Oswal Alvarez (Anderlecht) : talent de cristal

La Colombie s'étonne toujours de ne pas voir son nom sur les feuilles de match d'Anderlecht. Il faut dire qu'Oswal Alvarez a débarqué à Bruxelles en 2012 avec le statut de " nouveau Sergio Agüero " alors qu'il n'avait pas encore dix-sept ans. " C'est un joueur très talentueux " , confirme Jean Kindermans, directeur de la formation anderlechtoise. " Sa pointe de vitesse et son explosivité sont au-dessus de la moyenne et, pour ne rien gâcher, il a un excellent sens du but. "
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La Colombie s'étonne toujours de ne pas voir son nom sur les feuilles de match d'Anderlecht. Il faut dire qu'Oswal Alvarez a débarqué à Bruxelles en 2012 avec le statut de " nouveau Sergio Agüero " alors qu'il n'avait pas encore dix-sept ans. " C'est un joueur très talentueux " , confirme Jean Kindermans, directeur de la formation anderlechtoise. " Sa pointe de vitesse et son explosivité sont au-dessus de la moyenne et, pour ne rien gâcher, il a un excellent sens du but. " C'est notamment pour laisser de la place à Alvarez ou à Aaron Leya Iseka, le frère de MichyBatshuayi, que le Sporting ne s'est pas rué sur le marché pour renforcer son secteur offensif après le départ de David Pollet. Le Colombien a tout à fait la capacité de se faire une place dans le 4-4-2 de Besnik Hasi : " C'est un neuf et demi, il a réellement le profil d'un deuxième attaquant ", poursuit Kindermans. " Il n'est pas très grand, mais terriblement vif. Son style est comparable à celui de Cyriac, mais avec une plus grande facilité pour marquer des buts. " Le style de jeu youtubesque d'Oswal Alvarez a cependant un côté sombre, qui prend la forme d'une musculature extrêmement fragile. " C'est vrai que depuis deux ans, il n'a vraiment pas eu de chance ", s'inquiète Jean Kindermans. " Sa fragilité musculaire lui occasionne de nombreuses blessures, et l'empêche de faire son trou. Les staffs médical et sportif du club doivent y trouver une solution, parce que ce serait dommage de galvauder un tel talent. " Parmi la cargaison de joueurs débarqués de Luchin pour faire leurs dents sur les pelouses belges, Julian Michel est sans doute l'un des éléments les plus prometteurs du RMP. " La saison dernière, il est arrivé plus tard que les autres, et il a tout de suite été gêné par une blessure ",raconte Fernando Da Cruz, alors T2 du club hennuyer. " Il s'est ensuite blessé une nouvelle fois contre Alost, et n'est revenu que pour le Tour Final, où il a montré qu'il était le maillon manquant dans notre jeu. " Superbe gaucher, aligné indifféremment dans son couloir ou à l'intérieur du jeu, Julian est décrit par Da Cruz comme " l'un des leaders techniques du groupe. Ce n'est pas un garçon très expressif, c'est vraiment par sa technique qu'il tire le groupe vers le haut. Si on avait pu compter sur lui toute la saison, on n'aurait peut-être pas dû passer par le Tour Final. " " Son pied gauche est redoutable sur coup de pied arrêté ", poursuit l'ancien T2 du RMP. " D'un point de vue technique, il a sans problème le niveau de la D1. Son problème, c'est qu'il manque parfois d'agressivité, dans ses gestes défensifs comme dans ses frappes, et de fluidité dans ses enchaînements techniques. S'il gomme ces petits défauts, il peut vraiment être une révélation. " " Ma vitesse et mon sens du but sont mes points forts. " Voilà comment se présente Tuur Dierckx sur le site d'un Club Bruges qui croit beaucoup en les qualités d'un joueur que certains comparent déjà à Maxime Lestienne. Effectivement, Tuur est toujours allé très vite. Promu chez les espoirs brugeois à l'été 2012, il frappe aux portes de l'équipe première à grands coups de buts, au point d'attirer l'attention d'un Juan Carlos Garrido qui l'intègre au noyau A dès le coup d'envoi de la défunte saison. Ancien