Que disent aujourd'hui les gens de l'Union Belge qui ne croyaient pas en Marc Wilmots il y a un an ?
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Que disent aujourd'hui les gens de l'Union Belge qui ne croyaient pas en Marc Wilmots il y a un an ?Il y a unanimité : Marc Wilmots était la bonne personne, au bon endroit, au bon moment. Tout le monde est sur un nuage quand il s'agit de commenter son travail. Il a fermé le bec de ses détracteurs. Le choisir, c'était un coup dans le mille. Maintenant, on ne peut pas dire qu'il y avait beaucoup de personnes à responsabilité qui s'opposaient à sa nomination parce que l'Union Belge ne s'y prend plus de la même façon que dans le passé quand il faut désigner un nouveau coach fédéral. La dernière fois que la décision avait été prise par l'ensemble du Comité Exécutif, soit plus de 20 personnes, c'était pour la prolongation de René Vandereycken. Aujourd'hui, c'est un groupe beaucoup plus limité qui tranche. Quatre personnes ont choisi Wilmots : Steven Martens, Benoît Thans, Philippe Collin et moi. Et nous étions tous d'accord sur ce choix. Tout le monde voit les Diables au Brésil mais nous n'y sommes pas. L'Ecosse a encore prouvé la semaine passée contre l'Angleterre qu'elle avait des atouts. Qui seront les principaux responsables si nous ne nous qualifions pas ? La Fédération ? Le staff ? Les joueurs ?Je pars du principe que nous irons au Brésil. Nous sommes en tête du groupe avec trois points d'avance sur le deuxième, il ne reste que trois matches et la Croatie doit aller en Serbie. Tout cela est positif. Et si nous finissons à la deuxième place, nous aurons de grandes chances d'être tête de série pour les barrages, vu notre ranking. Mais c'est vrai, la qualification n'est toujours pas assurée. En cas d'échec, je ne vois toutefois pas ce qu'on pourrait reprocher à qui que ce soit. Aux matches des Diables, vous avez déjà invité Albert, Philippe, Astrid et Laurent. Est-ce que Delphine Boël aura son tour ?(Il éclate de rire). Vous me permettrez de ne pas donner mon avis sur la question. Ça dépasse le cadre du football. L'accord avec le Palais est clair. Nous n'envoyons pas nous-mêmes des invitations parce que la famille royale sait qu'elle est la bienvenue à chaque occasion. Donc, quand nous recevons le roi ou un prince, c'est parce que le Palais a manifesté l'intention d'envoyer quelqu'un. On a dit que le dossier du nouveau stade national devait être prêt en septembre pour que Bruxelles ait une chance d'organiser des matches de l'EURO 2020 mais on a l'impression qu'une solution est plus éloignée que jamais et le site n'est pas encore définitivement choisi. C'est faux. Je sens beaucoup de bonne volonté de la part de toutes les parties concernées : la Ville de Bruxelles, la Région Bruxelles Capitale, le gouvernement flamand, le gouvernement fédéral. Tout le monde veut arriver à une solution et il est toujours prévu de construire ce stade sur le Parking C du Heysel. Le dossier ne doit pas être ficelé en septembre. A ce moment-là, nous devrons seulement remettre à l'UEFA une déclaration d'intention, un courrier signalant que Bruxelles est candidate. C'est en mars 2014 qu'il faudra envoyer un dossier complet, avec toutes les autorisations nécessaires. Cela nous laisse encore du temps et je constate que ça progresse. La suite du timing, c'est un stade terminé en 2018. 2020, ce sera le 20e anniversaire de l'EURO 2000, le tournoi dont les bénéfices devaient servir à construire le centre national à Tubize. 13 ans plus tard, les Diables s'entraînent à Neerpede et logent dans un hôtel de Bruxelles. Comment est-ce possible ?Là aussi, nous avançons, la situation se débloque. Je rappelle que les infrastructures sportives sont terminées depuis longtemps et régulièrement utilisées. Tout le département technique de l'Union Belge y est aussi installé, ça représente quelques dizaines de personnes. Il reste à terminer l'hôtel et les choses bougent. Il appartient à Belfius mais nous avons un accord pour le racheter. Des bureaux d'architectes nous ont remis des plans pour la suite des travaux, nous allons trancher, chercher ensuite un entrepreneur puis une société pour exploiter l'hôtel parce que nous ne sommes pas hôteliers ! Tout devrait être terminé dans un an et demi, et à partir de ce moment-là, il est bien prévu que les Diables s'entraînent et logent à Tubize. PAR PIERRE DANVOYE