C'est fou. Foot Mag fête ses 40 ans en quarantaine. C'est pas beau ça ? Avoir le luxe du temps. De pouvoir revenir sur le passé sans subir le tourbillon du présent. Se poser un peu et espérer que le monde ne sera jamais plus comme avant. Gavé que nous sommes depuis trop d'années par du foot, encore du foot. Ce stop va nous permettre de réfléchir. Calmement. Cette bonne purge ne va-t-elle pas faire beaucoup de bien ? L'argent va manquer à certains clubs ? Le manque, puisse-t-il leur redonner les bonnes priorités. La pérennité du club avant tout.

Nous sommes certes confinés mais pas question de mettre des gants. 40 ans que des doigts touchent des touches, que des mots touchent du papier et y impriment des idées, des avis, des vérités, des mensonges, des conneries, en espérant toucher des gens. 40 ans et si on remonte le temps, on a l'impression de remonter en descente. Que le monde change, mais pas les moeurs ni les coutumes. Elles s'expriment différemment, mais les prémices du supplice étaient là. En 1980, le monde se remet à peine d'une Coupe du monde jouée deux ans plus tôt dans une dictature. Avec les dictateurs qui gagnent à la fin. Enfin, ce sont les joueurs, mais bien aidés par les tortionnaires qui ont convaincus les Péruviens d'en prendre six...

Ce stop va nous permettre de réfléchir. Calmement.

Deux ans plus tard, l'histoire géopolitique repasse les plats et annonce, déjà, les dominants du foot actuel. Au Mondial en Espagne, un cheikh koweïtien monte sur la pelouse après un but encaissé par son équipe. La France vient de faire 4-1, mais les joueurs koweïtiens ont entendu un coup de sifflet et se sont arrêtés de jouer. Le pitoyable du ridicule est atteint quand l'arbitre... russe annule le but après une longue discussion avec le cheikh. Pendant ce temps, la police espagnole, très compréhensive avec l'homme voilé, est sur la pelouse pour empêcher l'homme volé, Michel Hidalgo, l'entraîneur adverse, d'y pénétrer. Les priorités sont dévoilées. Le foot sent déjà fort le pétrole et ses dollars. Ça vous fait penser à rien ? Le ridicule d'une Coupe du monde sous " airco " ? Le foot et son air con d'impuissance face à la gangrène de l'argent. L'année 80, c'est aussi l'affaire Standard-Waterschei. Corruption... déjà. C'est aussi Anderlecht qui achète un arbitre en demi-finale de Coupe d'Europe. L'affaire sera révélée en 1997. Moche. Mais plus moche encore, elle révélera aussi que l'UEFA savait depuis cinq ans.

Le foot sent déjà fort la merde et ses combines. Les années 90 verront l'arrivée d'un doux parfum qui va changer la vie des footballeurs. L'affaire Bosman. Un bon p'tit joueur qui va trouver des hommes de loi niveau " Ligue des Champions ". Et hop, le pouvoir change de camp. Pour un temps, pour un temps seulement. En fait, le constat est clair. La vie est un éternel recommencement. La poussière de nos 40 ans est faite de graines, de germes de vie. Pour le meilleur et pour le pire. Et ça ne s'arrêtera jamais. Et Foot Mag sera toujours là pour en parler. Avec, très souvent, beaucoup plus de courage et de liberté que la majorité. Le Footbelgate l'a encore démontré.

Moi, je suis arrivé il y a dix ans. Et jamais, personne ne m'a censuré. Tout ce qu'on a retiré de mes papiers, ce sont les... fautes d'orthographe. Encore merci. Une fois ou deux, on m'a demandé si j'étais sûr de pouvoir assumer. J'ai répondu oui. C'est paru. Je pense à beaucoup de mes collègues qui n'ont pas cette chance. Je pense que je suis un veinard. En plus, moi, la quarantaine, ça m'arrange. Ça me rajeunit de dix ans. Faut que j'en profite. Et tout faire pour que le monde ne soit plus jamais le même.

