Enzo Scifo a donné une grande conférence de presse jeudi dernier pour annoncer qu'il était prêt à attaquer Abbas Bayat en justice si ce dernier ne lui réglait pas ce qu'il lui devait. Une histoire de parts du club carolo, et de salaires impayés, bref une histoire volcanique. Scifo a conclu en affirmant que c'était la dernière fois qu'il parlerait de Charleroi devant la presse et qu'il considérait ce chapitre de sa carrière clos. Il espérait aussi que cette affaire se règle à l'amiable, comme tous ceux qui ont eu affaire à la justice une fois dans leur vie et qui savent bien qu'il vaut mieux un mauvais arrangement qu'un bon procès.
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Enzo Scifo a donné une grande conférence de presse jeudi dernier pour annoncer qu'il était prêt à attaquer Abbas Bayat en justice si ce dernier ne lui réglait pas ce qu'il lui devait. Une histoire de parts du club carolo, et de salaires impayés, bref une histoire volcanique. Scifo a conclu en affirmant que c'était la dernière fois qu'il parlerait de Charleroi devant la presse et qu'il considérait ce chapitre de sa carrière clos. Il espérait aussi que cette affaire se règle à l'amiable, comme tous ceux qui ont eu affaire à la justice une fois dans leur vie et qui savent bien qu'il vaut mieux un mauvais arrangement qu'un bon procès. Enzo fit grand tapage pour cette question financière mais aussi pour la manière dont Dante Brogno l'a traité dans notre magazine et le fait que ses efforts d'entraîneur carolo ne furent pas appréciés à leur juste valeur. Et puis, pas étonnant, les rumeurs sur la situation financière du club le préoccupent fort. A ce sujet, Abbas Bayat est très clair: malgré des bruits alarmistes dans les coulisses du club, il nous confirmait en début de semaine qu'il continuerait sa conduite des affaires carolorégiennes et réitéra ses propos juste avant le week-end, peu après la conférence de presse d'Enzo et la vente de Chaudfontaine Monopole à Coca Cola Belgique."Monopole n'est qu'une part des actifs du groupe", a souligné Bayat. "Nous conservons d'autres sociétés et Charleroi n'en souffrira pas". On ne demande pas mieux que de le croire mais Bayat est fort sous pression! Et Scifo est très tracassé.Pas facile d'être des personnages publics, évidemment, surtout quand on prend les choses autant à coeur que l'ex-joueur. On espère pour lui qu'il retrouve toute sa sérénité et se (re)concentre dans les meilleures conditions pour évaluer la suite de sa carrière technique. Car il est certain que, moyennant certains serrages, Scifo pourrait envisager une longue carrière d'entraîneur. Tout en aidant Charleroi à survivre sur le terrain pour ses débuts de coach, il a montré qu'il avait une belle marge de progression dans ce secteur. Quant à Bayat, on compte sur lui pour continuer à soutenir à bout de bras le Sporting mais il doit se dire, souvent, qu'il n'avait pas prévu un tel travail de titan.Une autre affaire du football belge tourne autour du nombre 400.000 et nous l'annonçons en primeur. Comme nous l'avions déjà souligné à l'époque, l'Union Belge a apparemment payé bien trop cher un match amical contre le Costa Rica avant la Coupe du Monde au Japon. Robert Waseige avait demandé un adversaire de ce type pour préparer ses Diables et l'Union Belge a payé 400.000 dollars à un intermédiaire pour un match contre ll'équipe d'Amérique Centrale. 400.000 dollars! Des journalistes costaricains qui avaient lu Sport/Foot Magazine se sont récemment étonnés de la somme, alors que le président de leur fédération n'avait fait état que d'un montant à peine inférieur à 100.000 dollars payé par l'Union Belge! 300.000 dollars comme commission pour l'intermédiaire c'est très cher payé. Mise au courant par nos soins, l'Union Belge a décidé d'en saisir la FIFA. Mais le président Jan Peeters et le secrétaire général Jean-Paul Houben ont bel et bien signé un contrat avec l'agent (reconnu FIFA) Guillermo Toffoni pour lequel travaille Sidi Airouss (également agent FIFA et actif en Belgique...et donc proposé par notre fédération auprès de la FIFA!). Les chances que l'Union Belge soit entendue dans cette affaire par la fédération mondialesont faibles et on doit se demander une nouvelle fois quel est le degré de clairvoyance des dirigeants de notre fédération. Payer un match aussi cher ne relève pas du domaine de la naïveté mais de la négligence la plus crasse. Ce serait trop facile de dire, après coup, que les agents FIFA sont des voleurs sans se renseigner sur les coûts réels. Et c'est cette fédération-là qui est en train de donner des conseils de gestion à nos clubs et d'appliquer le système des Licences Pro! "Quel est le degré de clairvoyance des dirigeants de notre fédération?"