En Belgique, le rêve de tous les coaches est de devenir managers à l'anglaise : le club leur donne un budget pour effectuer les transferts et entraîner l'équipe. On en est encore loin, sauf qu'à Anderlecht et au Standard, Ariel Jacobs et Dominique D'Onofrio ont à la fois un profil de coach et de dirigeant. Pour des motifs différents, ils ne contestent pas les choix des joueurs de leurs noyaux. Et ils sont très appréciés pour ça. Surtout pour ça ? Paradoxe : Frankie Vercauteren dit depuis des semaines qu'il veut des joueurs en plus, mais il est premier avec 7 points d'avance ! A l'inverse, à Charleroi, on a un directeur qui a effectué des années de travaux pratiques dans son club et qui fête l'obtention de son diplôme d'agent de joueurs. Une dualité qui vaut de l'or, mais pour qui ? Les Zèbres sont...

En Belgique, le rêve de tous les coaches est de devenir managers à l'anglaise : le club leur donne un budget pour effectuer les transferts et entraîner l'équipe. On en est encore loin, sauf qu'à Anderlecht et au Standard, Ariel Jacobs et Dominique D'Onofrio ont à la fois un profil de coach et de dirigeant. Pour des motifs différents, ils ne contestent pas les choix des joueurs de leurs noyaux. Et ils sont très appréciés pour ça. Surtout pour ça ? Paradoxe : Frankie Vercauteren dit depuis des semaines qu'il veut des joueurs en plus, mais il est premier avec 7 points d'avance ! A l'inverse, à Charleroi, on a un directeur qui a effectué des années de travaux pratiques dans son club et qui fête l'obtention de son diplôme d'agent de joueurs. Une dualité qui vaut de l'or, mais pour qui ? Les Zèbres sont plus proches de la culbute que jamais. Cela dit, le rêve des coaches belges devrait être de retrouver les secrets de l'art de défendre. Des Diables Rouges au Standard à Genk en passant par Anderlecht en coupes d'Europe, on prend des raclées. Georges Leekens a dit que ses Diables avaient fait presque aussi bien contre l'Autriche que ceux de Robert Waseige il y a une dizaine d'années aux Pays-Bas. Aussi bien ou aussi mal ? Le 4-4 de mardi au Heysel n'a rien à voir avec le 5-5 de 1999. Contre l'Autriche, ça comptait. Le match de Waseige, c'était amical. Et contre une équipe des Pays-Bas qui était bien plus forte que celle d'Autriche. On marque des buts, tant mieux, mais derrière c'est constamment journée portes ouvertes. Loin de la tradition défensive belge des Raymond Goethals et Guy Thys, quand les Belges savaient fermer la porte. Paul Van Himst et Waseige ont pu équilibrer leurs équipes à ce niveau. Et Leekens lors de son premier mandat aussi. Alors, pourquoi ça ne va plus en défense ? D'abord, nos défenseurs internationaux jouent tous dans des pays où on joue offensivement : l'Angleterre, l'Allemagne et la Hollande. Philippe Albert, le Prince de Newcastle, était déjà plus fort offensivement que défensivement... Mais actuellement, c'est pire : on défend en reculant, ce qui est mortel. En plus : on joue avec des arrières centraux aux postes de backs, ce qui amplifie le problème. En perte de balle, ces gars-là ne sont pas assez agressifs et ne vont pas tackler. Sport/Foot Magazine a 30 ans et ce numéro Spécial est aussi l'occasion de lancer notre nouvelle formule, inspirée par une recherche permanente de lisibilité et d'émotions provoquées par une qualité photographique unique. Un numéro qui tombe à pic alors que le CIM (Centre d'Informations sur les Médias) a établi il y a un mois que Sport/Foot Magazine touche chaque semaine près de 600.000 lecteurs en Belgique. C'est un chiffre record qui trouve sa source dans un travail journalistique à la fois créatif, à cheval sur l'indépendance et respectueux des principes de déontologie. Trois piliers intangibles de notre succès et de votre confiance à notre égard. Au centre de ce numéro, dans un supplément de 16 pages, nous rendons hommage aux 30 qui ont changé le sport belge avec les top 30 des meilleurs footballeurs, des plus grands champions et des moments phares de notre histoire sportive. Nous avons choisi cette date anniversaire pour changer de mise en page et modifier le rythme de Sport/Foot Magazine. Les articles d'opinions sont désormais placés tout devant, après le sommaire. Ils sont immédiatement suivis de Témoin n°1, la longue interview exclusive et approfondie d'un acteur prestigieux de la scène belge ou internationale. Cette fois, c'est Didier Deschamps, rencontré à Marseille par Thomas Bricmont. Suit une alternance d'analyses, rencontres, enquêtes et décryptages qui ont toujours fait la réputation de notre magazine qui s'appuie toujours sur des rubriques uniques dans la presse sportive belge, garantissant l'expertise de chroniqueurs reconnus et une approche toujours originale et percutante. Sport/Foot Magazine passe aussi une vitesse supérieure dans son information multimédia et se referme désormais par un Document de plusieurs pages, faisant la part encore plus belle au visuel. Pour ce numéro, Daniel Devos a rencontré Lionel Messi à Barcelone ! Rien que ça... par john baete"Deux nouveautés de la nouvelle formule : Témoin N°1 et le Document. Avec Deschamps et Messi pour commencer."