Tu n'es apparemment plus le tireur de penalties attitré à Genk, tu peux donc enfin révéler ton secret pour les mettre dedans ?

Qui dit que je ne suis plus le tireur attitré ? Contre Zulte Waregem, Pelé Mboyo avait vraiment envie de le donner. Moi, je ne voulais pas entrer dans un conflit ridicule qui aurait pu perturber toute l'équipe, on est des adultes. Donc, je l'ai laissé faire. En fin de match, il n'était plus sur le terrain, il y en a eu un autre et c'est moi qui l'ai tiré. J'ai commencé à les prendre à mon compte en cours de saison dernière, quand Jelle Vossen en avait raté deux et n'avait plus envie de s'y risquer. Et dans le futur, je compte bien rester le tireur de Genk, je continuerai à m'avancer chaque fois qu'on aura un penalty, si je me sens bien. Il n'y a pas d'ordre officiel chez nous, l'entraîneur ne donne aucune consigne. Et nous ne nous entraînons p...

Qui dit que je ne suis plus le tireur attitré ? Contre Zulte Waregem, Pelé Mboyo avait vraiment envie de le donner. Moi, je ne voulais pas entrer dans un conflit ridicule qui aurait pu perturber toute l'équipe, on est des adultes. Donc, je l'ai laissé faire. En fin de match, il n'était plus sur le terrain, il y en a eu un autre et c'est moi qui l'ai tiré. J'ai commencé à les prendre à mon compte en cours de saison dernière, quand Jelle Vossen en avait raté deux et n'avait plus envie de s'y risquer. Et dans le futur, je compte bien rester le tireur de Genk, je continuerai à m'avancer chaque fois qu'on aura un penalty, si je me sens bien. Il n'y a pas d'ordre officiel chez nous, l'entraîneur ne donne aucune consigne. Et nous ne nous entraînons pratiquement jamais à ça en semaine. Un penalty, ce n'est pas prioritairement une question d'entraînement. Pour ce qui est d'un secret... Je n'aime pas trop parler de ça parce que j'ai peur que ça me porte la poisse. Il y a des points sur lesquels je suis un peu superstitieux. Je peux seulement dire que je prépare bien mon coup avant chaque match, que j'étudie de près le comportement des gardiens. Quand je prends le ballon, je sais de quel côté je vais shooter. Si je devais me décider au tout dernier moment, en fonction de la réaction du gardien, je ne me sentirais pas bien. Je ne parlerais pas de honte mais de déception parce qu'on a battu une équipe du top européen, sur son terrain. Un club qui a un budget incomparable avec celui de Genk. On ne peut pas s'emballer, il reste cinq matches. L'idéal serait de gagner aussi le prochain. L'équipe qui prend six points sur six pour commencer fait souvent un petit break. Je me sentais capable de commencer et je m'y attendais, vu que je venais de faire une toute bonne performance contre Zulte Waregem. J'estimais que je méritais ma place, j'ai été très déçu quand j'ai appris que je serais sur le banc. Je n'ai pas reçu d'explication mais ça n'aurait pas été une bonne idée de faire la gueule. Dans ma tête, ma place est sur le terrain, pas sur le banc, mais je respecte les choix de l'entraîneur. Je ne dis pas que je les accepte ! Normal, je suis un compétiteur. Mon but, je ne l'ai pas vu comme une revanche, mais dès que je suis monté au jeu, je voulais vraiment montrer au coach que j'étais toujours là. C'est beaucoup trop tôt pour se prononcer. Impossible de désigner un favori dès maintenant. Et la roue a rarement tourné pour nous. On perd chez nous contre un Standard qui ne passe que deux fois le milieu du terrain. On perd aussi à Lokeren où on mérite mieux. Depuis le début, nos erreurs se paient cash, ça ne sera pas toujours comme ça. Genk a un noyau qui peut largement envisager le Top 3. Tous les postes sont doublés. On vise une qualification le plus tôt possible pour les play-offs, un long parcours en Coupe de Belgique et la même chose en Europa League. Ceux qui pensent déjà que le Standard va être champion doivent savoir que ça va être très compliqué pour eux. Je m'y suis fait. Dès que je suis arrivé, il y a un an, j'ai compris que je jouerais comme milieu relayeur, que je n'aurais donc pas un rôle aussi libre et offensif qu'à Malines. Le 4-4-2 me convient moins bien que le 4-3-3 malinois où j'évoluais toujours à l'avant du triangle de l'entrejeu. Ici, je dois rester plus en retrait parce qu'avec les deux attaquants et les deux ailiers, ça fait quatre joueurs offensifs. Si je monte et si on perd le ballon, ça veut dire que cinq hommes sont éliminés. J'ai marqué sept buts en championnat la saison dernière : je suis fier d'être un des relayeurs avec les meilleures stats et je prends du plaisir. Mais ce n'est plus envisageable pour moi de marquer quinze fois comme lors de ma dernière année à Malines. PAR PIERRE DANVOYE