouru du chemin en Europe, non ?

Dudu Biton : J'ai quitté Israël à près de 23 ans et j'ai vécu deux expériences intéressantes qui m'ont beaucoup apporté en tant que joueur ou qu'homme. Je suis passé de la lutte pour le maintien en D1 à la Ligue des Champions. Ces émotions m'ont marqué, peiné, enthousiasmé aussi et, avec le recul, cela constitue une richesse, un savoir-faire qui me sera utile durant toute ma carrière. J'ai la chance d'exercer le métier dont je rêvais depuis mon arrivée à l'Académie des jeunes du Beitar Nes Tubruk FC.

N'est-ce pas le club formateur de Shlomi Abeitman que Gand a prêté à Westerlo la saison passée ?

Oui. Le Beitar Nes Tubruk est réputé pour la qualité de sa formation. Son but n'est pas de rejoindre l'élite mais de procurer de bonnes conditions de travail à ses jeunes. Les meilleurs clubs israéliens viennent y chercher des espoirs dans toutes les catégories d'âge. La qualité du travail de cette académie est appréciée à l'étranger et c'est là que tout a commencé pour moi. J'y ai été repéré par le Maccabi Haïfa. J'ai évolué ensuite au Maccabi Tel-Aviv avant de trouver mes marques à Hapoel Raanana en D2. Jeune, j'avais de temps de jeu. Raanana m'a offert cette opportunité que je n'ai pas ratée et les choses se sont vite enchaînées. J'ai confirmé à Hapoel Petah-Tikva avant que Charleroi ne vienne frapper à ma porte.

" Je ne regrette pas une seconde d'avoir joué à Charleroi "

Mais se retrouver chez le dernier de D1 belge, c'était quand même un choix risqué...

Je ne me suis pas posé cette question. Pour moi, il était important de mettre le pied à l'étrier en Europe. Ce n'était pas la grande porte mais cela ne me dérangeait pas et j'étais confiant. Je savais que c'était le début d'une nouvelle aventure. Il n'était pas question de précipiter les choses. La D1 belge pouvait constituer une transition intéressante. Et je ne me suis pas trompé : elle l'a été et je ne regrette pas une seconde d'avoir joué à Charleroi.

C'est étonnant alors que Charleroi a échoué sur toute la ligne en 2010-2011, ne pensez-vous pas ?

Je ne partage pas votre point de vue. Le club était largué, dernier et même condamné, quand je suis arrivé en janvier 2011, en même temps que de nombreux autres renforts. Si Charleroi avait acquis ces joueurs en début de saison, notre équipe n'aurait jamais disputé les play-offs 3 et serait facilement restée en D1. Notre remontée au classement général a été intéressante et il y a eu des problèmes propres aux clubs qui ont le couteau sur la gorge avec des changements de coaches : Laszlo Csaba, Mario Notaro et Tibor Balog, Zoltan Kovacs et, enfin, Luka Peruzovic. Il ne nous a pas manqué grand-chose pour éviter cette relégation. Sur un plan collectif, ce fut un échec car nous n'avons pas atteint notre objectif. J'étais triste pour ce club où j'ai été bien reçu. J'aimais bien ce public. J'habitais à Nivelles et la D1 belge me convenait avec son engagement. En Israël, le jeu est plus lent et même plus technique. J'ai quand même pris quelques coups en Belgique. J'ai inscrit 5 buts en 12 matches et cela m'a servi.

Vous n'avez pas eu de soucis avec le président Abbas Bayat ?

Aucun. Pour moi, c'est un président supporter qui vibre pour son club. Le retour de Charleroi en D1 m'a vraiment fait plaisir. Je me suis éloigné mais je n'ai pas oublié qu'on m'y a fait confiance. Je ne pouvais pas accompagner les Carolos en D2 et mon agent a eu des propositions de clubs belges du milieu de classement. C'est alors que le Wisla Cracovie s'est manifesté.

Un grand pas en avant ?

Oui, j'ai réfléchi car c'était un nouveau bouleversement dans ma carrière. Les six mois passés au Mambourg m'ont été très utiles. Champion de Pologne à 11 reprises, le Wisla s'était qualifié pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions. Nous avons éliminé Skonto Riga et Litex Lovech avant d'échouer contre Apoel Nicosie. En Europa League, nous avons émergé miraculeusement de notre poule (Odense, Twente, Fulham) avant d'être écarté par le Standard en seizièmes de finale. J'ai marqué trois buts en Coupe d'Europe et j'ai pris part à 7 des 14 matches européens de Wisla. Pour un jeune joueur, ce sont des expériences importantes.

Que s'est-il passé à partir du mois de janvier dernier ?

