Malgré sa victoire sur Parme grâce à des buts de son duo Samuel Eto'o- Diego Milito, l'Inter n'est pas seule en tête du classement après trois journées : c'était déjà le cas lors des dernières saisons victorieuses. Ceci dit, plusieurs choses ont changé cet été. La première donnée importante est que le club a vraiment pris des mesures pour qu'au plus tard en octobre 2012, son bilan ne soit plus dans le rouge. Ainsi la campagne des transferts, grâce à la vente de Zlatan Ibrahimovic, s'est terminée par un boni de 18 millions. Chose qui n'était arrivée qu'une seule fois depuis 1995 (+ 32 millions) en 2002, soit l'année où Ronaldo est parti au Real Madrid.
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Malgré sa victoire sur Parme grâce à des buts de son duo Samuel Eto'o- Diego Milito, l'Inter n'est pas seule en tête du classement après trois journées : c'était déjà le cas lors des dernières saisons victorieuses. Ceci dit, plusieurs choses ont changé cet été. La première donnée importante est que le club a vraiment pris des mesures pour qu'au plus tard en octobre 2012, son bilan ne soit plus dans le rouge. Ainsi la campagne des transferts, grâce à la vente de Zlatan Ibrahimovic, s'est terminée par un boni de 18 millions. Chose qui n'était arrivée qu'une seule fois depuis 1995 (+ 32 millions) en 2002, soit l'année où Ronaldo est parti au Real Madrid. Est-ce la fin des dépenses folles ? C'est probable même si dans le passé, Massimo Moratti a souvent prétendu que son premier objectif était d'arriver à ce que le club s'autofinance... avant d'ouvrir son portefeuille. Il devra donc se montrer très strict dans sa gestion s'il veut résorber son déficit qui, à la fin du dernier exercice (octobre 2008), était encore de 148 millions. En tout cas, le président interiste a régulièrement répété lors des réunions de l'ECA, l'ex-G14, sur la rationalisation des dépenses qu'il entendait que les rentrées de son club soient supérieures aux sorties. Cet inévitable changement de cap au niveau financier inquiète les supporters qui craignent que le club se saigne comme l'a fait l'ennemi milanista au point d'avoir une équipe sans âme et sans animation sur les flancs. Sur le terrain, Eto'o, Milito, Thiago Silva, Lucio et Sneijder ont déjà fait oublier Ibrahimovic. Le Suédois prenait trop de place et plusieurs équipiers n'ont pas hésité à le crucifier maintenant qu'il est parti : ça promet d'être chaud lors des retrouvailles en Ligue des Champions. Ces dernières années, Ibrahimovic était le métronome de l'équipe, il transformait le fer en or et la passe la plus banale se révélait être un assist spectaculaire. Le jeu de l'Inter dépendait trop du Scandinave (parfois égoïste) et les solutions de rechange étaient presque inexistantes. Cette saison, l'animation de l'Inter est beaucoup plus agréable à suivre. Sans Ibra, le temps des longues passes semble révolu : avec Eto'o, Milito et Sneijder on joue balle à terre. D'ailleurs, pour la première fois depuis longtemps, l'Inter a marqué contre Milan un but sur une phase comme José Mourinho les aime : cinq passes en 4 secondes 55 centièmes. DIEGO, le milieu offensif de la Juventus, s'est plaint d'une douleur à la cuisse droite après le match contre la Lazio. Des examens ont décelé une contracture, ce qui nécessiterait deux semaines de soins. WESLEY SNEIJDER, l'attaquant de l'Inter qui s'était blessé lors du match amical des Pays-Bas contre le Japon, s'en est tiré avec une torsion de la cheville droite. INTER : comme 72.000 des 80.018 billets pour le match contre Barcelone ont été vendus en un rien de temps, la recette record (3,5 millions) enregistrée lors du match aller des huitièmes de finale de la saison dernière contre Manchester va être battue. En plus, les prix, sont légèrement plus élevés qu'en février. MASSIMO AMBROSINI (32 ans), le milieu de Milan, a prolongé d'une saison soit jusqu'en 2011. Il porte le maillot rossonero depuis 1995 à l'exception d'une saison à Vicenza en 1996-1997. ADRIAN MUTU a été au centre d'un nouveau conflit entre son club et la Roumanie. Comme l'avant n'était pas remis d'une blessure aux quadriceps de la cuisse droite, la Fiorentina ne tenait pas à ce qu'il joue avec son équipe nationale mais RaznanLucescu, le sélectionneur, a exigé que le joueur se présente. Les médecins de l'équipe nationale ont confirmé le diagnostic. WALTER ZENGA, le coach de Palerme, a été victime d'une légère syncope lorsque Budan a égalisé à la 92e contre le Bari de Jean-François Gillet, favorisé par l'état du terrain détrempé, qui empêchait les Rosaneri de pratiquer leur jeu au sol. Le match a débuté avec 20 minutes de retard. NICOLAS RIBAUDO