Le début de saison de la Sampdoria n'a pas été emballant : sa première victoire probante remonte au 26 octobre contre Bologne (2-0). Jusqu'à cette 8e journée, l'équipe est apparue hors forme à l'image d' AntonioCassano qui, ce jour-là, a livré sa meilleure prestation de la saison. Toutefois, si l'avant de la Squadra a fait preuve de beaucoup de créativité, il n'a pas encore atteint son meilleur niveau. Mais depuis cette date, la Sampdoria semble régénérée et cela devrait faciliter la vie de Cassano, toujours plus enclin à distiller des passes qu'à tromper le gardien adverse.
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Le début de saison de la Sampdoria n'a pas été emballant : sa première victoire probante remonte au 26 octobre contre Bologne (2-0). Jusqu'à cette 8e journée, l'équipe est apparue hors forme à l'image d' AntonioCassano qui, ce jour-là, a livré sa meilleure prestation de la saison. Toutefois, si l'avant de la Squadra a fait preuve de beaucoup de créativité, il n'a pas encore atteint son meilleur niveau. Mais depuis cette date, la Sampdoria semble régénérée et cela devrait faciliter la vie de Cassano, toujours plus enclin à distiller des passes qu'à tromper le gardien adverse. Mais le retour de ClaudioBellucci (toujours face à Bologne) a sensiblement augmenté la capacité offensive d'une équipe qui avait très peu marqué (4 buts en 7 matches) surtout si l'on tient compte du jeu développé dans le rectangle adverse. Manifestement, le duo Cassano-Bellucci, qui avait été fondamental la saison dernière, n'a pas encore retrouvé son rendement optimal. Il paraît assez lointain le temps où ces deux attaquants de petite taille (1,75m pour le premier et 1,73m pour le second) se comprenaient d'un simple clin d'£il et surgissaient à tour de rôle dans les 16 mètres adverses. La Samp est en phase de croissance d'un point de vue athlétique mais c'est surtout son organisation qui est sa meilleure arme : le coach WalterMazzarri (47 ans) est parvenu à diminuer les carences dues à l'absence de l'homme-clé AngeloPalombo. Le médian international, qui a quitté le terrain à la 74e contre la Juventus le 27 septembre (5e journée), a été atteint au fémur de la jambe droite et n'a pas effectué son retour à la compé-tition comme prévu le week-end dernier. En déplacement, la bande à Mazzarri défend et repart très vite en contre : pas question dès lors de lui laisser des espaces. Les infiltrations de GennaroDelvecchio, DanieleFranceschini et Sammarco sont généralement placées à bon escient. Contrairement à ce que les chiffres peuvent le laisser supposer (11 goals encaissés en 7 matches), la défense est solide et le moment de flottement est probablement surmonté. Un dernier détail : jusqu'à présent, la Sampdoria s'est montrée plus à l'aise dans le stade de Marassi qu'à l'extérieur. Dans le Calcio surmédiatisé, la Sampdoria fait rarement la une : à l'image de son propriétaire que l'on voit très peu. Lorsque son club réintégra la D1, RiccardoGarrone assista quelques fois aux réunions de la Ligue Pro, il s'était même fait le porte-parole des présidents qui voulaient à tout prix le changement et présenta un plan visant à favoriser les projets de construction de stades. Ce dossier resta sans suite car Garrone s'est vite lassé des disputes avec l'actuel président AntonioMatarrese répercutées dans la presse. Côté ampleur et intensité, ces bagarres n'avaient rien de comparables avec celles des présidents de Palerme, Maurizio Zamparini, ou de la Fiorentina, Andrea Della Valle mais Garrone préfère se concentrer sur son club. Voici un peu plus d'un an, il a présenté un projet pour la construction d'un stade (exclusivement pour la Samp) près de l'aéroport de Gênes et, en principe, la Ville devrait donner une réponse définitive avant la fin de l'année. Sur le plan économique, la Sampdoria ne fait pas beaucoup de bruit non plus : la situation est saine. La philosophie du club se résume à vendre un bon joueur chaque saison (l'été dernier, ChristianMaggio a été cédé à Naples pour 9 millions) et de réinvestir ce montant dans le mercato sans devoir faire appel aux actionnaires. C'est ainsi que la direction a autofinancé ses achats de jeunes comme le médian DanieleDessena (4 millions en copropriété avec Parme) et l'attaquant uruguayen BrunoFornaroli (3 millions au Nacional Montevideo). En outre, le club n'a pas proposé des salaires extraordinaires à ces deux garçons de 21 ans. De ce point de vue, la direction ne déroge pas à sa politique d'équilibre budgétaire. Mais on dit le Génois radin... Cassano, qui perçoit 2,8 millions, est évidemment le joueur le mieux payé du noyau. Après cela, on descend au million d'euros et c'est précisément le montant que le capitaine Palombo a réclamé pour prolonger le contrat le liant au club