L' équipe type 4-3-3 Gardien

Bertrand Laquait n'a laissé que des miettes à ses doublures : il est l'exemple parfait du gardien qui allie régularité, sobriété et efficacité. Doté de réflexes étourdissants, il donne aussi de la voix et peut être considéré comme le deuxième capitaine de son équipe.
...

Bertrand Laquait n'a laissé que des miettes à ses doublures : il est l'exemple parfait du gardien qui allie régularité, sobriété et efficacité. Doté de réflexes étourdissants, il donne aussi de la voix et peut être considéré comme le deuxième capitaine de son équipe. L'arrivée de Nasredine Kraouche, au premier tour, est survenue au meilleur moment : quand Majid Oulmers (alors au top) s'est gravement blessé. Charleroi a entamé la plupart de ses matches avec un triangle médian sur la pointe, qui passait sur la base quand il fallait défendre un résultat. Laurent Macquet remplissait très bien cette double fonction offensive et défensive. Toni Brogno a aussi joué dans l'axe. Cinq hommes se sont relayés pour les quatre places : Frank Defays, Ibrahim Kargbo, Mahamoudou Kéré, Loris Reina et Thierry Siquet, qui avait d'ailleurs entamé la saison et n'a disparu provisoirement que sur blessure. Kargbo a plus d'une fois dépanné au back gauche. Izzet Akgül a explosé après avoir entamé la saison comme joker : il a ainsi remplacé Toni Brogno en pointe. Avec Brogno et Grégory Christ sur les flancs, on a eu droit à beaucoup de technique, des infiltrations et des centres millimétrés pour Akgül. Orlando a aussi joué son rôle de dépanneur, en pointe et sur les flancs. Bertrand Laquait râle de n'avoir terminé que troisième du référendum du Gardien de l'Année mais se console avec d'autres prix : les préparateurs l'ont élu meilleur portier de D1, et il termine en tête des classements des totaux et des moyennes de notre Top Foot. Preuve que sa supériorité ne passe pas inaperçue pour tout le monde. Stéphane Ghislain faisait partie des jeunes du cru qui promettaient. Mais il a échoué là où Thibaut Detal et Laurent Ciman ont réussi : prouver au coach qu'ils pouvaient dépanner efficacement. Ce défenseur a tenté de se relancer à Eupen à partir de janvier, mais il s'y est planté. 7e journée Après trois défaites à domicile, Charleroi s'impose enfin dans son stade : contre Anderlecht (2-1) ! 17e journée Le Sporting devance le Standard et Genk à la trêve : il est sur la troisième marche du podium avec 33 points. 22e journée Charleroi prend un point à Bruges (1-1) après avoir battu le Standard, Anderlecht et Genk au premier tour. 32e journée C'est la fin des espoirs de troisième place après une défaite inattendue (1-2) face au Brussels. Cette saison, ce n'était que du bonheur ? Nous ne pouvons évidemment qu'être satisfaits si on compare notre classement final avec les prévisions d'avant saison : la presse nous promettait la lutte pour le maintien, et même à l'intérieur du club, on ne visait rien d'autre qu'une saison tranquille. Nous nous sommes finalement battus jusqu'à la 32e journée pour la troisième place : que dire de plus ? Les premiers matches avaient été fort contrastés : Charleroi gagnait en déplacement mais ne prenait rien à domicile. Heureusement que nous nous sommes imposés au Standard puis au Germinal Beerschot. Nous n'avons pas spécialement bien joué dans ces deux matches, mais la spirale négative aurait pu s'amorcer si nous n'avions rien pris là-bas, car nous avons commencé par trois défaites à la maison. Ce furent deux matches clés de notre saison. Après cette mise en route, tout s'est enclenché et il n'y a plus eu de gros passage à vide. Tout le monde nous prédisait un deuxième tour moins performant que le premier mais ce ne fut pas le cas. Le seul point noir, ce fut l'élimination en Coupe, au Lierse. La défaite de la 32e journée contre le Brussels n'a-t-elle pas fait aussi mal ? Après avoir perdu vos ambitions européennes via la Coupe, vous avez abandonné celles qu'il vous restait via le championnat. Ce fut moins dur à digérer parce que nous savions que nous étions tributaires des résultats d'autres équipes pour nous qualifier. Alors qu'en Coupe, nous étions seuls maîtres de notre destin. Je préfère retenir nos six victoires d'affilée après le couac du Lierse : seul Bruges a réussi une série pareille cette saison.Son triptyque gagnant de la fin de saison dernière n'est pas resté sans suite : JackyMathijssen (deuxième au référendum de l'Entraîneur de l'Année) a confirmé tout au long de ce championnat ses excellents débuts de coach avec St-Trond. Il a su relancer des joueurs minés par les doutes après des moments douloureux avec le Sporting. Il a aussi révélé des inconnus venant de divisions inférieures, comme Grégory Christ et Izzet Akgül. Et il a trouvé les mots justes et la patience nécessaire pour refaire de Nasredine Kraouche un vrai joueur de foot. Mathijssen se sent bien à Charleroi, au point qu'il a directement balayé d'un revers de la main une offre venue des Pays-Bas. Ira-t-il plus loin que son contrat venant à échéance en juin 2006 ? La montée de sa cote et la distance le séparant de son Limbourg pourraient jouer en défaveur de Charleroi. spectateurs (TRèS BON)11.000 spectateurs de moyenne dont 5.650 abonnés (record dans l'histoire du club) : c'est 2.000 de plus que la saison précédente . encadrement (TRèS BON)Après des années marquées par les conflits internes, on a retrouvé une vraie unité de pensée entre direction, staff sportif, noyau de joueurs et autorités politiques locales. spectacle (BON) L'équipe avait commencé le championnat à visière découverte, avant de revenir à une plus grande prudence à cause de quelques résultats décevants, puis elle s'est remise à jouer plus haut. Le jeu des Zèbres se caractérise surtout par une excellente organisation. finances (BON) Pour la première fois depuis longtemps, Charleroi a équilibré son budget (recettes et dépenses comprises entre 4,3 et 4,5 millions). Les dépenses ont dépassé les prévisions à cause de primes de victoire non espérées ! adaptation (TRèS BONS) Presque tous les transferts ont été des réussites sur toute la ligne : Izzet Akgül, Toni Brogno, Thierry Siquet, Orlando, Nasredine Kraouche, Grégory Christ. Seuls Ousmane Bangoura et Steeve Théophile ne se sont pas véritablement imposés.