L' équipe type 4-4-2

Gardien
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GardienAprès une saison cauchemardesque, Francky Vandendriessche s'est réhabilité. S'il a parfois encore manqué d'autorité dans les mêlées, il a sauvé des points grâce à des réflexes étonnants. Il avait aussi devant lui une défense moins perméable. DéfenseGeorgesLeekens tenait à consolider ce secteur du jeu, et a acquis Samir Beloufa et Stephen Laybutt dans un premier temps, puis Grégory Lorenzi durant le mercato. Autant de réussites, tout comme la réhabilitation de Geoffrey Claeys. Pourtant, des fautes de concentration ont encore coûté beaucoup de points, en déplacement. EntrejeuUn travailleur infatigable comme Steve Dugardein en récupérateur. Un joueur d'expérience comme Tonci Martic en régisseur. Un technicien créatif comme ChristopheGrégoire sur le flanc gauche. Et un marathonien comme Koen De Vleeschauwer d'abord, Marcin Zewlakow ensuite, sur le flanc droit. Un entrejeu parfois trop offensif. AttaqueC'était le fleuron de l'Excel, à tel point que GeorgesLeekens a dû imaginer un système qui lui permette d'utiliser simultanément ses meilleurs atouts. Zewlakow a ainsi glissé sur le flanc droit, tandis que Mbo Mpenza s'est mué en pourvoyeur d'un LuigiPieroni qui marquait comme il respirait. 11e journée : Mouscron s'incline 0-1 contre Anderlecht. Ce sera la seule défaite à domicile. L'Excel enchaînera ensuite neuf victoires d'affilée au Canonnier. 18e journée : L'Excel mène encore 1-3 à la 90e minute au Standard, mais se fait rejoindre dans les arrêts de jeu. Le genre de scénario qui allait se reproduire trop souvent. 24e journée : Dans un match reporté, l'Excel s'incline 3-1 à l'Antwerp, alors lanterne rouge. Le début de la fin des illusions européennes. Luigi Pieroni Coiffer MboMpenza en tête de cette rubrique, c'est un exploit en soi. Arrivé du FC Liège, l'attaquant italo-espagnol devenu Belge s'est imposé à la vitesse de l'éclair. Inconnu au départ, il termine comme meilleur buteur et Diable Rouge, et a décroché un transfert à Auxerre. Trésor Empoké Il n'a pas su saisir la deuxième chance que lui a offert Jean-Pierre Detremmerie. Pourtant, en début de championnat, c'est lui qui avait commencé comme titulaire alors que Pieroni était sur le banc. Depuis, Il a complètement disparu de la circulation. Que retiendrez-vous de cette saison ? Qu'avec une équipe bien agencée, on a été capable d'obtenir de très bons résultats alors que le noyau était, quantitativement et qualitativement, inférieur à celui d'Anderlecht, de Bruges ou du Standard. Ces résultats, on les doit à l'entraîneur, qui a su réinsuffler un enthousiasme qui avait un peu disparu la saison dernière, mais aussi à une meilleure assise défensive, à l'équilibre retrouvé et au fait que chacun connaissait parfaitement son rôle. Maintenant, louper l'Europe après une saison pareille, c'est un peu comme l'athlète qui loupe le podium aux Jeux Olympiques. Même si on ne l'envisageait pas forcément au départ, on est déçu à l'arrivée. Un mot sur l'éclosion de Luigi Pieroni, à laquelle vous avez largement contribué. C'est facile de l'affirmer après coup, mais j'avais décelé ses qualités dès le premier tour. Il possédait tout ce qu'il faut pour devenir le buteur que chaque équipe rêve de posséder en ses rangs. Ce qui lui a permis de réussir, c'est son envie d'apprendre. Il a toujours été à l'écoute des conseils qu'on pouvait lui prodiguer. Comment avez-vous vécu la détérioration progressive du climat externe ? Personnellement, très bien. La vérité, c'est sur le terrain qu'il faut la chercher, et là l'équipe a répondu présent. Il y a aussi eu une communion exceptionnelle entre les joueurs et les supporters, on l'a encore vu lors du dernier match à domicile. Lorsqu'il a signé pour trois ans en début de saison, ils étaient nombreux à penser qu'il s'était cette fois engagé pour un long bail. A 54 ans, il semblait aspirer à davantage de stabilité et son retour au Canonnier a rapidement permis de rallumer la flamme qui s'était éteinte au fil d'un deuxième tour catastrophique, la saison passée. Mais ses ambitions demeurent grandes, et alors que la saison avançait, le club n'a plus semblé en mesure de les satisfaire. Les relations avec son " grand ami " Detremmerie se sont progressivement détériorées. Alors que lui-même désirait acheter pour maintenir le club dans le Top 5, le président voulait vendre pour équilibrer le budget. Il faut lui reconnaître bien des mérites : en très peu de temps, il a refait d'une équipe classée 13e un candidat à l'Europe, alors qu'il n'a transféré que trois joueurs méconnus. Sa force de caractère s'est reflétée sur ses joueurs. Spectateurs : moyen Malgré des performances dignes d'éloges à domicile (13 victoires et une seule défaite) et des joueurs attractifs comme Mpenza et Pieroni, le nombre de spectateurs stagne, voire régresse. Et en déplacement, les joueurs peuvent pratiquement serrer la main de tous les supporters. Ambiance : bon Excellente parmi le groupe des joueurs. Par contre, entre l'entraîneur et son président, les rapports se sont progressivement détériorés. Spectacle : bon A domicile, les joueurs ont gâté leur public. En déplacement, en revanche, ils se sont parfois contentés du service minimum. Finances : mauvais Les bons résultats coûtent cher à la trésorerie. Aucun nouveau partenaire n'a remplacé La Poste. Le club sera encore obligé de vendre pour maintenir le budget en équilibre. Adaptation : très bon Beloufa, Laybutt et Lorenzi furent autant de réussites.