L'équipe n'a pas répondu à l'attente en championnat. Je ne sais pas pourquoi. Le programme était éprouvant mais cela ne constitue pas une explication. Nous avons eu trois coaches : Robert Maaskant, Kazimiersz Moskal et Michal Probierz. A partir de janvier, la donne a changé pour moi car le club a décidé de ne pas lever l'option d'achat. A partir de là, j'ai été aligné moins souvent. Ce n'est jamais évident à vivre mais ce sont des éléments qui font partie du football moderne. Comme pour Charleroi, je ne regrette pas du tout, au contraire, mon passage dans ce club.

Jamais eu de problème de racisme ?

Non mais j'ai vu que c'était chaud contre Cracovia...

Beaucoup de Juifs vivaient dans cette région avant la shoah durant la Deuxième Guerre mondiale...

Je sais. Il y a déjà longtemps. J'étais là pour jouer au football...

" J'ai eu une offre du Celtic "

Avez-vous eu d'autres propositions que celle du Standard ?

Oui, il y en a en plusieurs et je me souviens de celle du Celtic Glasgow. C'était intéressant mais j'ai tout de suite été sous le charme de l'offre du Standard. Evoluer devant un tel public, c'est un honneur et un plaisir. Je n'ai pas joué à Sclessin avec Charleroi. Je me suis rendu compte de ce que cela signifiait avec le Wisla, en Europa League, sur le banc, ou en montant au jeu à un quart d'heure de la fin du match. Le stade n'a pas arrêté de vibrer durant 90 minutes et de pousser ses joueurs vers la qualification. Il y a aussi les installations de l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Quand j'ai vu cet outil de travail, je n'ai pas hésité : ma préférence allait au Standard.

A ce point-là ?

L'Académie, c'est vraiment incroyable : le top et tous les joueurs seraient fiers de bosser ici. Un peu plus tard, j'ai rencontré notre coach, Ron Jans, qui connaît Maaskant, le T1 néerlandais que j'ai eu à Cracovie, et Stan Valckx, le directeur du Wisla. Jans s'est renseigné auprès d'eux. Les Hollandais, je sais comment ils fonctionnent : Jans est un adepte du jeu offensif et cela me convient parfaitement. J'aurai de bons ballons et ce sera à moi de terminer le travail mais aussi d'aider les autres. J'espère évidemment marquer le plus possible mais l'équipe passe avant tout. Je ne suis pas individualiste. Je suis à l'aise dans le rectangle mais j'adore aussi décrocher dans le jeu et percuter de loin. En tout cas, je suis impatient de marquer mon premier but à Sclessin.

Pourquoi avez-vous signé un contrat de quatre ans ?

Après avoir connu deux clubs en un an et demi, il est temps maintenant de m'installer et j'ai la chance de le faire dans un grand club bien organisé comme le Standard où j'ai retrouvé deux compatriotes : Buzaglo que je connais depuis mes 14 ans et Gershon ; cela facilite l'intégration. Ils ne m'ont dit que du bien du Standard. J'ai fait le bon choix et je réussirai.

On connaît vos idoles...

Ronaldo, le Brésilien. Quand j'étais jeune je ne jurais que par lui. Maintenant, j'admire le plus grand avant-centre actuel : Zlatan Ibrahimovic. Il est fantastique et sait tout faire : oui, c'est mon modèle mais, bon, il est unique, n'est-ce pas ?

Au Standard, tout le monde attend que vous remplaciez une idole liégeoise : Tchité. Est-ce une succession stressante ?

Non, pas du tout. Je sais que Tchité a occupé une place importante dans ce club. Mais Tchité, c'est Tchité. Moi, je suis Biton. J'ai mon style et je ne cherche pas à être quelqu'un d'autre. Il y a beaucoup de qualités dans cet effectif. Je donnerai tout ce que je peux pour que le Standard connaisse le succès. J'ai la chance de connaître la D1 belge. Maintenant, il nous reste un mois de travail avant le début du championnat : on sait ce que cela veut dire. L'ambition passe d'abord par le travail.

