équipe type 4-4-2 Gardien

Patrice Luzi a souffert pour prouver qu'il méritait de succéder à Bertrand Laquait, dont on n'a pas encore arrêté de parler. Le Corse a été bon en début de championnat puis il a connu un gros passage à vide avant de se reprendre pour la dernière ligne droite en sauvant les points qu'il avait précédemment fait perdre à l'équipe.
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Patrice Luzi a souffert pour prouver qu'il méritait de succéder à Bertrand Laquait, dont on n'a pas encore arrêté de parler. Le Corse a été bon en début de championnat puis il a connu un gros passage à vide avant de se reprendre pour la dernière ligne droite en sauvant les points qu'il avait précédemment fait perdre à l'équipe. Le carré magique du premier tour ( Tim Smolders, Sébastien Chabaud, FabienCamus, Majid Oulmers) a perdu Chabaud en janvier mais il a été bien remplacé par Christian Leiva. En reculant au back après la trêve, Oulmers a été remplacé par Grégory Christ qui a retrouvé son niveau de 2005-2006. Trois confirmations : Frank Defays (qui vient de faire sa meilleure saison), Mahamoudou Kéré et Laurent Ciman. Une révélation : Oulmers, qui avait eu un rôle offensif et que Jacky Mathijssen a fait redescendre au back gauche suite au départ de Dante. Dennis Souza était censé jouer à cette place mais ne s'y est jamais imposé. C'était le gros point faible de l'équipe au premier tour. Presque tous les buts venaient des médians et des défenseurs. A partir de janvier, les attaquants se sont réveillés : IzzetAkgül a mis des buts importants, le transfert JérémyPerbet l'a imité et JosephAkpala a lui aussi commencé à marquer en fin de saison. Fabien Camus a crevé l'écran en étant brillant et décisif dans près de 80 % des matches de cette saison. Le médian français a marqué, a fait marquer et s'est fait remarquer par plusieurs clubs : Steaua Bucarest, Leverkusen, Anderlecht. Il a assez de classe, de technique et d'efficacité pour jouer dans une équipe du top. Il y a quelques mois, Thibaut Detal était encore un espoir de notre football et un Espoir de Jean-François de Sart. Cette saison, il a été le plus souvent dans le trou. On pensait qu'une place s'offrait à lui quand Sébastien Chabaud est parti à la trêve, mais ChristianLeiva s'est imposé et Detal a continué à se morfondre sur le banc, voire dans la tribune. 16e journéeCharleroi balaye Genk (4-1), qui n'avait pas encore perdu un seul match. 20e journée Le mercato d'hiver se ferme et Charleroi a de nouveau perdu deux piliers : Sébastien Chabaud (Tarragone) et Dante Bonfim (Standard). 31e journéeCharleroi vire Jacky Mathijssen, qui vient d'annoncer sa signature au Club Bruges pour la saison prochaine. Philippe Vande Walle le remplace. Les supporters réclament la démission d' AbbasBayat. 33e journéeVictoire 0-2 à Genk, Anderlecht est champion une semaine plus tôt que prévu, Charleroi peut rêver d'Europe jusqu'à la dernière journée.Bien sûr que oui. Vu le budget qui était le nôtre et les bêtes points perdus, on peut dire que la saison a été réussie. Oui. On aurait même mérité un peu mieux. L'objectif a été atteint. On a parlé de titre ou de trophée mais il faut être réaliste. Pour cela, il faut se donner les moyens. Là, on a terminé cinquième avec un des plus petits budgets. Il faut le faire ! Je pense qu'on est arrivé au summum de ce que l'on peut réaliser avec ce noyau. Si on veut passer un cap, il faut faire des efforts financiers car l'effectif est trop réduit. La force de ce groupe, c'est sa solidarité. On allie la rigueur et la confiance à tous les niveaux. De plus, le club a réussi à atteindre une certaine stabilité au niveau sportif et financier. Oui. Jacky Mathijssen est arrivé à ce que le groupe ne pâtisse pas des départs. Ceux-ci n'ont pas perturbé le noyau car chaque joueur voulait se battre pour sa place et son maillot. Pas trop bien. Même si sur le terrain, on est resté concentré. On savait que cela allait être difficile mais on s'est surpassé. Malgré tout ce qui se passe en coulisses, on doit rester professionnel et nous focaliser sur notre mission. Cela ne nous regarde pas. Philippe Vande Walle s'est retrouvé sous les spots, quand JackyMathijssen a été viré à quatre matches de la fin. C'était clairement une solution transitoire car VDW n'a jamais voulu être T1 et ne possède d'ailleurs qu'un diplôme d'entraîneur des gardiens. Mais les résultats ont suivi, avec notamment la victoire historique à Genk et Vande Walle semble avoir pris goût à ce métier. Aujourd'hui, il est plus que jamais dans les bons papiers des Bayat. Sera-ce suffisant pour rester coach principal en 2007-2008 ? Il a obtenu un héritage en or, une équipe parfaitement rodée par son prédécesseur. Mais il a eu le mérite de la maintenir unie sur la voie de l'objectif européen. Le club, avec ses grandes ambitions, peut-il toutefois se permettre de faire confiance à un novice ? 11.200 spectateurs de moyenne, soit 800 de moins qu'en 2005-2006 et la plus forte baisse de la D1. Dans l'ordre chronologique, les Bayat se sont brouillés avec les adversaires et l'Union Belge, ensuite avec la presse et la Ville, enfin avec leurs supporters. Régime de la terreur, atteintes à la liberté d'expression et menaces d'interdiction de stade sont le lot quotidien au Sporting. Triste pour ce club autrefois réputé comme sympathique et familial. Cela fait plusieurs mois qu'on ne reproche plus à Charleroi de pratiquer de l'anti-football. Il y a plusieurs artistes de haut vol dans l'équipe, d'où un jeu porté vers l'avant. Le Sporting ne perd plus d'argent mais il reste le poids du passé à assumer et les gros emprunts bancaires (7,5 millions) dont le capital doit être remboursé à partir de juillet. Le club voudrait faire casquer la Ville mais n'y arrivera probablement pas. Des succès ( Leiva, Smolders), des échecs ( Bakari, Diallo, Mihoubi, Souza), des bilans mitigés ( Luzi, Jovial, Perbet). par Pierre Danvoye