de la maison brugeoise, Gert Verheyen est sous le charme : " Il a quelque chose d'incroyable, c'est qu'il ne sait pas quel est son bon pied ",raconte le sélectionneur des U19 au Nieuwsblad. " Les corners, les coups francs, il les frappe indifféremment du pied gauche ou du pied droit. " Une polyvalence qui permet à Dierckx d'évoluer indifféremment aux quatre postes les plus offensifs du terrain. Et qui pourrait lui ouvrir plus facilement les portes du Jan Breydel, là où il n'a pour l'instant disputé que des bribes de matches. La concurrence est rude dans le noyau des Gazelles, mais le numéro 55 des Blauw en Zwart n'est-il pas parvenu à s'offrir une place de choix au sein de la si prometteuse génération Bakkali-Musonda ? Quand il s'agit de débusquer des jeunes de notre côté de la frontière, le PSV Eindhoven passe rarement à côté de son sujet. Plutôt bon signe pour l'avenir d'un François Marquet dont le nom semble inscrit en majuscules sur le carnet des recruteurs du club batave. Capitaine des U19 de Gert Verheyen, le milieu de terrain a dû se contenter d'apparitions éphémères dans le onze de base du Standard, profitant trop peu de la tournante made in Luzon à cause de blessures récalcitrantes. Mais le départ de William Vainqueur et le peu d'empressement du Standard pour remplacer son Français pourraient ouvrir les portes de Sclessin à Marquet. Pas assez décisif pour être un dix, trop bon techniquement pour n'être qu'un six besogneux, François Marquet est ce qu'on appelle un " numéro huit ", milieu de terrain hybride capable de gratter le ballon dans l'entrejeu pour ensuite illuminer ses avants d'un long ballon millimétré. Des qualités qui justifient sans doute le million d'euros demandé par les Rouchespour laisser leur talent traverser la frontière, si l'on en croit les chiffres avancés par l'Eindhovens Dagblad. Reste à voir si le profil du joueur conviendra à l'immuable 4-4-2 de Guy Luzon, qui demande une intensité physique telle au duo de médians que Julien de Sart avait terminé la saison dernière sur les rotules et que Marquet lui-même, lors d'une de ses rares apparitions en Europa League, avait manqué de lucidité sur un but encaissé contre Xanthi. C'est sans doute dans un rôle de relayeur, entre un 6 restrictif et un créateur, que Marquet pourrait donner la pleine mesure de son talent. De la jeune colonie belge de Manchester United, on connaissait évidemment Adnan Januzaj et Marnick Vermijl. Beaucoup avaient également entendu parler de ce merveilleux Andreas Pereira, qui a préféré l'auriverde au rouge des Diables. Mais du côté d'Old Trafford, il y avait aussi un certain Chani Ekangamene, débarqué à Zulte Waregem pour repeupler un milieu de terrain vidé de ses talents. C'est pourtant en tant qu'ailier que Manchester United avait fait venir le jeune Anversois. Mais au fil des années, Chani a pris du volume, dans son jeu et dans ses muscles, au point de devenir l'indéboulonnable milieu défensif des Baby Red Devils. Impressionnant à l'heure de faire l'essuie-glace devant son quatre arrière, Ekangamene a été rappelé d'un prêt à Carlisle United après deux mois pour faire face au manque de joueurs chez des espoirs mancuniens qui ont fini par s'incliner contre le Chelsea de Musonda en finale de la prestigieuse Youth Cup. Parfois intégré au noyau A par David Moyes en League Cup, Ekangamene a choisi de retraverser la Manche pour tenter de s'installer devant l'arrière-garde du Essevee d'un Francky Dury toujours bien inspiré pour débusquer de jeunes talents. Un défi que Chani compte relever avec son pied gauche et son physique de déménageur, pour prouver que les louanges anglaises à son sujet étaient fondées. PAR GUILLAUME GAUTIER - PHOTOS : BELGAIMAGELe style de jeu youtubesque d'Oswal Alvarez a cependant un côté sombre, qui prend la forme d'une musculature extrêmement fragile.