Entre la qualification pour l'EURO 1993 et celle pour l'EURO 2011, on peut épingler beaucoup de points communs. Il y a 17 ans, les Belgian Lions étaient aussi partis de rien et avaient forgé leur qualification, au terme d'années d'efforts, dans un match décisif à Ostrava conclu victorieusement sur une dernière attaque ponctuée par EricStruelens. La fête qui s'était spontanément déclenchée dans l'avion qui ramenait joueurs, staff et suppor...

Entre la qualification pour l'EURO 1993 et celle pour l'EURO 2011, on peut épingler beaucoup de points communs. Il y a 17 ans, les Belgian Lions étaient aussi partis de rien et avaient forgé leur qualification, au terme d'années d'efforts, dans un match décisif à Ostrava conclu victorieusement sur une dernière attaque ponctuée par EricStruelens. La fête qui s'était spontanément déclenchée dans l'avion qui ramenait joueurs, staff et supporters de Tchécoslovaquie n'avait rien à envier à l'euphorie qui a envahi la Lotto Arena d'Anvers il y a dix jours. Un manager, indépendant de la fédération, avait également pris le pari de redonner vie à l'équipe nationale alors que les instances officielles la négligeaient : c'était LéonWandel à l'époque, c'est JacquesLedure aujourd'hui. Un stage aux Etats-Unis avait aussi été organisé comme team building : à Orlando, sous les yeux de ShaquilleO'Neal. Cette fois, c'est un stage à Dallas qui a mis l'équipe sur orbite. Et comme actuellement, les Lions formaient un bloc en 1993. " Mais qui, contrairement à aujourd'hui, se reposait sur un club : Malines ", se souvient JacquesStas. " Lors du match à Ostrava, qui a débouché sur la qualification, cinq Malinois se trouvaient sur le terrain au moment de lancer la dernière attaque. Et on a joué l'un des systèmes de jeu que l'on avait rodé avec Malines durant toute la saison. " Espérons que l'EURO 2011 sera plus joyeux, pour les Lions, que celui de 1993. Car si, au bout du compte, la fierté d'y avoir participé demeure, le succès escompté ne fut pas au rendez-vous. Tout avait pourtant bien commencé, par une victoire 82-61 contre la Slovénie. Mais ce fut la seule. Et l'élimination, à la dernière seconde et d'un petit point contre l'Estonie, fut particulièrement douloureuse. L'ambiance fut aussi plombée par des discussions concernant un contrat de sponsoring pour les chaussures de Struelens. " Le bloc s'était disloqué ", poursuit Stas. " L'affaire Jean- MarcBosman venait d'éclater et certains joueurs se souciaient surtout de leurs statistiques personnelles, afin de décrocher un contrat à l'étranger. Mais, si l'on veut retenir uniquement le positif, on dira que l'on a échoué à un petit point des quarts de finale. " Ce qui, pour un petit pays comme la Belgique, reste un résultat remarquable.