Eupen était favori au début du tour final et l'est toujours aujourd'hui mais vous l'avez explosé 0-3 sur son terrain : comment fait-on pour forcer un résultat pareil qui pourrait peser lourd au décompte final ?

C'était un match crucial pour nous. Eupen avait fait le plein de confiance en battant Saint-Trond lors de la première journée alors que chez nous, je n'étais pas certain que le faux pas contre Mouscron avait déjà été digéré. C'est dur d'accepter de ne prendre qu'un point quand on a été cent fois plus dominant, cent fois meilleur que l'adversaire. On a beau dire qu'en foot, ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne, il faut encore digérer des scénarios pareils. On n'avait qu'un objectif en commençant le match à Eupen : marquer le plus vite possible pour repartir avec les trois ...

C'était un match crucial pour nous. Eupen avait fait le plein de confiance en battant Saint-Trond lors de la première journée alors que chez nous, je n'étais pas certain que le faux pas contre Mouscron avait déjà été digéré. C'est dur d'accepter de ne prendre qu'un point quand on a été cent fois plus dominant, cent fois meilleur que l'adversaire. On a beau dire qu'en foot, ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne, il faut encore digérer des scénarios pareils. On n'avait qu'un objectif en commençant le match à Eupen : marquer le plus vite possible pour repartir avec les trois points. Tout s'est passé comme on l'avait espéré. Good job ! La nuit qui a suivi, j'ai bien dormi... On s'adapte... Mais je garde des priorités : Louvain pratique toujours un jeu offensif, quel que soit l'adversaire. Ça se voit d'ailleurs au nombre de buts qu'on marque dans la plupart des matches. Même si on affronte un adversaire qui bétonne et cherche le combat physique, j'aligne toujours deux attaquants, un numéro 10, des ailiers, et mes médians défensifs (Geraerts et Ngolok) sont plus offensifs que défensifs. Chez nous, ce n'est pas un cliché : on attaque à dix, on défend à dix. Regarde le boulot de récupération d'un attaquant comme Ruytinx. Dans chaque match, on dépense sans doute 20 % d'énergie en plus que l'adversaire. Ce sont toujours mes joueurs qui sont les plus fatigués en quittant le stade ! Là aussi, il faut s'adapter. Le règlement est complètement absurde mais il faut le prendre comme il est. Il n'y a pas qu'en Croatie que ça ferait rigoler. Tout est illogique : les PO3, les PO2, les PO1, même le tour final de D2. Tu peux finir la phase classique avec zéro point et quand même te sauver, tu peux terminer quatorzième et aller en Europa League, c'est la vie, c'est la Belgique. Oui... J'ai commencé la formation en 2009, j'ai déjà fait deux années, il m'en reste deux. Mais depuis 2011, on reporte sans arrêt, effectivement parce qu'il n'y a pas assez de candidats pour organiser une session. On nous impose d'avoir le diplôme mais on ne nous donne pas une chance de le décrocher ! J'attends. On m'a dit que ça allait reprendre la saison prochaine, je fais confiance. Je dois peut-être me consoler en me disant que je ne suis pas le seul dans ce cas. Il y a Vidarsson, Vanderbiest, Meert,... For sure... Mais il ne faut pas croire qu'il a signé un nouveau contrat les yeux fermés. Il a reçu des garanties fermes, il sait que Lokeren va encore progresser, dès la saison prochaine. En tout cas, c'est clair qu'il est prêt dès maintenant pour un grand club. J'ai travaillé plusieurs années avec lui, je connais son potentiel. Il a les compétences, la personnalité, la mentalité adéquate. Si ce n'est pas le meilleur entraîneur en Belgique, il est à coup sûr dans le top 3. Je suis sûr et certain d'une chose : s'il va à Anderlecht ou même à Genk, son équipe est championne dès la première année. PAR PIERRE DANVOYE