A bientôt 37 ans, le défenseur du Sporting de Charleroi peut fêtera son 400e match samedi contre le Lierse. Une belle victoire pour un joueur qui pensait en avoir terminé avec sa carrière professionnelle en début de saison mais que Charleroi a rappelé alors qu'il avait déjà entamé sa reconversion. Fragments dune carrière qui a débuté en 1986 au Standard, alors qu'il n'avait que 17 ans.
...

A bientôt 37 ans, le défenseur du Sporting de Charleroi peut fêtera son 400e match samedi contre le Lierse. Une belle victoire pour un joueur qui pensait en avoir terminé avec sa carrière professionnelle en début de saison mais que Charleroi a rappelé alors qu'il avait déjà entamé sa reconversion. Fragments dune carrière qui a débuté en 1986 au Standard, alors qu'il n'avait que 17 ans. Meilleur souvenir : " Mon premier match. C'était directement en Coupe d'Europe, contre Rijeka. Je n'avais pas encore 18 ans et j'avais la chance de débuter une rencontre européenne. Le lundi, on m'a convoqué à l'entraînement et le mercredi je jouais à la place de Zoran Jelikic. Je me souviens également d'une demi-finale de Coupe de Belgique contre le FC Liégeois en match aller-retour. On s'était incliné à domicile 0-1 mais on avait réussi à s'imposer 1-2 en déplacement devant 35.000 personnes. Cela nous qualifiait pour la finale ". Meilleur entraîneur : " Je pourrais citer Michel Pavic qui m'a lancé dans le bain. L'entraîneur qui vous lance reste toujours un peu spécial. Mais le plus charismatique restera George Kessler. Par son aura, sa stature et sa façon d'être, il impressionnait beaucoup. Il était dur avec les jeunes. C'était un petit peu sa marque de fabrique même s'il ne fut plus tout à fait le même à sa fin de règne ". Plus grand regret : " J'ai raté une finale de Coupe alors que j'avais disputé les deux demi-finales. Je n'avais que 19 ans mais quand on a fait tout le parcours, on s'attend à être aligné en finale. D'autant plus que c'était contre Anderlecht. Sinon, mon parcours de Standardman a été fortement freiné par des blessures. Après six mois dans le noyau, je me suis déchiré les ligaments du genou. Puis ce furent les ligaments de la cheville. Au total, j'ai passé neuf mois sur la touche. Cependant, j'ai joué 69 matches avec les Rouches. Cela aurait pu être mieux mais le club commençait seulement à se relever de l'affaire de corruption. Finalement je suis parti. Je sentais le vent tourner car André Cruz, Stéphane Demol et Patrick Vervoort arrivaient. Mais ma décision ne m'a trop mal réussi ( il rit) ". Plus grand talent côtoyé : " Je pourrais citer Gilbert Bodart, Guy Vandersmissen ou Guy Hellers mais si je ne devais en retenir qu'un, je prendrais André Cruz. Je ne suis resté que six mois en sa compagnie mais intrinsèquement, c'était peut-être lui le plus fort. J'ai même connu Michel Renquin au début de ma carrière ". Meilleur souvenir : " Comme mon horizon me semblait bouché, j'ai demandé à Freddy Luyckx qui venait d'arrêter sa carrière, de me trouver un club. Et j'ai abouti au Cercle qui demeurait en D1 depuis 20 ans. Mon meilleur souvenir demeurera le dernier match de championnat de ma première saison que l'on disputait contre le voisin du Club. Ils venaient de fêter le titre et nous, on restait sur une bonne saison. Cela s'est terminé sur le score de 5-5 devant 28.000 personnes. On a également disputé une finale de Coupe en 1996 contre le Club mais on avait été battu. Cela nous donnait accès à la Coupe d'Europe mais une finale perdue ne s'avère jamais un bon souvenir ". Meilleur entraîneur : " J'ai côtoyé les deux opposés : Henk Houwaart et Georges Leekens. C'est le jour et la nuit mais ils ont réussi tous les deux de très bons résultats. Houwaert avait plus d'enthousiasme. Il parlait peu tactique. C'était û Jouez, amusez-vous, marquez le plus possible et tant pis, si on encaisse du moment qu'on en inscrit un de plus que l'adversaire. Leekens se basait plus sur la tactique, les phases