Suite aux déclarations faites par Alain Hellin, trésorier du Standard, à la police fédérale (PV daté du 8 mars 2000) Jean Wauters aurait injecté 37.576.610 de francs belges dans la trésorerie du club liégeois. Il y a tout lieu de croire que les afflux financiers furent beaucoup plus importants. Bernard Goethals, substitut du Procureur du Roi de Nivelles (voir ses commentaires dans le texte principal), fait état de mouvements de fonds via des sociétés off shore, etc. Ces sociétés écrans établies dans des paradis fiscaux ont-elles récolté des sommes des différentes ASBL du Village Numéro 1 (principalement la CAPSA) pour les injecter au Standard (surtout durant la const...

Suite aux déclarations faites par Alain Hellin, trésorier du Standard, à la police fédérale (PV daté du 8 mars 2000) Jean Wauters aurait injecté 37.576.610 de francs belges dans la trésorerie du club liégeois. Il y a tout lieu de croire que les afflux financiers furent beaucoup plus importants. Bernard Goethals, substitut du Procureur du Roi de Nivelles (voir ses commentaires dans le texte principal), fait état de mouvements de fonds via des sociétés off shore, etc. Ces sociétés écrans établies dans des paradis fiscaux ont-elles récolté des sommes des différentes ASBL du Village Numéro 1 (principalement la CAPSA) pour les injecter au Standard (surtout durant la construction du stade ?) avant de les restituer à ceux qui se cachent derrière les off shore ? A Nivelles, le cadre judiciaire a enfin été élargi et cela peut expliquer l'accélération de l'enquête. Les choses devraient beaucoup évoluer dans les mois à venir. D'aucuns estiment que le Village Numéro 1 a perdu au moins 100 millions de francs belges (capitaux avancés, factures payées à la place du club, intérêts des montants ainsi mobilisés, personnel mis à la disposition du club, etc.) en soutenant le Standard. Les chiffres que nous révélons sont repris dans la comptabilité du Standard avec une imputation comptable (174002, 174003, 174004, 174005, 174006, 174007, 174008, 174009 selon les cas) qui signifie que ce sont des prêts remboursables. Nous respectons la chronologie du document (même si les dates se chevauchent), le libellé en francs belges et les mots utilisés. Dans le cas des versements, le bénéficiaire est bien entendu le Standard. -6-03-1985 : (*) versement de 5.000.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -15-05-1985 : (*) versement de 5.000.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -5-06-1985 : (*) versement de 5.000.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -18-09-1985 : (*) versement de 10.000.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -3-12-1985 : (*) versement de 8.756.610 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -10-12-1986 : le Standard rembourse 890.464 FB à M. Wauters. -10-12-1986 : le Standard rembourse 2.859.536 FB à M. Wauters. -23-12-1985 : (*) versement de 1.000.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -27-11-1986 : le Standard rembourse 1.000.000 FB à M. Wauters. -27-12-1985 : (*) versement de 500.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -27-11-1986 : le Standard rembourse 500.000 FB à M. Wauters. -17-01-1986 : (**) versement de 2.500.000 FB de M. Wauters, pas de preuve de remboursement. -25-11-1986 : le Standard rembourse 2.500.000 FB à M. Wauters. (*) : l'origine de ces fonds est inconnue mais, via des chemins divers, ils arrivent probablement de la CAPSA, une des ASBL du Village N°1. L'enquête en cours devrait le prouver. A l'époque, les ASBL ne subissaient pas de contrôle et Jean Wauters était le seul patron. (**) : un document souligne que ce montant est sorti d'une ASBL du Village Numéro 1 (Maisons familiales). Le reçu de ce versement a été établi par le Standard au nom de... Jean Wauters remboursé par le chèque 3126 le 25-11-1986. Jean Wauters n'a pas restitué cette créance au Village N°1. Jean Wauters a au moins avancé 37.576.610 FB. Le Standard a remboursé 7.750.000 francs. Le solde, soit 29.826.610 francs, a été transformé en date du 25/01/1998, à concurrence de 25.000.000 francs en 2.500 actions de 10.000 francs de la SA Standard de Liège. Ces actions sont restées dans la poche de Jean Wauters (pas de retour vers le Village N°1), selon le Village N°1, avant que Robert Louis-Dreyfus n'achète le club en 1998.