C'est fou. Foot Mag fête ses 40 ans en quarantaine. C'est pas beau ça ? Avoir le luxe du temps. De pouvoir revenir sur le passé sans subir le tourbillon du présent. Se poser un peu et espérer que le monde ne sera jamais plus comme avant. Gavé que nous sommes depuis trop d'années par du foot, encore du foot. Ce stop va nous permettre de réfléchir. Calmement. Cette bonne purge ne va-t-elle pas faire beaucoup de bien ? L'argent va manquer à certains clubs ? Le manque, puisse-t-il leur redonner les bonnes priorités. La pérennité du club avant tout. Nous sommes certes confinés mais pas question de mettre des gants. 40 ans que des doigts touchent des touches, que des mots touchent du papier et y impriment des idées, des avis, des vérités, des mensonges, des conneries, en espérant toucher des gens. 40 ans et si on remonte le temps, on a l'impression de remonter en descente. Que le monde change, mais pas les moeurs ni les coutumes. Elles s'expriment différemment, mais les prémices du supplice étaient là. En 1980, le monde se remet à peine d'une Coupe du monde jouée deux ans plus tôt dans une dictature. Avec les dictateurs qui gagnent à la fin. Enfin, ce sont les joueurs, mais bien aidés par les tortionnaires qui ont convaincus les Péruviens d'en prendre six... Deux ans plus tard, l'histoire géopolitique repasse les plats et annonce, déjà, les dominants du foot actuel. Au Mondial en Espagne, un cheikh koweïtien monte sur la pelouse après un but encaissé par son équipe. La France vient de faire 4-1, mais les joueurs koweïtiens ont entendu un coup de sifflet et se sont arrêtés de jouer. Le pitoyable du ridicule est atteint quand l'arbitre... russe annule le but après une longue discussion avec le cheikh. Pendant ce temps, la police espagnole, très compréhensive avec l'homme voilé, est sur la pelouse pour empêcher l'homme volé, Michel Hidalgo, l'entraîneur adverse, d'y pénétrer. Les priorités sont dévoilées. Le foot sent déjà fort le pétrole et ses dollars. Ça vous fait penser à rien ? Le ridicule d'une Coupe du monde sous " airco " ? Le foot et son air con d'impuissance face à la gangrène de l'argent. L'année 80, c'est aussi l'affaire Standard-Waterschei. Corruption... déjà. C'est aussi Anderlecht qui achète un arbitre en demi-finale de Coupe d'Europe. L'affaire sera révélée en 1997. Moche. Mais plus moche encore, elle révélera aussi que l'UEFA savait depuis cinq ans. Le foot sent déjà fort la merde et ses combines. Les années 90 verront l'arrivée d'un doux parfum qui va changer la vie des footballeurs. L'affaire Bosman. Un bon p'tit joueur qui va trouver des hommes de loi niveau " Ligue des Champions ". Et hop, le pouvoir change de camp. Pour un temps, pour un temps seulement. En fait, le constat est clair. La vie est un éternel recommencement. La poussière de nos 40 ans est faite de graines, de germes de vie. Pour le meilleur et pour le pire. Et ça ne s'arrêtera jamais. Et Foot Mag sera toujours là pour en parler. Avec, très souvent, beaucoup plus de courage et de liberté que la majorité. Le Footbelgate l'a encore démontré. Moi, je suis arrivé il y a dix ans. Et jamais, personne ne m'a censuré. Tout ce qu'on a retiré de mes papiers, ce sont les... fautes d'orthographe. Encore merci. Une fois ou deux, on m'a demandé si j'étais sûr de pouvoir assumer. J'ai répondu oui. C'est paru. Je pense à beaucoup de mes collègues qui n'ont pas cette chance. Je pense que je suis un veinard. En plus, moi, la quarantaine, ça m'arrange. Ça me rajeunit de dix ans. Faut que j'en profite. Et tout faire pour que le monde ne soit plus jamais le même.