arrêtées et l'engagement ". Plus grand regret : " Je suis resté six ans. J'aurais peut être dû partir deux ans plus tôt. Mais quand on est bien quelque part... On sait toujours ce qu'on a et on ne sait jamais ce qu'on va avoir. Et puis la relégation reste un pâle souvenir. Ce n'est jamais agréable. On avait connu beaucoup de malchance ". Plus grand talent côtoyé : " Josip Weber. Techniquement, ce n'était pas le plus doué mais il s'agissait d'un buteur hors pair. On ne fait plus d'attaquants de cette trempe en Belgique. Il savait marquer un but de n'importe quel endroit du terrain avec n'importe quelle partie du corps (tête, genou, nez, pied...). Ceci dit, j'ai évolué avec d'autres techniciens comme Dorinel Munteanu, Branko Karacic et Tibor Selymes ". Meilleur souvenir : " Je suis tombé dans une équipe très forte qui a disputé la Coupe d'Europe deux ans d'affilée. Je me souviens d'un match européen contre l'Etoile Rouge Belgrade. Nous avions gagné 3-2 à domicile et on a réussi à se qualifier en partageant l'enjeu 1-1 à Belgrade. On prend un but après dix minutes mais on continue à poser calmement notre jeu et on égalise en deuxième mi-temps devant 70.000 personnes. On avait voulu échanger nos vareuses mais nos adversaires n'avaient pas accepté. On avait été insulté et hué durant tout le match et on avait reçu des cailloux sur le car après notre qualification. C'était assez impressionnant ". Meilleur entraîneur : " Je n'ai connu qu'Herman Helleputte. Il s'agit d'une personne très calme qui laissait beaucoup d'initiatives aux gens. On était assez grand pour savoir ce qu'on pouvait faire ou pas. Le noyau regorgeait de joueurs expérimentés. J'avais 28 ans et je faisais partie des plus jeunes. Helleputte nous laissait nous responsabiliser ". Plus grand regret : " On n'a pas réussi à refaire une deuxième saison aussi pleine que la première. Notamment en Coupe où on avait été éliminé en demi-finales face à Genk sans avoir perdu (1-1, 0-0). Cependant, je me suis bien amusé durant deux ans. Je suis parti car la nostalgie de la Wallonie commençait à se faire sentir. J'habitais toujours Bruges et je faisais tous les jours les trajets. La première saison, ça allait encore car je les effectuais avec Laurent Dauwe mais la deuxième année, je dus me farcir 250 km seul ". Plus grand talent côtoyé : " Marc Schaessens qui était un battant sur le terrain. On disposait également d'une arme redoutable : Tomasz Radzinski qui, grâce à sa vitesse, a fait une carrière exceptionnelle ". Meilleur souvenir : " On peut en retenir deux. Il y a la victoire en Coupe en 2003. Il devenait temps pour moi de la gagner après deux finales perdues avec le Standard et le Cercle. On avait éliminé Genk et le Standard et on a battu St-Trond facilement au stade Roi Baudouin. Pourtant nous ne partions pas favoris. Mais émotionnellement, la montée en D1 fut plus forte. Pendant un an, il a régné un climat de folie. Tout le monde s'entendait comme larrons en foire. On fêtait chaque victoire mais dès que l'on montait sur le terrain, on se transcendait. En D1, même si le groupe n'avait pas fortement évolué, l'ambiance n'était plus la même ". Meilleur entraîneur : " Marc Grosjean me voulait absolument et je n'ai jamais eu de problèmes avec lui. Puis est arrivé Daniel Leclercq qui a connu cinq bons mois au club. Il nous a redonné l'envie mais les cinq mois suivants, il y a eu des problèmes de compréhension entre de nombreux joueurs et lui. Celui qui m'a marqué le plus à La Louvière, c'est sans conteste Ariel Jacobs. Il s'agit de l'entraîneur dont je me sentais le plus proche. Et encore maintenant. Je sais que je peux l'appeler à n'importe quel moment pour un conseil footballistique ou autre. Il y avait quelque chose entre nous qu'on ne peut pas expliquer ". Plus grand regret : " J'ai été déçu de la manière dont on s'est débarrassé de moi. Je suis sorti par la petite porte après cinq ans de bons et loyaux services. Je suis