PAR PIERRE BILIC - PHOTOS: IMAGEGLOBE

" Ron Jans est un adepte du jeu offensif et cela me convient. "

Ron Jans, le nouvel entraîneur du Standard, fait forte impression auprès des joueurs et du club. Sa tranquillité saute aux yeux alors que son club a du pain sur la planche. La semaine passée, Mémé Tchité a bouclé ses valises avant de prendre la direction du Club Bruges. C'est un départ vers un concurrent direct qui a énervé les supporters. On devinait un adieu depuis quelques mois (à cause de sa baisse de régime) qui, comme celui de Felipe parti à Hanovre, contribue à marquer définitivement la fin d'une époque. Le T1 néerlandais a des idées qui ont percolé dès le premier match amical, contre Richelle à Mouland (1-11) ou face à Leval (0-1) le lendemain, en attendant la venue indispensable de quatre nouveaux visages (médians et attaquants) ou le retour de vacances de Sébastien Pocognoli, Laurent Ciman et Luis Manuel Seijas. Jans, c'est certain, prône un jeu offensif, comme le veut la tradition hollandaise. Et pour sécuriser le tissu défensif, il n'est pas impossible que Jelle Van Damme s'installe au poste d'arrière central d'une équipe structurée en 4-3-3. Rapide, précis et concret, Danny Verbeek a marqué des points sur l'aile gauche mais la grande différence porte un autre nom : Dudu Biton, excellent dans les airs, sûr dans son toucher de ballon, solide sur pattes, en phase avec Ignacio Gonzalez et les autres milieux de terrain. Contre Richelle, il a joué 45 minutes et marqué un but. Biton sait attendre sa chance à la limite du hors-jeu mais n'est pas une flèche du type Tchité. Il ne vit pas que d'espaces. Plus grand, Biton a surtout besoin de ballons de finition dans le rectangle, son domaine de prédilection. En plus de son bon placement, il sent les bons coups et ses atouts athlétiques lui permettent de se faire respecter dans les grands rectangles adverses. Le Standard manquait d'attaquants baroudeurs au c£ur des défenses adverses : Biton peut résoudre ce problème. Jans ne l'a pas aligné contre Leval afin de le ménager : l'Israélien n'a pas beaucoup joué durant la deuxième partie de la saison 2011-2012 au Wisla Cracovie. Dudu Biton : J'ai quitté Israël à près de 23 ans et j'ai vécu deux expériences intéressantes qui m'ont beaucoup apporté en tant que joueur ou qu'homme. Je suis passé de la lutte pour le maintien en D1 à la Ligue des Champions. Ces émotions m'ont marqué, peiné, enthousiasmé aussi et, avec le recul, cela constitue une richesse, un savoir-faire qui me sera utile durant toute ma carrière. J'ai la chance d'exercer le métier dont je rêvais depuis mon arrivée à l'Académie des jeunes du Beitar Nes Tubruk FC. Oui. Le Beitar Nes Tubruk est réputé pour la qualité de sa formation. Son but n'est pas de rejoindre l'élite mais de procurer de bonnes conditions de travail à ses jeunes. Les meilleurs clubs israéliens viennent y chercher des espoirs dans toutes les catégories d'âge. La qualité du travail de cette académie est appréciée à l'étranger et c'est là que tout a commencé pour moi. J'y ai été repéré par le Maccabi Haïfa. J'ai évolué ensuite au Maccabi Tel-Aviv avant de trouver mes marques à Hapoel Raanana en D2. Jeune, j'avais de temps de jeu. Raanana m'a offert cette opportunité que je n'ai pas ratée et les choses se sont vite enchaînées. J'ai confirmé à Hapoel Petah-Tikva avant que Charleroi ne vienne frapper à ma porte. Je ne me suis pas posé cette question. Pour moi, il était important de mettre le pied à l'étrier en Europe. Ce n'était pas la grande porte mais cela ne me dérangeait pas et j'étais confiant. Je savais que c'était le début d'une nouvelle aventure. Il n'était pas question de précipiter les choses. La D1 belge pouvait constituer une transition intéressante. Et je ne me suis pas trompé : elle l'a été et je ne regrette pas une seconde d'avoir joué à Charleroi. Je ne partage pas votre point de vue. Le club était largué, dernier et même condamné, quand je suis arrivé en janvier 2011, en même temps que de nombreux autres renforts. Si Charleroi avait acquis ces joueurs en début de saison, notre équipe n'aurait jamais disputé les play-offs 3 et serait facilement restée en D1. Notre remontée au classement général a été intéressante et il y a eu des problèmes propres aux clubs qui ont le couteau sur la gorge avec des changements de coaches : Laszlo Csaba, Mario Notaro et Tibor Balog, Zoltan Kovacs et, enfin, Luka Peruzovic. Il ne nous a pas manqué grand-chose pour éviter cette relégation. Sur un plan collectif, ce fut un échec car nous n'avons pas atteint notre objectif. J'étais triste pour ce club où j'ai été bien reçu. J'aimais bien ce