équipe type 4-4-2 Gardien

Cédric Berthelin a vécu un premier tour difficile, surtout à cause de difficultés extra-sportives. Cependant, le capitaine s'est bien repris au deuxième tour durant lequel on a retrouvé la solidité et la rigueur de celui qui avait séduit la Belgique, il y a deux ans.
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Cédric Berthelin a vécu un premier tour difficile, surtout à cause de difficultés extra-sportives. Cependant, le capitaine s'est bien repris au deuxième tour durant lequel on a retrouvé la solidité et la rigueur de celui qui avait séduit la Belgique, il y a deux ans. La grosse satisfaction. Mons possède certainement un des meilleurs de Belgique grâce à la technique de Fadel Brahami, d' Alessandro Cordaro et de Wilfried Dalmat et la puissance d' Hocine Ragued et de Benjamin Nicaise. Sans compter la seconde jeunesse d' Eric Rabesandratana. Elle a tenu le coup. Dans le centre, Duarte a amené sa vista et une bonne relance, aux côtés de Roberto Mirri, toujours bien placé ou de Daré Nibombe, dominateur sur les ballons aériens. A droite, Michaël Wiggers peut être considéré comme la révélation de la saison. Il a fallu attendre le deuxième tour avant que José Riga ne trouve un duo complémentaire. Longtemps confiné à un rôle de joker, Mohamed Dahmane s'est transformé en anguille et Ilja Stolica, qui a mis quelques rencontres avant de retrouver la confiance, s'est distingué au poste de pivot. Le Français a d'abord brillé d'entrée avant de rentrer dans le rang au premier tour. Son deuxième tour fut de toute beauté. Technique, vitesse, dribble en mouvement, le frère de Stéphane s'est érigé en leader et est devenu un des meilleurs techniciens de D1. Arrivé on ne sait comment à Mons, il a montré de bonnes aptitudes, l'espace d'une rencontre : sa première. Après, il s'est éteint et n'a jamais réussi à trouver les chemins du filet. Erreur de casting. 8e journéeMons s'incline dans les arrêts de jeu contre Charleroi. Cette défaite va le plonger dans une situation délicate : le bilan qui suivra parle de lui-même : 5 points sur 39. 22e journéeJosé Riga est sur la sellette mais la victoire 1-0 contre Bruges le soulage. Le président Dominique Leone décide de le conserver. C'est le début d'un redressement spectaculaire. 26e journéeMons bat Genk (5-0), le leader de la compétition. Sur l'ensemble du deuxième tour, Mons pointe à la 4e place. Mons était donné descendant et a finalement réussi son championnat ? Personnellement, je ne connaissais pas le championnat belge et j'avais sous-estimé les qualités de la compétition. Dès le début, j'ai beaucoup parlé avec l'entraîneur et j'avais remarqué que l'on possédait un bon groupe. Le staff avait effectué un bon recrutement. On manquait d'expérience car de nombreux transfuges ne connaissaient pas le championnat belge. Il nous fallait une année d'observation. Lors du premier tour, on montrait du jeu mais on ne gagnait pas. On se procurait cinq, six occasions par match mais on ne les mettait pas au fond. Les renforts du mercato ont équilibré cette formation et si le championnat avait duré deux mois de plus, on aurait joué l'Europe ! De la confiance. C'est ce qu'on s'est évertué à donner à nos attaquants. On savait qu'ils possédaient des qualités. Chaque ligne possédait une certaine technique et défensivement, on était très fort sur le plan tactique. De plus, nos résultats viennent aussi de la solidarité qui existait dans le noyau sur et en dehors du terrain. Le manque d'expérience. Au premier tour, on concédait beaucoup de buts sur phases arrêtées. De plus, on voyageait très mal. Le Liégeois avait rempli son contrat en ramenant vite l'Albert en D1. Pourtant son inexpérience à ce niveau (excepté dans un rôle d'adjoint au Standard) et celle d'un groupe totalement remanié ne plaidaient pas en sa faveur. Le premier tour a surpris les observateurs qui ont découvert un football chatoyant, prôné par l'entraîneur. Néanmoins, les points ne suivaient pas. Avec les arrivées de Benjamin Nicaise, Ilija Stolica et d' Adriano Duarte, Riga a pu rééquilibrer un noyau qui manquait de présence physique et qui comprenait trop de petits gabarits techniques. Même au plus fort de la tempête, Riga n'a pas changé son fusil d'épaule, préférant toujours un football offensif. Certes, par rapport à la D2 où la moyenne était de 2.880, le nombre de spectateurs a augmenté. Mais 3.550 spectateurs, c'est insuffisant pour un club de D1. Les rapports entre les dirigeants n'ont pas toujours été au beau fixe. Le problème est le même depuis des années : trop de personnes donnent leur avis sur la gestion sportive. Pourtant, DominiqueLeone semble avoir retenu les leçons du passé puisqu'il a résisté à la tentation de limoger son entraîneur, toujours soutenu par son staff et ses joueurs. Mons a proposé un des plus beaux footballs de D1 grâce à des éléments techniques et offensifs. Il a juste manqué des buts lors du premier tour. Le budget est passé de 4 à 5,5 millions d'euros. Celui-ci n'inclut évidemment pas les efforts consentis par le président pour se renforcer à la trêve. Néanmoins, le club ne fait plus de folies en matière de transfert. Des belles réussites ( Dalmat, Jay, Nicaise, Duarte, Ragued, Wiggers), et puis des plantages ( Wansi, Diafutua, Soufiani, Wamberto, Zèbre). par Stéphane Vande Velde