L' équipe type 5-3-2 Gardien

Marc Brys a misé sur Luciano. Le Brésilien l'en a récompensé, après son médiocre second tour l'année dernière, par une bonne saison, sans contrecoups. Il a été un des piliers du GBA version 2004-2005.
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Marc Brys a misé sur Luciano. Le Brésilien l'en a récompensé, après son médiocre second tour l'année dernière, par une bonne saison, sans contrecoups. Il a été un des piliers du GBA version 2004-2005. Il a joué avec quatre médians au premier tour puis en triangle : deux médians défensifs ( KarelSnoeckx et AgyemanDickson ou WimDe Decker) et un offensif : MohammedMessoudi. Le médian gauche MohamedCamara a disparu du onze de base et DanielCruz, milieu droit, est monté d'un cran. Jusqu'en février, Brys a joué avec un quatuor en ligne. Quand il a été menacé de relégation, il a titularisé cinq hommes : trois dans l'axe ( CarlHoefkens, KurtVan Dooren, MarioCvitanovic) et deux latéraux qui montaient ( Pieter-JanMonteyne à gauche, KrisDe Wree à droite). Suite à la blessure de JurgenCavens, Brys a aligné le duo KristofSnelders- Cadu. Le jeune MoussaDembele a saisi sa chance quand Snelders est parti mais suite à sa blessure, Brys a donné sa chance au tandem Cavens-Cruz. Cadu est la révélation du premier tour, Karel Snoeckx celle du second mais ceux qui ont été les plus performants sur l'ensemble sont les arrières : Carl Hoefkens, Kurt Van Dooren, Pieterjan Monteyne mais surtout Luciano, qui a été brillant dans le but, l'air de rien. Karel Snoeckx a été décevant au premier tour, Cadu au second : auteur de huit buts au premier tour, il n'en a marqué qu'un ensuite. C'est surtout Mohamed Camara qui a été décevant. Titulaire incontesté en début de saison, il a pratiquement disparu. 1re journée Victoire à Gand mais le club perd les trois points car Daniel Cruz n'avait pas de permis de travail valable. 6e journée Le Beerschot est sixième, après sa victoire contre le Brussels. Il va entamer sa chute aux enfers. 23e journée Sa défaite au Brussels le place à deux points de la zone rouge mais le lendemain, au lieu d'être limogé, Marc Brys voit son contrat prolongé. 29e journée La victoire contre Mouscron est synonyme de maintien. La saison se découpe en trois parties : un bon départ avec un jeu offensif mais peu de points. Après la trêve, nous avons peiné et changé notre système. Le tournant a été une discussion de groupe après la défaite au Brussels. Nous avons crevé l'abcès. Après, nous n'avons été battus que par le Standard, Anderlecht et le Club et nous avons fait match nul contre la Louvière. Beaucoup d'étrangers devaient s'intégrer et nous n'avons pas de killer. Il nous faut un finisseur. Après le Brussels, avant cette discussion, j'ai craint le pire mais elle a vraiment été salutaire. Elle a vraiment tout changé. Certains joueurs ont difficilement trouvé leur rythme. Snoeckx et Messoudi ne se sont vraiment épanouis qu'en fin de championnat. Karel Snoeckx. Il a passé un test à De Graafschap pendant la trêve. Il est malheureusement revenu bredouille mais il s'est battu pour revenir au premier plan. Il ne sous-estime plus les événements périphériques qui n'ont pas d'importance en D3 mais sont grossis en D1, comme quand il a tenu des propos hasardeux au sujet de Lokeren. A un moment critique, nous avons envoyé un signal clair à la direction, par notre engagement : il ne fallait pas le renvoyer. Marc Brys est le seul entraîneur de D1 menacé à s'être maintenu en place au pire moment. C'est l'indice de la confiance obtenue grâce aux résultats de l'année dernière mais aussi de ses qualités. Brys ne ménage pas ses efforts, il sait former un groupe à partir d'une palette de footballeurs, sur le terrain et en dehors, et les aide à se respecter, malgré leurs différences culturelles. Il change aussi de tactique comme de chemise. L'âge et la nationalité ne constituent pas des critères de sélection. Il ose titulariser un jeune pendant plusieurs semaines ou, au contraire, remplacer une valeur sûre style Cadu par un joueur talentueux mais dépourvu d'expérience comme Moussa Dembele. On verra l'année prochaine si Brys peut apporter un plus à son équipe et au foot belge, en offrant des matches mémorables aux supporters comme aux spectateurs neutres. SPECTATEURS (MOYEN)Légère baisse en championnat avec une assistance de 7.000 personnes dont 3.100 abonnés et 1.000 busines-seats (2.900 abonnés et 840 business l'année précédente). ENCADREMENT (BON)Le manager Luc Verheyen a été remplacé par Steven Van Beethoven, devenu coordinateur général. Le G. Beerschot est le seul club menacé à avoir maintenu sa confiance dans son staff technique. SPECTACLE (MOYEN)Souris grise en championnat, avec un but par match en moyenne, le Beerschot s'est distingué en Coupe. FINANCES (MOYEN)Grâce à sa campagne en Coupe, le Germinal Beerschot gommera facilement le déficit prévu dans son budget de 3,75 millions. INTéGRATION (MOYEN) Des onze nouveaux (huit avant la saison, trois pendant la trêve), seuls JurgenCavens, MarioCvitanovic et Cadu ont apporté un plus, par moments. ChrisVan der Weerden (gravement blessé) et HenkVos (qui a peu joué) ont le bénéfice du doute. La politique brésilienne est un échec et est abandonnée.