C'était sans doute le match le plus long de l'histoire: commencé le 14 septembre, il s'est achevé le 8 octobre. Ce n'est évidemment pas la première fois qu'un match ne peut aller à son terme en raison d'une panne d'électricité. Mais le règlement du championnat d'Espagne est particulier: il spécifie qu'on doit reprendre le match là où il avait été arrêté, avec le score tel qu'il était à l'époque. Le 14 septem...

C'était sans doute le match le plus long de l'histoire: commencé le 14 septembre, il s'est achevé le 8 octobre. Ce n'est évidemment pas la première fois qu'un match ne peut aller à son terme en raison d'une panne d'électricité. Mais le règlement du championnat d'Espagne est particulier: il spécifie qu'on doit reprendre le match là où il avait été arrêté, avec le score tel qu'il était à l'époque. Le 14 septembre, le Betis Séville menait 1-0 contre le Real Madrid lorsque les projecteurs du stade Ruiz de Lopera se sont éteints. La panne n'a pas pu être réparée parce que, prétendent certains, le technicien de service avait cédé sa place au stade à son fils. On avait joué 44 minutes et l'arbitre avait décrété deux minutes de temps additionnel. Mardi passé, 8 octobre, on a donc repris le match par une balle à terre à l'endroit exact (c'est-à-dire près du point de corner) où le ballon se trouvait lorsque la rencontre a été interrompue. On a joué les trois minutes restantes de la première mi-temps, puis on a changé de camp (sans toutefois respecter le quart d'heure de repos prévu pour la mi-temps) et on a joué la deuxième mi-temps.En principe, on aurait dû poursuivre le match avec les mêmes joueurs que le 14 septembre. Mais, entre-temps, certains s'étaient blessés. C'était donc impossible. On a donc décrété que tous les joueurs qualifiés le 14 septembre pouvaient être alignés. Ronaldo, qui était qualifié mais blessé à l'époque, a donc joué mardi passé. Il a d'ailleurs failli inscrire, dans le temps additionnel de la première mi-temps, son troisième but pour le Real. En principe aussi, on aurait dû poursuivre le match avec le même arbitre. Mais l'arbitre du 14 septembre, FernandezMarin, souffrait d'un lumbago et c'est IturaldeGonzalez qui a été convoqué pour le 8 octobre. Finalement, en début de deuxième mi-temps, Raul a égalisé pour le Real. On en est resté à 1-1. Le Betis Séville, qui avait déjà battu La Corogne 2-4 à Riazor et Barcelone 3-0 à Huelva, n'est pas parvenu à venir à bout du troisième "grand" de la Liga. (D.Devos)