Le championnat ne basculera pas le week-end prochain, c'est une certitude. Quoi qu'il arrive dans le match Bruges-Anderlecht, les Flandriens resteront toujours largement en tête. S'ils écartent les Mauves, ceux-ci seront définitivement largués. Par contre, en cas de victoire du Sporting, notre compétition pourrait retrouver en semblant de suspense.
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Le championnat ne basculera pas le week-end prochain, c'est une certitude. Quoi qu'il arrive dans le match Bruges-Anderlecht, les Flandriens resteront toujours largement en tête. S'ils écartent les Mauves, ceux-ci seront définitivement largués. Par contre, en cas de victoire du Sporting, notre compétition pourrait retrouver en semblant de suspense.A Bruxelles, certains ne sont toujours pas résignés, en tout cas. Dont l'entraîneur.Hugo Broos: J'étais étonné par la victoire, mais pas par la manière. J'avais déjà beaucoup apprécié le jeu de mon équipe contre le Cercle Bruges et Lokeren. A Bordeaux, nous n'avons fait que confirmer nos progrès. Mes joueurs se sentent bien dans le nouveau concept, ils affichent une grande discipline tactique et chacun joue aujourd'hui à sa meilleure place. Mais bon, même avec tous ces atouts dans notre football, nous ne pouvions pas être sûrs de nous imposer sur le terrain d'une équipe du championnat de France. J'avoue que j'aurais été satisfait avec une petite défaite et très content avec un nul. Votre système de jeu actuel est-il fait pour durer?Je l'espère. J'ai essayé pas mal de choses depuis le début de la saison et j'ai maintenant l'impression d'avoir trouvé la bonne formule. En début de championnat, j'ai voulu aligner un maximum d'attaquants, vu la richesse de mon noyau à ce niveau-là. De Bilde, Seol, Dindane, Jestrovic, Mornar, Zane et même Kolar, avouez que ce n'est pas rien. De cette période de tests, j'ai tiré une conclusion: je ne peux plus mettre quatre attaquants dans l'équipe parce qu'il y en avait toujours un, voire deux qui restaient plantés devant et faisaient ainsi en sorte que notre entrejeu était noyé. Par contre, si tout le monde faisait correctement son boulot, je pourrais me permettre de faire jouer quatre avants.Comment vous est venue l'idée de poster Zewlakow dans l'entrejeu?Il fallait défendre à Bordeaux et j'ai estimé que Michal pouvait nous être utile dans le milieu du jeu. Il a prouvé que j'avais eu raison de lui faire confiance dans ce rôle-là. Mais rien ne dit que je renouvellerai souvent l'expérience. Anderlecht ne peut pas jouer de la même façon contre Lommel que face à Bordeaux. Là-bas, Jestrovic était parfois un peu isolé devant. De ce match, je retiens en priorité que nous avons très bien défendu. Tout en alignant trois attaquants, j'insiste sur ce point. Seol et Dindane n'étaient pas aussi offensifs que d'habitude, mais ils jouaient quand même comme attaquants. Et moi, je ne connais pas beaucoup d'entraîneurs qui auraient osé aligner trois avants sur le terrain de Bordeaux.Anderlecht a-t-il disputé, là-bas, son meilleur match de la saison?Un des meilleurs, c'est clair. J'avais aussi beaucoup apprécié notre face à face avec Mouscron, par exemple.A Bordeaux, on a surtout parlé d'un Mauve qui n'a pas joué: De Bilde! Ce 0-2, n'est-ce pas surtout une victoire personnelle pour vous?Je ne suis pas comme ça. Ce n'est pas mon genre de crier que j'ai eu raison de ne pas faire jouer De Bilde, sous prétexte que nous avons gagné. Avec Franky Vercauteren, j'avais vu Bordeaux deux fois et nous en avions conclu qu'il fallait jouer comme nous l'avons fait. Nous avons mis un système en place, puis nous avons rempli les cases. Et nous estimions que faire jouer De Bilde n'était pas la meilleure solution. Mais sa non-sélection a fait énormément de bruit parce que c'est Gilles.Ce sursaut d'Anderlecht vous fait-il croire que le titre est toujours une possibilité?Pourquoi pas? Je ferai le point à Noël. Si, à ce moment-là, l'écart avec Bruges ne dépasse pas huit points, je continuerai à y croire. Ce n'est pas tellement sur le terrain du Club que nous devrons diminuer le fossé, mais dans tous les autres matches. Pour le moment, nous sommes évidemment beaucoup plus proches de la deuxième place que de la première. Mais je ne peux pas laisser tomber les bras. Pierre Danvoye"Je sais maintenant que je ne peux plus aligner quatre attaquants"