jusqu'en 2010. La dernière fois que les amateurs belges de football ont suivi la Sampdoria de près remonte au 9 mai 1990. Ce soir-là, à Göteborg, l'équipe génoise battait le Sporting mauve en finale de la Coupe des Coupes grâce à deux buts inscrits par GianlucaVialli dans les prolongations. C'était la période d'or de la Samp qui, jusque-là, avait juste enlevé deux Coupes d'Italie et s'était inclinée en finale de la Coupe des Coupes face à Barcelone en 1989 (2-0). Mais la Sampdoria loupe sa saison européenne de confirmation 1990-1991 : elle est battue en Supercoupe par Milan avant de se faire sortir en quarts de la Coupe des Coupes par les modestes Polonais du Legia Varsovie. Sur le plan national, les choses sont nettement plus emballantes : troisièmes à la fin du premier tour, les Blucerchiati (les bleus cerclés) décrochent le 19 mai 1991 l'unique titre de leur histoire. 1992 : le club enlève la Supercoupe d'Italie (1-0 contre l'AS Rome) et atteint la finale de la Coupe des Champions où il s'incline à Wembley à la 113e minute face à Barcelone sur un coup franc botté par RonaldKoeman accordé pour une faute inexistante. Mais le lent déclin, quelque peu camouflé par un quatrième succès en Coupe d'Italie en 1994, avait commencé. Cette année-là, le président-mécène PaoloMantovani passe le témoin à son fils Enrico. C'est aussi le début d'une longue série de départs inévitables : Vialli s'en va en 1992, Pietro Vierchowod en 1995 et Roberto Mancini en 1997. Sur le banc, c'est la valse aussi : SvenGoranEriksson est remplacé en 1997-1998 par LuisCesarMenotti, remercié après quelques journées... Vujadin Boskov, qui avait mené l'équipe vers ses plus grands succès, a été rappelé mais le papa gâteau était complètement déconnecté. LucianoSpalletti, l'actuel coach de l'AS Rome à l'époque débutant, et le duo DavidPlatt- GiorgioVeneri, qui ne remporta pas une seule victoire en six matches, ne purent éviter la descente le 16 mai 1999. La Sampdoria n'en mène pas large en D2 quand, en 2001-2002, débarquent le nouveau président Garrone et son directeur général GiuseppeMarotta. Durant l'été 2002, le duo fait table rase du passé et engage 16 nouveaux joueurs qu'il confie à un spécialiste de la montée en D1, WalterNovellino. Deux mois ont suffi pour que l'équipe prouve qu'elle était prête à effectuer son retour parmi l'élite, mathématiquement acquis le 17 mai 2003. La saison suivante, la Sampdoria continue sur sa lancée et, huitième, loupe de peu la qualification pour la Coupe de l'UEFA. En 2004-2005, plus question d'annoncer que l'objectif reste le maintien et, neuf ans après leur dernière expérience, les Doriani fêtent leur retour sur la scène européenne. Mais la cuvée 2005-2006 ne sera pas un grand cru : 12e place en championnat et élimination sans gloire lors des poules en Coupe de l'UEFA. Le championnat 2006-2007, avec une 9e place et un ticket pour l'Intertoto, ne le sera pas plus. 2007-2008 sera l'année des grands changements et des grands retours. Après cinq ans, Monzon Novellino passe le témoin à Mazzarri. Ce coach, qui a débuté en 2001, ne possède pas une grande expérience mais, dans son curriculum vitae, ne figurent que des exploits obtenus en D4, D3, D2 (la montée avec Livourne en 2003-2004) et D1 où il est parvenu à maintenir à deux reprises la modeste Reggina surtout en 2006-2007 alors qu'elle avait entamé la saison avec 15 points de pénalisation. Et ce qui ne gâche rien, grâce à un jeu d'attaque et un dogme : la défense à trois. A ses débuts à Livourne, il opta pour le 3-4-3 avant de passer au 3-5-2, qu'il utilisa ensuite à Reggio de Calabre et aujourd'hui à la Sampdoria. S'il ne déroge jamais à son trio arrière, il lui arrive parfois de modifier son dispositif devant en alignant trois avants. Mais les feux d'artifice de l'été 2007 ont pour noms : Claudio Bellucci et Antonio Cassano, deux attaquants qui vont souvent faire la différence même si le second ne va retrouver sa meilleure forme qu'à partir du mois de décembre. Le directeur général Marotta avait en tout cas bien joué le coup : c'est lui qui est parvenu à avoir Cassano en prêt par le Real Madrid, qui payait en outre 75 % du salaire du joueur. Et l'été dernier, il a levé l'option en ne déboursant pas un seul euro : il a proposé au club espagnol de fixer à 20 millions le prix de vente de l'avant et si la Samp le vend dans les deux prochaines années, elle devra verser cinq millions au champion d'Espagne en titre. Ceci étant, si la Sampdoria a été considérée comme la révélation de la saison, elle le doit à Cassano, que RobertoDonadoni a sélectionné pour l'Euro 2008, mais aussi à l'éclosion de Maggio (cédé à Naples), des défenseurs HugoCampagnaro et DanieleGastaldello et du médian PaoloSammarco et à la confirmation de Bellucci et Palombo. par nicolas ribaudo