en train de prouver que je pouvais être encore utile à ce club ". Plus grand talent côtoyé : " Il s'agissait avant tout d'un groupe de camarades. Comme ici à Charleroi.... " Meilleur souvenir : " J'espère qu'il va encore arriver. Il nous reste quelques matches pour créer la surprise et pourquoi pas décrocher une qualification européenne ou un ticket en Intertoto. Mais sinon, je suis déjà content de faire encore partie d'un groupe pro. Quand on arrive en fin de contrat à 35 ans, on pense que l'on ne trouvera plus de clubs en D1. Je m'étais déjà organisé pour une autre vie. J'avais passé des tests d'embauche avec succès. Mais j'ai saisi l'opportunité carolo. Tout ce qu'on m'offre cette année, c'est du bonus. Malgré ma blessure à l'£il, je peux me montrer satisfait. Je sais que je ne suis plus le premier choix mais j'ai démontré que je pouvais encore dépanner ". Meilleur entraîneur : " Je ne veux pas passer pour un hypocrite mais si je devais placer Jacky Mathijssen dans un classement de mes entraîneurs, il se situerait assez haut. Voire même dans le top-4. Son approche envers les joueurs est très psychologue. Il ne met pas trop de pression sur ses hommes et il sait adapter son discours en fonction de chaque personne ". Plus grand talent côtoyé : " Si je ne cite pas certains de mes coéquipiers, je vais me faire chambrer toute la semaine. De toute façon, il faut de tout pour former une équipe. S'il y avait 11 Thierry Siquet, cela ne donnerait rien. Mais avec 11 Gregory Christ, cela ne fonctionnerait pas plus ". Meilleur match : " Sur les 400 matches de championnat, il y en a 397 bons ( il rit). C'est difficile à dire car je réfléchis d'abord en termes d'équipe. Si on ne gagne pas, cela ne sera pas un bon match pour moi. Et puis, mon meilleur, ce sera celui qui va me permettre d'arriver à un bon petit chiffre. Quand on parvient à 398 rencontres en D1, on se dit que l'on va tenter d'aboutir à 400. Je crois que je ne saurai pas fêter ma 500e ( il rit). Mais honnêtement, si je n'avais pas été autant blessé et si je n'avais pas joué une saison en D2, je serais très proche des 500 rencontres ". Attaquant le plus difficile à maîtriser : " Hans Christiaens, l'ancien buteur de Waregem et du Club Bruges. Chaque fois que je me retrouvais face à lui, c'était un calvaire. Il m'a toujours fait tourner en bourrique. On peut citer aussi Luc Nilis. Quand Anderlecht marchait et que Nilis se trouvait dans un bon jour, cela devenait un peu compliqué ". Attaquant le plus roublard : " Il y a beaucoup d'emmerdeurs sur le terrain. Nenad Jestrovic aime venir titiller le défenseur. Il pousse, tombe facilement et n'hésite pas à rentrer dans le lard et à discutailler ". Attaquant fétiche : " Je ne peux pas dire que je l'ai mis dans ma poche mais j'aimais bien me mesurer à Jan Koller. Chaque année, il progressait et il était toujours très correct. On allait à fond dans les duels. Je crois n'avoir jamais été surpassé par son gabarit ". Pire expulsion : " Il y a un moment où j'ai récolté trois cartons rouges en cinq semaines. C'était fort sévère ". Pire blessure : " J'ai été blessé un peu partout mais la dernière blessure à l'£il aurait pu être la plus dangereuse. Heureusement, je m'en suis bien sorti. C'est du passé même si j'éprouve encore quelques problèmes de vue trouble ". Meilleur vestiaire : " La Louvière, l'année du titre. On faisait la fête jusqu'aux petites heures du matin. Si le public avait eu connaissance de cela, il n'aurait pas compris nos résultats ". Pire regret : " Ne pas avoir connu une sélection nationale à quelque échelon que ce soit. J'ai été retenu pour un stage chez les Diables Rouges sous Georges Leekens en 1997. J'ai encore mon sac et ma tenue dans le grenier ". Stéphane Vande Velde" A la Louvière, l'année du titre en D2, on faisait la fête jusqu'aux PETITES HEURES DU MATIN " " J'ai été retenu en équipe nationale pour un stage. J'ai encore MON SAC ET MA TENUE DANS LE GRENIER "