public. J'habitais à Nivelles et la D1 belge me convenait avec son engagement. En Israël, le jeu est plus lent et même plus technique. J'ai quand même pris quelques coups en Belgique. J'ai inscrit 5 buts en 12 matches et cela m'a servi. Aucun. Pour moi, c'est un président supporter qui vibre pour son club. Le retour de Charleroi en D1 m'a vraiment fait plaisir. Je me suis éloigné mais je n'ai pas oublié qu'on m'y a fait confiance. Je ne pouvais pas accompagner les Carolos en D2 et mon agent a eu des propositions de clubs belges du milieu de classement. C'est alors que le Wisla Cracovie s'est manifesté. Oui, j'ai réfléchi car c'était un nouveau bouleversement dans ma carrière. Les six mois passés au Mambourg m'ont été très utiles. Champion de Pologne à 11 reprises, le Wisla s'était qualifié pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions. Nous avons éliminé Skonto Riga et Litex Lovech avant d'échouer contre Apoel Nicosie. En Europa League, nous avons émergé miraculeusement de notre poule (Odense, Twente, Fulham) avant d'être écarté par le Standard en seizièmes de finale. J'ai marqué trois buts en Coupe d'Europe et j'ai pris part à 7 des 14 matches européens de Wisla. Pour un jeune joueur, ce sont des expériences importantes. L'équipe n'a pas répondu à l'attente en championnat. Je ne sais pas pourquoi. Le programme était éprouvant mais cela ne constitue pas une explication. Nous avons eu trois coaches : Robert Maaskant, Kazimiersz Moskal et Michal Probierz. A partir de janvier, la donne a changé pour moi car le club a décidé de ne pas lever l'option d'achat. A partir de là, j'ai été aligné moins souvent. Ce n'est jamais évident à vivre mais ce sont des éléments qui font partie du football moderne. Comme pour Charleroi, je ne regrette pas du tout, au contraire, mon passage dans ce club. Non mais j'ai vu que c'était chaud contre Cracovia... Je sais. Il y a déjà longtemps. J'étais là pour jouer au football... Oui, il y en a en plusieurs et je me souviens de celle du Celtic Glasgow. C'était intéressant mais j'ai tout de suite été sous le charme de l'offre du Standard. Evoluer devant un tel public, c'est un honneur et un plaisir. Je n'ai pas joué à Sclessin avec Charleroi. Je me suis rendu compte de ce que cela signifiait avec le Wisla, en Europa League, sur le banc, ou en montant au jeu à un quart d'heure de la fin du match. Le stade n'a pas arrêté de vibrer durant 90 minutes et de pousser ses joueurs vers la qualification. Il y a aussi les installations de l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Quand j'ai vu cet outil de travail, je n'ai pas hésité : ma préférence allait au Standard. L'Académie, c'est vraiment incroyable : le top et tous les joueurs seraient fiers de bosser ici. Un peu plus tard, j'ai rencontré notre coach, Ron Jans, qui connaît Maaskant, le T1 néerlandais que j'ai eu à Cracovie, et Stan Valckx, le directeur du Wisla. Jans s'est renseigné auprès d'eux. Les Hollandais, je sais comment ils fonctionnent : Jans est un adepte du jeu offensif et cela me convient parfaitement. J'aurai de bons ballons et ce sera à moi de terminer le travail mais aussi d'aider les autres. J'espère évidemment marquer le plus possible mais l'équipe passe avant tout. Je ne suis pas individualiste. Je suis à l'aise dans le rectangle mais j'adore aussi décrocher dans le jeu et percuter de loin. En tout cas, je suis impatient de marquer mon premier but à Sclessin. Après avoir connu deux clubs en un an et demi, il est temps maintenant de m'installer et j'ai la chance de le faire dans un grand club bien organisé comme le Standard où j'ai retrouvé deux compatriotes : Buzaglo que je connais depuis mes 14 ans et Gershon ; cela facilite l'intégration. Ils ne m'ont dit que du bien du Standard. J'ai fait le bon choix et je réussirai. Ronaldo, le Brésilien. Quand j'étais jeune je ne jurais que par lui. Maintenant, j'admire le plus grand avant-centre actuel : Zlatan Ibrahimovic. Il est fantastique et sait tout faire : oui, c'est mon modèle mais, bon, il est unique, n'est-ce pas ? Non, pas du tout. Je sais que Tchité a occupé une place importante dans ce club. Mais Tchité, c'est Tchité. Moi, je suis Biton. J'ai mon style et je ne cherche pas à être quelqu'un d'autre. Il y a beaucoup de qualités dans cet effectif. Je donnerai tout ce que je peux pour que le Standard connaisse le succès. J'ai la chance de connaître la D1 belge. Maintenant, il nous reste un mois de travail avant le début du championnat : on sait ce que cela veut dire. L'ambition passe d'abord par le travail. PAR PIERRE BILIC - PHOTOS: IMAGEGLOBE" Ron Jans est un adepte du jeu offensif et cela me convient. "