L' équipe type 4-4-2 Gardien

Vedran Runje a entamé la saison discrètement avant de redevenir cet imposant dernier rempart de la défense rouche. Il est entré dans la légende des grands portiers du club en améliorant un record : 724 minutes de jeu en championnat sans rien encaisser.
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Vedran Runje a entamé la saison discrètement avant de redevenir cet imposant dernier rempart de la défense rouche. Il est entré dans la légende des grands portiers du club en améliorant un record : 724 minutes de jeu en championnat sans rien encaisser. La révélation de ce secteur n'est autre que Karel Geraerts. Une étoile a été le guide du berger : Sergio Conceiçao. Milan Rapaic a trouvé son rythme plus tard. Les penseurs étaient excentrés et la construction axiale fut un peu moins percutante. Avec 31 buts contre, la défense du Standard fut la deuxième de D1 la saison passée à égalité avec Bruges. Elle a fait mieux cette saison alors qu' IvicaDragutinovic était le seul survivant du bastion défensif de 2003-2004. Après un peu de rodage, elle fut très stable. Alors que Sambegou Bangoura ne faisait plus partie des priorités en été, il a su réagir et enfin devenir le cogneur du Standard. Sa détente aérienne a fait merveille aux côtés du jeune Momo Tchité puis, en fin de saison, du puissant Cédric Roussel. Passeur d'élite et buteur attentif, cet artiste a ajouté deux doigts de Porto au cocktail liégeois. Avant la trêve hivernale, cet apport était tel que tout le jeu des Rouches penchait trop sur la droite. Ce déséquilibre a été gommé lors du deuxième tour.Actif dans un rôle d'essuie-glace la saison passée, le Sud-Américain était revenu afin de continuer sur sa lancée. Hélas pour lui, Karel Geraerts et Matthieu Assou-Ekotto se sont installés dans ce secteur. Il s'est contenté de cirer le petit banc. 11e journée Le Standard n'est pas encore suffisamment au point afin de résister à une machine brugeoise dont tous les mécanismes sont bien huilés : 1-4. 13e journée L'ennemi héréditaire mauve courbe l'échine le long de la Meuse : 1-0. Les Liégeois commencent à trouver leurs marques sur le terrain. 30e journée Après avoir arraché le nul à Bruges (1-1), le Standard est battu de justesse à Anderlecht (3-2) au terme du meilleur match de la saison. Il se replie au classement mais sa qualité de jeu devient évidente. Le deuxième tour du Standard ne prouve-t-il pas que votre groupe aurait dû mener la vie plus dure à Bruges et Anderlecht ? L'équipe s'est progressivement mise en place. Il y a eu un déclic lors du stage d'hiver. Le moteur n'a plus cessé de monter en puissance. Le talent étant présent mais il a fallu se connaître, cultiver nos automatismes. Avec l'équipe du deuxième tour, nous n'aurions pas perdu à domicile face au FC Brussels. Charleroi ne serait pas reparti avec les trois points. La défaite contre Bilbao en Coupe de l'UEFA m'est restée sur l'estomac. Ce furent des épreuves mais nous avons su en tirer des leçons importantes. Le Standard du deuxième tour valait Bruges et Anderlecht. Sergio Conceiçao a assumé un rôle important : que vous a-t-il apporté, ainsi qu'au groupe ? Je n'imaginais pas que j'allais prendre part à autant de matches. Je me suis adapté à ce qui se mettait en place. Au départ, je me suis concentré sur les relais vers Sergio Conceiçao. Le Portugais a assumé un rôle essentiel. Il fait toujours bon usage des ballons qui lui sont transmis. Sergio dispose d'un registre technique fabuleux et est un patron. Tactiquement, j'étais quasiment en relation directe avec lui. Dans l'axe, Matthieu Assou-Ekotto nous a offert son calme. Il m'est arrivé d'être le seul pare-chocs défensif. J'occupais cette place en équipes de jeunes. Cela ne me dérange pas mais je préfère être plus offensif. Dominique D'Onofrio a étonné son monde en annonçant qu'il ne serait plus l'entraîneur du Standard la saison prochaine. Le match nul obtenu à Ostende oblige son club à disputer deux tests matches contre Genk pour une place en Coupe de l'UEFA. Après avoir reçu le trophée d'Entraîneur de l'Année, Trond Sollied a dit : " Il manque un nom parmi les nominés : Dominique D'Onofrio. Il a abattu du bon boulot. " Bel hommage. Ses joueurs disent aussi que son coaching, aux accents souvent offensifs n'a jamais été aussi pointu. Le Standard a généralement joué en 4-4-2 mais pouvait à chaque instant passer en 4-2-4, 4-1-3-2 ou en 4-3-3. Cette richesse tactique est à mettre à son actif. Dominique D'Onofrio cède le témoin avec le sentiment d'avoir terminé son travail. Spectateurs (BON)Avec près de 18.000 spectateurs de moyenne, le Standard continue à progresser. En Coupe d'Europe, la moyenne s'est élevée à 20.864 . encadrement (TRèS BON)Le groupe a été très soudé. Les anciens ont su secouer le cocotier quand leurs camarades étaient trop mous sur le terrain. Le mélange vieux-jeunes fut une réussite. spectacle (BON)Après les hésitations du début de saison, le Standard est passé à la vitesse supérieure. A partir de janvier, s'appuyant sur une défense très réaliste, les Liégeois ont aligné une série de 15 matches sans défaite et retrouvé les hautes sphères du classement général. FINANCES (BON)Les Liégeois tiennent absolument à leur rigueur budgétaire qui leur a progressivement permis d'équilibrer les comptes et de ne plus faire appel à la générosité de leurs actionnaires. Ils tournent avec un budget de 16 millions d'euros et entendent s'y tenir. intégration (TRèS BON) Le Standard a proposé une organisation rodée à des joueurs venus d'horizons divers. De façon moins visible, le staff a tout fait pour maintenir Jonathan Walasiak à flots alors que son moral était en berne.